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L'Empereur n'a pas clos la paupière

26. — Nuit fort agitée. L'Empereur parle beaucoup . délire qui se prolonge jusqu'à minuit. Napoléon se trouve un peu mieux au point du jour, et s'endort. Il se réveille à huit heures.

Le grand maréchal méfait demander : j'y vais. C'est pour m'annoncer que l'Empereur l'a chargé de me dire qu'il ne m'a pas compris dans son testament; mais que son intention est de me laisser 200,000 fr.

L'Empereur est sur son lit de mort; il me témoigne beaucoup de bienveillance. « Que croyez-vous que je doive donner au médecin an- " glais, eu reconnaissante de* visites qu'il m'a faites avec vous? Je n'o- « serais assigner des bornes à la munificeuce de Votre Majesté. — Pensez- « vous que 500 louis soient assez ? — Oui, Sire, je le crois. — Eh bien ! «je lui laisse 12,000 francs; à vous, je vous en lègue 100,000.... » Je

le priai de ne (mis s'occuper de soins aussi tristes; il reprit : « Seriez- « vous bien aise d'entrer au service de Marie-Louise, de lui être attaché « en qualité de chirurgien, comme vous Tètes auprès de ma personne? « — Si je «levais perdre Votre Majesté, ce serait toute mon ambition. — « Klle est ma femmct#tu première princesse de l'Europe : c'est la seule « que vous puissiez désormais servir.— Je n'en servirai jamais d'autre.

• — Fort bien ; je vais écrire à l'impératrice. J'es|>ère que vous serez « content de ce que je ferai pour vous. »

Lu lièvre a duré pendant toute la journée. Napoléon a éprouvé une soit ardente, un froid glacial aux pieds.

Il prend sur le soir un |ieu d'aliments, et, quoique extrêmement faible, il écrit près de trois heures. Il arrête, cachète ses codicilles, et se remet au lit.

27. — La nuit a été fort agitée. L'Empereur n'a pu goûter un instant de repos. Il dort un peu vers le point du jour.

Le malade prend un peu de soupe.

Il essaye d'écrire; mais les forces sont éteintes, il ne peut tracer qu'une partie du huitième codicille de son testament. Il se promet d'achever le lendemain ; l'atonie est profonde, générale. La mort l'a déjà saisi, il va descendre au tombeau.

Napoléon prend quelque peu d'aliments et le garde.

Napoléon se détermine enliu à abandonner sa chambre mal aérée, petite et incommode pour s'établir dans le salon. Nous nous disposons à le transporter. « Non, dit-il, quand je serai mort; pour le moment il « su fût que vous me souteniez. »

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