‹ Mémorial des fêtes franco-canadiennes pour l'érection du monument de JacquesChapitre 12 sur 61 · LE RÊVE DE JACQUES OARTIER · texte numérisé non relu

LE RÊVE DE JACQUES OARTIER

Le Chœur La mer est calme au loin ; au loin le ciel est pur. On voit fuir une voile Et la première étoile Scintille dans l'azur.

Il était là, rêveur... Et voici qu'il se lève ! Et ses yeux dans la nuit Vers la voile qui fuit Semblent suivre son rêve.

Il écoute.-- On dirait que des voix ont chanté

Comme un appel qui le réclame !

Appel mystôrieuK par l'écho répété.

Les voix ont chanté dans son âme.

Une Voix Rêveur, suis tes rêves et viens Chercher Là-Bas une autre aurore I Ces peuples sauvages encore, D'un mot tu les feras chrétiens !

Ume aotre Voix Ecoute la voix qui t'appelle Et cours Là-Bas en conquérant.

Tu voulais ton pays plus grand ; Je t'offre une France nouvelle.

Les deux Voix Oui, va vers ton destin, réalise ton vœu, Toi qui portes la Croix et le Drapeau de France. Va, sois lier de gagner selon ton espérance Des Français à ton Roi, des Chrétiens à ton Dieu.

POUR l'ÉEIEGTION du monument de JACQUES CABTIER 31

Le Chœur La Patrie et l'Eglise espéraient ton aveu !

Obëis'sans retard à leur voix qui commande !

Va I le ciel est plui pur et la terre plus grande ! Sois le Soldat de France et l'Envoyé de Dieu !

Pars donc et vogue en paix â l'essor de tes voiles ; Pilote sans Itayeur, va I prends la barre en main ; Le soleil radieux et les claires étoiles Te luiront doucement pour marquer ton chemin.

Vainqueur prédestiné pour cette œuvre féconde. Un pays merveilleux Lâ-Bas s'ouvre à ta loi ; Dieu le veut ! Dieu le veut ! Porte à ce Nouveau Monde, Dans l'amour de ton cœur, ta patrie et ta foi.

Chanté par la Bretagne et béni par l'Eglise, Entraine sur tes pas de généreux essaims.

Tout un moade s'éveille à ta noble entreprise ; L'avenir te d«vra des Héros et des Saints.

Français, Chrétien, combats pour la meilleure cause; Tel un nouveau soleil éclairant les cieux Croids, Nous te voyons monter dans une apothéose, Le Drapeau d'une main et de l'autre la Croix 1

Louis TiEHGELIN.

A l'Elcvation, M"* Th. Botrel détaillait avec un art très fin, d'uDC voix qui éveillait les échos de la vieille cathédrale, un salutaris inédit de Ch. Cognet, pièce d'un très bon style et qui a beaucoup plu.

La messe est achevée. Le Cardinal va s'asseoir devant la balustrade du chœur. Les fidèles se tournent vers la chaire, où viecl d'apparaître celui qui fut le R. P. Janvier, des Frères Prêcheurs, et qui est maintenant M. le chanoine Janvier, conférencier de Notre-Dame de Paris. La figure grave, expressive ; le geste sobre, ferme ; la voix claire et chaude, l'orateur nous tient sous le charme d'abord et s'empare de nous ensuite. M. le chanoine Janvier ne tait appel à aucun des effets oratoires de l'ancienne école. Son éloquence a fui

Page 1