‹ Mémorial pour les travaux de guerreChapitre 31 sur 38 · DU COFFRE · texte numérisé non relu

DU COFFRE

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Travail souterrain.

323. Tous les terrains ne sont pas d'ane consistance assez forte pour qu'on puisse construire dans leur intérieur une galerie sans étais ; il est, au contraire, bien rare de

rencontrer un sol assez dur pour pouvoir travailler de la sorte ; il faut done presque toujours soutenir les terres par une espèce de coffrage construit pied à pied et h mesure que le mineur s'enfonce.

Quelles que soient les dimensions des galeries ou rameaux , la manière de faire ce coffrage est toujours la même ; elle consiste h placer, de mètre en mètre, des châssis proportionnés aux dimensions de la galerie ou du rameau^ et a introduire entre les châssis et les terres des bois de coffrage , au ciel et sur les côtés , de manière à empêcher toute espèce d'éboulement.

324. On appelle grandes galeries celles qui ont 2 mètres de hauteur et un 1 mètre de largeur dans l'intérieur des châssis; demi- galeries ^ celles qui ont l'^ySO de hauteur et 1 mètre de largeur; grands rameaux, celles qui ont 1 mètre de hauteur et O^'^SO de largeur; et enfin rameaux, celles qui n'ont que 0™,80 de hauteur avec une largeur de 0",65.

Si Ton en excepte la descente de fossé , on trouve rarement dans les attaques l'occasion de construire des galeries et même des demi«galeries ; on ne fait que des rameaux , parce qu'il y a un peu moins d'ouvrage dans la fouille et beaucoup moins de peine à bourrer. Dans les travaux pour la défense des places , au contraire , on aura souvent à faire de véritables galeries.

Quand on a construit une galerie, c'est toujours un rameau qui doit conduire de cette galerie au fourneau de la mine, parce qu'on doit faire un bourrage, et que, moins il y aura de vide , mieux on pourra compter sur la résistance de ce bourrage.

Chaque cadre ou châssis est composé d'un chapeau ,

d'une semelle et de deux montants qui s'assemblent à entaille par le bout. Les cadres se posent horizontalement pour la construction des puits , et les châssis verticalement pour celle des galeries et rameaux.

Voici les épaisseurs des bois nécessaires aux différentes galeries.

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Le ciel se lambrisse avec des plateaax de 0°',04 d'épaisseur, et les côtés avec des planches deO'^^OS; la bonne laideur de ces bois est de 0",20 à 0",25-

325. Quand on commence une galerie » ce peut être dans un massif qu'on a devant soi » comme un parapet , une contrescarpe, etc., ou en terrain uni. Dans le premier cas, qui est le plus facile, on n'a qu'à pousser en avant ; dans le second , il faut commencer par creuser un puits pour s'avancer ensuite horizontalement quand on aura atteint le fond de ce puits.

Soit d'abord un massif dans lequel il faille entrer en galerie (fig. 73^ et Ti^"); on déterminera en dehors de ce massif la direction de la galerie par deux piquets a et b, la tète dn premier a donnant exactement le niveau de la semelle du premier châssis ; après quoi on se conduira de la manière suivante , dictée par mon ancien commandant , M. Lebrun.

<c Après avoir coupé dans le talus des terres un espace c suffisant , le mineur choisit l'emplacement de sa prec mière semelle , qu'il détermine sous Taplomb des terres « du talus qui doivent commencer à reposer sur le ciel de « la galerie. Il l'enterre de niveau avec le piquet a et avec < elle-même; et^ pour qu'elle soit bien carrément sur la c direction de la galerie , il en aligne le milieu, marqué <i d'une coche , avec les coches des piquets a et 6, au c moyen d'un cordeau bien tendu. Il vérifie ensuite avec c une équerre si le cordeau forme un angle droit avec c chaque moitié de la semelle , et il constate le tout en (C mesurant avec son cordeau les deux obliques oc, dont <i l'égalité prouve la perpendicularité de la semelle sur la € direction de la galerie. Assuré de l'exactitude de son « opération , il maintient la semelle dans la position qu'il

« lui a donnée, en pressant avec précaution des terres auc tour d'elle , et il place les montants. Ceux-ci posés bien <t d'aplomb , il place le chapeau par-dessus , de manière c que la coche faite sur son milieu réponde bien verticam lement sur celle du milieu de la semelle.

« Si le terrain n'est pas menaçant , le mineur se con-

< tente alors de contenir le châssis dans cet état, au a moyen de coins mariés , qu'il presse entre le dehors de c chaque montant et les côtés de la galerie; après quoi il c fouille devant lui pour enlever les terres jusqu'à l'emi< placement du second châssis qu'il pose comme le pre-

< mier , en se servant , pour s'assurer d'une bonne direc- € tion , des piquets a et & et de la coche de la première € semelle.

< La position des semelles déjà posées se trouve ainsi « vérifiée chaque fois qu'on en pose une nouvelle.

< Le second châssis étant en place, le mineur pose enc fin les madriers du ciel et les planches du coffrage. Il c commence par les premiers ^ qui doivent porter à la fois c sur deux chapeaux , et il observe d'entreposer des coins « un peu plus épais que les madriers entre chaque ma- « drier et le second chapeau, afin de réserver un passage « aux madriers qui iront de ce second chapeau au troic sième. Les planches de coffrage s'appuient aussi der* a: rière deux montants , et le mineur entrepose également c des coins plus épais que les planches entre les montants a du second châssis et ces mêmes planches, pour réser-

< ver un passage aux planches du coffrage suivant.

c Afin d'éviter que des chocs quelconques ne déranc gent les châssis, on lie les montants de chaque. côté de c la galerie par des règles de sapin clouées à 0"',10 an- « dessous des chapeaux. Ces tringles ont environ O'^fiS « de largeur, et les clous O'^^OG de longueur.

c Le premier châssis d'une galerie qui a son entrée c dans un talus non revêtu doit être construit de manière .€ qu'il puisse soutenir les terres du talus qui restent en a dehors de l'entrée de la galerie ; pour cela on lui ajoute

< deux semelles/, sur chacune desquelles s'appuie une

< jambe de force g-, qui va s'assembler au montant près « du diapeau.

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