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• hro massacrer l'un d'entre eux |m»iii* avoir volé durant leurs exéeu-
« lions. Ce terrible événement, continuait l'Empereur, était dans In force » des choses et dans l'esprit des hommes. Point de bouleversement po- « litiquc sans fureur populaire; point de danger pour le peuple dé- « chaîné sans désordre et sans victimes. Uls Prussiens entraient; avant « de courir à eux, on a voulu taire main basse sur leurs auxiliaires dans « Paris. Peut-être eet événement influa-t-il dans les temps sur le solul « de la France. Qui doute que dans les derniers temps, lorsque les •• étrangers approchaient, si on eût renouvelé de telles horreurs sur
leurs amis, ils eussent jamais dominé la France? Mais nous ne le « pouvions, nous étions devenus légitimes; la durée de l'autorité, nos « victoires, nos traités, le rétablissement de nos mœurs, avaient fait de ■ nous uu gouvernement régulier ; nous ne pouvions nous charger des
mêmes fureurs ni du même odieux que la multitude. Pour moi, je ne k pouvais ni ne voulais être un roi de la Jaqutrie.
< Hègle générale : jamais de révolution sociale sans terreur. Toute « révolution de cette nature n'est et ne peut être dans le principe « qu'une révolte. Le temps et les succès parviennent seuls à l'ennoblir, .•• à la rendre légitime; mais, encore une fois, on n'a pu y parvenir •• que parla terreur, dominent dire à tous ceux qui remplissent toutes
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< les administrations, possèdent toutes les charges, jouissent de toutes « les fortunes : Allez-vous-en! Il est clair qu'ils se défendraient; il faut « donc les frapper de terreur, les mettre en fuite, et c'est ce qu'ont fait •> la lanterne et les exécutions populaires. La terreur en France a commencé le i août, lorsqu'on a aboli la noblesse, les dîmes, les féoda- « lités, et qu'on a jeté tous ces débris au peuple. Il se les est partagés, « n'a plus voulu les perdre, et a tué. Alors seulement il a compris la
- révolution, et s'y est vraiment intéressé. Jusque-là il existait assez « de morale et de dépendance religieuse parmi eux, pour qu'un grand « nombre doutât que sans le roi et les dîmes la récolte put venir comme « de coutume.
« Toutefois, concluait l'Empereur, une révolution est un des plus ! <■ grands maux dont le ciel puisse affliger la terre. C'est le fléau de la » génération qui l'exécute; tous les avantages qu'elle procure ne sau- ! i •< raient égaler le trouble dont elle remplit la vie de leurs auteurs. Elle « enrichit les pauvres, qui ne sont point satisfaits; elle bouleverse tout; « dans les premiers moments, elle fait le malheur de tous, le bonheur
- de personne.
«. Le vrai bonheur social, il faut en convenir, est dans l'usage paisible, ■ dans l'harmonie des jouissances relatives de chacun. Dans les temps « réguliers et tranquilles, chacun a son bonheur : le cordonnier est « aussi heureux dans sa boutique que moi sur le trône ; le simple offi-
cier jouit autant que son général. Les révolutions les mieux fondées « détruisent tout à l'instant même, et ne remplacent que dans l'avenir. « La nôtre a semblé d'une fatalité irrésistible; c'est qu'elle a été une <• éruption morale aussi inévitable que les éruptions physiques, un vrai « volcan : quand les combinaisons chimiques qui produisent celui-ci « sont complètes, il éclate; les combinaisons morales qui produisent « une révolution étaient à point chez nous, elle a éclaté. «
Nous demandions à l'Empereur s'il croyait qu'il eût été possible d'arrêter la révolution à sa naissance. 11 le croyait sinon impossible, du moins bien difficile. Peut-être, disait-il, aurait-on pu conjurer l'orage, ou le détourner par quelque grand acte machiavélique, en frappant d'une main de grands individus, et en concédant de l'autre à la nation, en lui accordant franchement la réformation que demandait le temps, et dont une partie avait déjà été mentionnée dans la fameuse séance royale. « Et encore tout cela, remarquait l'Empereur, n'cùt-il été que « se saisir de la révolution et la diriger soi-même. » Il pensait que quelque autre combinaison de la sorte eût pu réussir peut-être encore