MAÇONNERIES
Nouvelles maçonneries ou anciennes restées ou
devenues humides
Maçonneries ordinaires
Nouvelles maçonneries très-bonnes
Vieilles maçonneries de même espèce
Maçonneries romaines ou aussi solides
Si, par exemple, rentonnoir calculé ci-dessus devait être produit dans l'argile mêlée de tuf, il faudrait multiplier son volume 48,6 par le nombre 2,3 que donne la table; le produit 111,78, ou simplement 112, indiquerait le nombre de livres de poudre nécessaires pour la charge du fourneau.
Yoilà pour les fourneaux ordinaires, ceux dont la ligne de moindre résistance est égale au rayon de l'entonnoir.
Des Fourneaux surchargés.
315. Dans les fourneaux surchargés, le rayon de Tentonnoir est plus grand que la ligne de moindre résistance, en sorte que les formules précédentes ne peuvent plus être employées pour la détermination des charges, car elles supposent le contraire^
Plusieurs auteurs ont cherché une formule qui fut applicable à tous les cas. Le général Marescot est celui dont les travaux ont eu les résultats les plus satisfaisants : il a trouvé par plusieurs expériences que :
Les charges des fourneaux sont^ entre elles, directement comme la ténacité des milieux^ les rayons d'explosion et le carré des rayons des entonnoirs ; et inversement comme Vélasticité des milieiix.
Ainsi, en représentant par R le rayon de l'entonnoir CD, par T le rayon d'explosion FD, dont la valeur dépend de CD et de FG par la relation
T = KcF» + œ^
En représentant de même par P la ténacité du milieu combinée avec la pesanteur, la densité et l'inertie; par Ë l'élasticité du milieu.
Supposant encore que, dans une expérience dont la charge du fourneau était de a livres, toutes ces quantités aient eu les valeurs suivantes
on aura, pour déterminer la charge a; d'un fourneau quelconque, la proportion
R«TP . rUp X a = — = — .
d'où l'on tire
^ P ^^ e ^ R*T ^ = «X-XËX-;nr7
Mais, dans une expérience faite en terrain ordinaire, on a eu r = 3,25 « = 4,5 a = 100.
Donc a. = 2,lX^X^XR'T.
L'élasticité des terres étant k peu près la même dans les différents terrains, on peut sans erreur sensible faire r = 1 : on a donc
^ = 2,1X^XR^T.
p n ne reste plus qu'à déterminer le rapport -• Or, Tex-
périence a fait voir que
Pour les terres ordinaires cette valeur est de. . . 1,00
Pour sable fin, tuf, terre mêlée de ces matières. 1,30
Pour argile forte, terre grasse 1,40
Pour sable mouvant 1,50
Ainsi, dans ces différents cas, x prendra les valeurs
suivantes :
TABLEAU des Charges pour les fourneaux surchargés.