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‘confitures et la confiserie.
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: dont ‘es principales sont la Vicia, l'Hedysarum, la Lathyrus, et l’Astragalus, constituent “lune, nourriture aussi saine pour le betail que le trèfle des pâturages européens. L’abon-
dance du bison et l’accroissement rapide des troupeaux de chevaux, démontrent qu'il uffirait de mettre, l’hiver, les animaux sous des abris, et les y nourrir avec le foin recueilli d'avance, afin de les protéger contre le froid et les sttaques des bêtes sauvages, ce. qui érmettrait en même temps d’acclimater des animaux de ferme, tels que les moutons et es cochons. La récolte pourrait se faire généralement vers la fin d’août, ou dans la première semaice de septembre, saison pendant e la température est encore favorable et la pluie rare. Dans les jardins aux postes de la compagnie de la Baie d'Hudson, mais surtout dans ceux des missions, les légumes, tels que les fèves, les pois ct les haricots, ont
été cultivés avec succès, ainsi que les pommes de terre, les chous, les navets, les carottes, “Ja rhubarboet les raisins, L'on n’y a pas encore introduit d'arbres fruitiers; mais je pense “que l’on pourrait y planter avec certaine chance de succès les noisetiers ainsi que les (pommiers qui mûrissent de bonne heure.
fruits bons à manger croissent ici à l’état sauvage; diverses espèces de Vacciniucæ sont
Différentes variétés de groseilles, et d’autres
‘également indigènes, et rapportent des fruits d’une saveur agréable, très utilec pour les. L'aroniu ovalis abonde dans cette contrée; son fruit communément dénommé la poire, est séché et mangé por les Indiens, qui le recueillent avec grand soin ; il constitue un ingrédient précieux dans le pouding, qui rappelle le goût du raisin sec. Le seul obstacle à la fondation d établissements agricoles, est l'immense distance à parcourir à travers un pays dépourvu de chemins ct presqu’inhabité. Pour coloniser cette contrée, il faudrait de toute nécescité l'intervention du gouvernement ou d’une compagnie puissamment organisée. Il serait important, aussi, que les établissements fussent disséminés par groupes d’au moins cinquante familles, pour repousser les incursions des Indiens qu, sont cependant loin d’être hostiles aux Européens. Quant aux colons, la simple raison semble indiquer qu’il devraient être pris au nord de l’Europe ou dans les pays montagneux,
‘dont le climat et le sol ressemblent le plus à ceux de cette intéressante contrée sur les ressources de laquelle je désire attirer l'attention publique. ‘ments agricoles, apporteraient aux Indiens la nourriture qui, fournie uniquement par la
Les produits de ces établisse-
chasse, tend à diminuer de jour en jour. La presence d'Européens aurait l'effet d’encourager ces populations primitives, qui malgré leur apathie naturelle, n’apprécient pas moins les bienfaits de la civilisation.” (Signé,) E. BourGEAu.
Dans le rapport de M. Simon Dawson, sur l'exploration de la contrée entre le Lac Supérieur et l'Etablissement de la Rivière Kouge, ct entre cette dernière localité et l’Assi-
niboine et la Saskatchewan, il est dit que “le climat de l’Etablissement de la Rivière . Rouge peut être comparé sans désavantage à cclui de Kingston, Haut-Canada; règle
énérale, la saison durant laquelle on peut poursuivre les opérations agricoles à la Rivière ouge est quelque peu plus longue qu’en Canada à l’est de Kingston, tandis qu’en hiver
le froid est plus intense, bien qu'il ne le soit pas constamment, que dans aucune partie du
Canada à l'Ouest des T'ruis-Rivières. Sous le rapport de la salubrité, il n’y a pas, autant
que j’ai pu en juger, de maladies particulières au pays. Les fièvres y sont inconnues, et
l’on ne peut rencuutrer nulle j art une population mieux portante que celle de l'Etablisse.
… ment de la Rivière Rouge.”
M. Lorin Blodgett, le célèbre climatalogiste américain, parle de cette contrée dans les. termes suivants :—‘* Vient eusuite la région située à l’est des Moutagnes Rocheuses, qui
- n’est pas moins remarquable que la première our le peu d’attention qu'on ,a donné jusq q P : P À J
un accès facile à
v’ici à sa valeur intrinsèque comme région productive et cultivable, et Elle forme un triangle large de dix degrés de longitude à sa base, le long
l'émigration.
. du 47e parallèle, s’inclinant au nord-ouest pour se conformer à la courbe des Montagnes,
Rocheus:;, et se terminant, pas bien loin du 60e parallèle, en une pointe étroite qui.s’étend
| le long de la Rivière Mac\enzie sur trois on quatre, degrés de latitude, dans. n climat à. : peine supportable. C’est là que Lord Selkirk a commencé ses. teutatives.de. colonisation.
en 1805, et d'après ce qu’il er a vu personnellement, il prétendait dès lors que c'était une. région capable de recevoir une population de trente millions d'habitants.
“4 Tous les grains des latitudes un peu. tempérées y croissent .en abondance. Le bléd'Inde peut être cultivé sur les deux bras de la Saskatchewan, et le fcin. des plaines est...
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singulièrement abondant et riche. Non seulement à l’époque des premières explorations,
mais aujourd’hui encore, ces plaines sont les principaux pâturages dos troupeaux de bufiles ui, aiusi que les troupeaux domestiques et les chevaux des Sauvages et des colons, y emeurent toute l’année, tout en fréquentant aussi les forêts qui les bordent.
‘“ Le seul fait de la présence de ces immenses troupeaux de buffles sauvages sur des plaines situées dans une latitude aussi élevée, est une preuve suffisante de la force climatérique et productive de cette région. L'étendue utile de ces plaines et ue leurs bords boisés mesure au moins 500,000 milles carrés.”
Le professeur ind, qui a passé deux étés dans ce pays, à la tête de l’expédition envoyée par le gouvernement Canadien, dit :—-“ Le bassin du Lac Winnipeg couvre plus de vingt-huit degrés de lengitude et dix degrés de latitude. L’élévation de ses bords au Portage de la Prairie, à 104 milles à l’ouest du Lac Supérieur, est de 1,480 pieds au-dessus du niveau de la mer, et le sol à la Passe Vermillion est de moins de 5,000 au-dessus de ce niveau. La longueur moyenne de ce grand bassin intérieur est d'environ 920 milles anglais, et sa largeur moyenne de 380 milles, d’où l’on peut conclure que son étendue approximative est de 360,000 milles carrés, c’est-à-dire, un peu plus considérable que celle du Canada.
‘ Le Lac Winnipeg, à une hauteur de 628 pieds, occupe la partie la plus basse de ce grand bassin intéricur, couvrant avec ses associés, les lacs Manitobah, Winnipegosie, Dauphin et St. Martin, une étendue excédant de quelque peu 13,000 milles carrés, cu prenque la moitié de la surface que l’Irlande peut couvrir.
“ La sortie du Lac Winnipeg est par le canal retréci et rocheux de la Rivière Nelson, qui coule dans la Baie d'Hudson.
‘“ La contrée, élevée de cent pieds au-dessus du Lac Winnipeg, est bornée par la Montagne Pembina, formant partie de la limite Est de la formation crétacée du nord-ouest de l'Amérique.
‘“ La superficie de cette contrée peu élevée, qui comprend une grande partie de la Rivière Rouge, de l’Assiniboine et la Saskatchewan, peut être évaluée à 70,000 milles carrés, dont les neuf-dixièmes sont des lacs, des marais et des rocs à fleur de terre, appartenant aux formations silurienne ou devonniene, et généralement si peu couverts de terre que le sol n’y est pas propre à la culture, si l’on en excepte quelques endroits isolés.
‘ Plus loin que cette basse région, se présentent les plateaux étroits de la Montagne Pembina, qui s'élèvent par degrés abruptes, excepté dans les vallées de l’Assiniboine, de la Rivière Vallée, de la Rivière au Cygne et de la Rivière au Cerf, jusqu’au nivezu du plus haut plateou, dont la limite est formée des escarpements à pic Ges montagnes Riding, Canard et Porc-épic, et des autres montagnes détachées de la Tortue, du Tonnerre et Pasquia. C’est la grande prairie de la Terre de Rupert; elle cst bornée au sud ouest et à l’ouest par le Grand Côteau du Missouri, et le prolongement du plateau entre les deux bras de la Saskatchewan, qui est la limite Est des plaines du Nord-Ouest, La superficie de cette prairie, dans le bassin du Lac Winnipeg, est d'environ 120,000 milles carrés ; son élevation est de 1,100 pieds au-dessus du niveau de la mer.
“ Les plaines s'élèvent insensiblement à mesure que l’on approche les Montagnes Rocheuses, ct à leur limite ouest atteignent une hauteur de 4,000 pieds au-dessus du niveau de la mer. Ne formant qu’une très étroite rivière, les montagnes s'élèvent d'une manière abrupte et présentent des précipices immenses qui font l’effet de fortifications dirigées vers les plaines de l’est.* La plus grande hauteur de la partie la plus élevée des Montagnes Rocheuses est de 12,000 pieds (à environ 51° de latitude). Ja forêt se prolonge de 7,000 à 2,000 pieds au-dessus de la passe la moins élevée.
‘ La région fertile de sol cultivsble,—composée partiellement de prairies riches et ouvertes, et partiellement couvertes de bouquets de tremble, —qui s'étend du Lac des Bois au pied des Montagnes Rocheuses, a environ 80 à 100 milles de largeur. Le Bras nord de la Saskatchewan traverse la région fertile, par une vallée variant d'un quart de mille à un mille de largeur, avec une profondeur de 200 à 300 pieds au-dessous du niveau de la prairie ou des plaines, jusqu’à ce qu'il atteigne les bas-fonds, à quelques milles à l’est de Fort-à-la-Corne. La superficie de cette région si extraordinairement fertile, cst d'environ
*Dr. James Hector sur l'apparence de la rartie centrale de l'Amérique Britannique du Nord. Edim. Nat. Phil, J,
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