CHAPITRE V
ldi4. --' Biuchfir. — i8i5. — Ma noininaûen aa çouvernémenl
de Sainte-Hélène»
« Vous avez signé tous les bulletins anglais de la campagne de 18149 » me dit un jour Napoléon ^ et je lui répondis affirmativement, u Eh bien^ ils étaient faux, horriblement et scandaleusement faux; ils étaient de tout point dignes du général auprès duquel vous étiez ; oui , la rédaction des bulletins valait bien les savantes combinaisons militaires du feld-maréchal Blucher^ n Et eomme je lui répliquai que chacun avait sa manière de voir et d'expliquer les faits , et qu'au surplus je pensais que ce n'était pas aux Français à repro* cher à d'autres la rédaction emphatique etpeuvéridique des bulletins militaires, Napoléon haussa les épaules et ne répondit rien.
Effectivement, en i8i3 je fus enlUyé par mon gouvernement auprès du général filucber, avec le titre de commissaire de ma nation ; et c'était en cette qualité que j'avais signé tous les bulletins de la campagne de 18 r4*
A l'époque des cent jours, lorsque l'Europe en-
tière se mit de nouveau en armes contre l'illustre échappé deVile/ÂIËlbe, Je me trouvais en Italie; et au mois de juin , lorsque Tinsurrection royaliste éclata dans le midi de la France, ce fiit moi qui fus chargée de commander la division composée d'Ang[lais et de Siciliens qui , sur la detnande des habitants de Marseille, débarqua dans cette ville et se dirigea sur Toulon où était le général Brune. Il paraît que les Marseillais se trouvèrent cd&tâ^s et satisfaits ^^liiongfoUyetVieiki^t, car ils m'offrif^Ht une ë|iéè<ï'kôhniËûf \
Me voici arrivé àti tn^rtÉîëm décisif ié iWa >«tie ; è^es» #4*â qttfe partietat toui tfaes maux ) je stois arti^k l'époque Aè *» ^omitaatiott àti gottveînemènft de Sàitité^Hélètiè^
il l^'ëst Botte àe bruits qu^on ii-ait i^^ftndus dans le iâondè à ^Y>po8 de cette nomibatîoh.On disait que le miiiiët^ ànjgfléris^ chargé par les puissàtïc^ àHiéès >de la gàide dé Napoléon Bdnav pa¥t6) «itàît (é'àhoi^ itmoiaé \àrà Trëavour au persftedé jgf<Wt«é^ieuiï'5 màk que, peu sûr des dispositïoiiB eu noble lèrd et n'osanit pas cottipter sur une vigilante sévérité dfe 3a pal%, Il àe hâta de yel^iï^ sCrr èecte ^on^kation.
MolÈ»^ dit^h toujouiis , àti fnt à Wfaité-liall
* Ce trait manquait à la gloire dfis hommes de i8i5; on doit savoir gré à sir Hudson Lowe àe l'avoir fait connaître.
{VÉdiUiir, )
49M ^iM grande p^vMi^l p«if kilcfoé pow tàrou^rarv un bomnie ^onfa^me mù vue» immistéffieiUeti H iifQioî, 9ik àw d^s (xmteuKS^cftQliiieiili on s'y pfit |KMur arriver à cette fin.
commandant en chef de Farmée anglaise^ pour lui demander s'il n'aurait pas parmi les officiers quelqu'un dont le caractère fut exactement calculé pour faire un geôlier titré. Le duc convoqua ses secrétaires et leur donna communication de la missive, leur disant de chercher dans les cadres de l'armée un sujet qui convint aux exigences ministérielles. Après hien des recherches et des renseignements demandéd et compulsés , tous s'accordèrent à dire que le seul homme dans l'armée à qui cet emploi convint entièrement était sans contredit Hudson Lowe.
Là dessus on me manda, on m'endoctrina, on me donna ma commission de gouverneur de Sainte-Hélène et de commandant de toutes les forces militaires dans cette lie , on me conféra le grade de général-major, et je partis.
Or , comme on le pense hien , dans tout cet assemhlage de faits, il n'y a de vrai que ma nomination; tout le reste est de l'invention de la malignité publique qui cherche aux événements une cause toujours analogue à ses opinions, à ses préjugés et à ses antipathies.
La cause de tous ces bruits venait surtout de
^polêon, qpî disait souvent : « Oui , il n*y avait 4an» rarmëe an^aiae quNin homme capable d'ac^ cepter de pareilles fonctions* Le ministère l'a cherche, et il l'a trouvé à grande peine : le liéro$ de Capri pouvait seul être le efouyérneur deSainte« Hélène, m