‹ Mémorial des fêtes franco-canadiennes pour l'érection du monument de JacquesChapitre 58 sur 61 · DISCOURS DE H. FABRI · texte numérisé non relu

DISCOURS DE H. FABRI

Vlonsieur le Président, Mesdames et Messieurs, os inoubliables — l'expression ad' vec plaisir, n'en pouvant trouva )ensée, — lesfêtesinoubliablesorg itue de Jacques Cartier â Sainl-1 . Il convient peut-être que, le pi orateurs de ces réjoi journées.

fStes, il reslor

■nier et le plus important de ce tredit, le monument admirable q lier et dont l'inauguration a étô autrefois Premier Ministre de om est inscrit sur les dalles de la ■tait de sa tombe pour revenir da [a et demandait, comme il y a i 'tier î B les Malouins pourraien'

POUR l'érection du monument de JACQUES CAHTIEH

ment par ces vers de la vieille chanson bretonne, qne nous pieusement conservée au Canada :

U eat dans la Hollajide :

Les HaUandals l'ont pris.

Les Hollandais l'ont pris, Messieurs, mais ils ne l'auront p{ entier ; il est à nous autant qu'il est à vous : Saint-Malo a ( berceau ; le Gauada, le vaste champ où son activité a pu s'exer il y a déjà longtemps que Québec et Montréal en érigeant des ments â Jacques Cartier ont affirmé leurs droits à sa gloire. I leur de la vieille cité malouine à reconnaître son héros ne d lui être reprochée ; au contraire, elle fait honneur à Cartiei bien qu'aux Malouins : j Cartier, puisqu'elle montre que, dan ville féconde en héros, il pouvait impunément attendre so <^taàt plus que tous les autres sûr de l'immortalité ; aux Mi parce qu'elle prouve que, malgré les courants contraires, mal obstacles de toute sorte, sans cesse renaissants, la persévéra l'énergie, ces deux vieilles vertus malouines, n'ont rien perdu i intensité, et peuvent, comme autrefois, triompher après de b patients eHorts :

Non, non, vous n'êtes pas les derniers des Bretons ; Le Tieux sang de tes Ûl» coule encore dons vos veines, O terre de granit, recouverte de chenea I

Le second des souvenirs tangibles de ces fêtes, c'est la n plaque que vous inaugurez aujourd'hui et son inscriptioi l'imprécision même assure l'exactitude, qui rappelle que J Cartier a passé dans ces lieux quelques-uns des loisirs que laissés les dernières années de sa vie et qu'il les a employés le bien.

Ces deux jours de fôte nous laisseront aussi des souvenirs ii blés. Malouins et Canadiens, nous avons appris â mieux nou . naître, et par suite à mieux nous aimer. De notre côté, nous appris et nous redirons tout !e dévouement et l'admiratic vous conservez pour le navigateur qui quitta un jour le p Saint-Malo pour aller découvrir au-delà des mers une No France. D'autre part, ayant appris à mieux nous connaître aurez à l'avenir mission de nous défendre. Nous vous cons nos champions de ce côté de l'Océan. Dites bien A tous que i sommes ni des sauvages ni même des anglo-saxons ; que nou. conservé les habitudes françaises, la langue plus que les bal et plus que la tangue, l'âme française. Dites bien à tous que gue que nous parlons est encore le français, et si des Parisiei suite d'un voyage rapide au Canada, ou môme sans y avoir pied, sourient de nos archaïsmes et de nos anglicismes, n

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leurs critiques à de justes proportions. Nos archaïsmes ! Est-ce notre faute si notre grammaire s'arrête à la page oïl nos communs ancêtres l'ont laissée ouverte. Nos anglicismes ! Est-ce notre faute, si, à l'instar du duc de Reichstadt qui, dans le beau drame de Rostand, se lamente de ne porter plus qui; deux croix au lieu d'une, nous avons deux langues officielles qui se nuisent forcément l'une â l'autre, au lieu d'en avoir une seule dont nous counaitrions à fond toutes les ressources î Hier, la ville de Saint-Malo a été témoin d'un spectacle nouveau :

A SaLnl-Malo, beau port de tuer.

Trois gros navires sont arrivés.

Le premier de ces navires, commandé par le capitaine Botrel, vous apportait l'obole des Canadiens et le tribut de reconnaissance qu'ils voulaient bien, même au loin, envoyer à leur Découvreur.

Le deuxième vous a apporté ces Canadiens eux-mêmes, pbalange peu nombreuse, mais serrée et ardente, qui est venue d'au-delà de l'Océan serrer la main à la piialange-sœur des Malouins et rëclamer sa part dans les apothéoses de ces deux jours.

Le troisième vous apportait les regrets, délibérations, lettres, dépêches des innombrables Canadiens qui, empêchés d'être présents à ces cérémonies, tenaient cependant à y participer par le cœur et par la pensée.

C'est au nom de ces Canadiens divers, des occupants de ces trois navires, que je vous félicite, Messieurs, d'avoir payé un si beau tribut d'hommages à un héros dont la gloire nous est chère aux uns et aux autres, et d'avoir, par votre charmante hospitalité, contribué à resserrer les liens qui unissent les habitants de la vieille cité maloiiine avec ceux du jeune et prospère Canada.

Le dernier mot devait être encore à Botrel. Une improvisation encore sur l'air : A Saînl-Ataio, beau port de mer. Voici ces cou))lets crayonnés pendant que nos orateurs parlaient.

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