TROISIEME RÈGLE
Les lignes qui ont à défendre un saillant ne doivent pa^ en être tellement éloignées que les coups qui partent de ces lignes, ne dépassent largement les saillants pour atteindre l'ennemi avant qu'il y arrive,
28. Les forts à étoile; et les forts bastionnés, principalement ces derniers, ne peuvent être employés que pour les postes importants, pour les positions centrales servant de pivots ou d'appuis aux grandes manœuvres des armées.
La construction de ces forts doit être solide et approcher de celle des fortifications mixtes^ c'est-a-dire de celles qui, sans être construites en maçonnerie comme les fortifications permanentes ; sont cependant destinées à rester sur pied plusieurs campagnes.
Non-seulement les fortins assureront, comme nous venons de le dire, des positions importantes, mais ils serviront aussi à conserver des dépôts de tout genre; leur grande capacité intérieure les rend capables d'un emploi aussi important. Il faut donc qu'ils soient bien conditionnés pour être à l'abri d'une attaque de vive force, et contraindre l'ennemi k une marche régulière pour s'en emparer, marche lente, pénible, à laquelle on ne se décide que quand on ne peut pas faire autrement, et qui est le plus beau témoignage en faveur d'un ouvrage de campagne. Une redoute qui reçoit les honneurs d'une attaque régulière, ou qui contraint l'ennemi k de grands développe*ments de forces, devient célèbre dans les annales militaires.
La belle défense de la redoute de Montenotte, en 1796, a commencé la réputation militaire du général Rampon,
SECTION SECONDE
Tracé des ouvrages considérés collectivement.
29. Nous avons considéré isolément, dans la section précédente, les différents ouvrages usités à la guerre ; nous
allons les prendre dans celle-ci colleciivement, en faisant toujours abstraction de leur hauteur ou relief, pour ne parler que de leur projection horizontale ou de leur tracé, ce qui est la même chose.
Plusieurs ouvrages^ réunis et concourant k un même but forment ce qu'on nomme généralement des lignes.
Les lignes se distinguent, quant ^ leur disposition, en lignes continues et lignes à intervalles; et quant à leur em* ploi, en lignes de frontières, lignes de camps, lignes de sié' ges, et lignes de batailles.
30. Les militaires ont été longtemps partagés d'opinion sur la préférence k donner k l'un des deux systèmes de lignes. Les uns se montraient partisans des lignes continues; d'autres, au contraire, jugeaient les lignes k intervalles bien supérieures aux premières. On s'accorde actuellanent k employer les lignes continues toutes les fois qu'il s'agit de fermer un passage^ plutôt que de s^opposer k une attaque vigoureuse ; et, dans le cas contraire, on préfère les lignes k intervalles , parce que les ouvrages détachés dont elles sont composées, pouvant être plus perfectionnés et mieux défendus, cirent des points solides autour desquels les troupes peuvent manœuvrer, et conserver ainsi, dans un état de défensive, tous les avantages moraux que procure l'offensive, avantages qui résultent de l'opinion qu'ont les troupes de leur supériorité, quand elles marchent k l'ennemi, ou qu'elles manœuvrent hardiment en sa présence,
31. On voit, d'après cela, que les lignes continues conviennent aux frontières, et celles k intervalles aux camps et aux champs de bataille. Quant aux lignes de sièges, elles peuvent être continues ou k intervalles, suivant qu'eU
les ont plus spécialement pour objet d'arrêter des convois ou de résister ^ une armée de secours. Au reste, dans ce cas même, la préférence doit être donnée à celle des deux lignes qui peut être achevée le plus promptemenl et défendue avec le moins de monde. Sous ce double point de vue, la ligne à intervalles remportera presque toujours.
Enfin, une ligne d'un grand développement pourra être formée, en partie à la manière des lignes continues, et en partie à la manière des lignes à intervalles ; c*en est assez pour sentir la nécessité de faire connaître les différents tracés adoptés pour ces lignes.
Des Lignes continues.
32. Nous avons dit que les lignes continues conviennent particulièrement aux frontières découvertes, où il esl question d'arrêter les fourrageurs et les partis ennemis qui viendraient mettre le pays à contribution, enlever le bétail, faire des prisonniers, incendier les villages, les forêts et les moissons. Les lignes ne sont Ik que comme les murs autour des jardins, pour arrêter les voleurs ; il faut donc les faire avec le moins de développement possible, c'est-k-dire s'approcher, autant que le terrain peut le permettre, de la ligne droite.
Cette seule considération, contraire au troisième principe posé dans le n® 2, fait voir qu'on ne doit attendre de ces lignes de frontières qu'une défense très-médiocre ; et cela se sent parfaitement, puisque l'ennemi, pouvant menacer k la fois plusieurs points et se porter sur l'un ou sur l'autre avec la même vélocité que vous, il ne vous Teste d'autre moyen de lui résister que de lui opposer des
forces égales, et alors le but de la fortification est manqué. Et quand vous auriez des forces disponibles suffisantes, Tennemi conservera toujours sur vous l'avantage de l'initiative; il faut que vous suiviez tous ses mouvements, que vous vous prépariez a soutenir toutes ses attaques, vraies ou simulées ; il faut que vous cherchiez \k le deviner, ce qui n'est pas toujours facile, et souvent, pendant que vous vous concentrez sur un point qu'il feint d'attaquer, il enlève le retranchement sur un autre point que vous avez dégarni, et une ligne continue une fois percée est presque toujours une ligne perdue.
Feuquières, dans le chapitre 78^ de ses Mémoires, cite plusieurs exemples de lignes de frontières, ou qu'il a été impossible de défendre, ou qui ont été forcées quand on a essayé d'y attendre l'ennemi. Il rappelle, en particulier, les fameuses lignes de Weissenburg, qui couvraient la basse Alsace entre cette ville et celle de Lauterburg, sur une étendue de vingt kilomètres. Yillars se garda bien d'y attendre l'ennemi ; il prit en arrière une position de flanc qui empêcha celui-ci de pénétrer en Alsace après qu'il eut forcé les lignes. Séparé de ses magasins de Landau par les retranchements, l'ennemi dut les repasser sans avoir rien fait; et c'est en ce sens que les retranchements furent utiles.
33. D'après ce que nous venons dédire, un simple fossé en ligne droite, avec un parapet en arrière, pourrait suffire. Cependant on flanque cette ligne par des redans, qui sont autant de petits postes où se placent les gardes, et desquels on découvre le fond du grand fossé. Ces redans font que l'on peut tirer quelque parti de la ligne pour la défendre, moyennant des forces suffisantes. On opère alors derrière cette ligne, comme on ferait derrière un
râvin ou un ruisseau, pour en empêcher le passage. Le tracé que nous allons donner pour ces lignes de frontières est celui qu'a constamment employé le célèbre Yauban. Les lignes artificielles, fussent-elles aussi gigantesques que les murailles de la Chine, ne valent jamais les lignes naturelles et géographiques, telles que les rivières, les épaisses forets, les chaînes de montagnes ; ce sont là les limites naturelles des Etats; et si les peuples, ou plutôt les souverains, étaient dans la sincère intention de vivre conti«* nuellement en paix, ils feraient de bonne grâce des concessions de territoire, afin de se donner pour limites réciproques les fleuves et les chaînes de montagnes. Mais il est bien rare que dans des traités on agisse de bonne foi ; on cherche toujours à se conserver les avantages de l'offensive, et Ton croirait que c'est en traitant de la paix que l'on médite ses projets d'invasion.
Des Lignes à redans.
34. Vauban, comme nous venons de le dire, fortifiait la ligne continue par des redans placés de distance en dislance. Nous adopterons ce tracé pour les lignes de frontières, comme étant le plus simple de tous ceux qu'on peut donner.
Les redans sont espacés de 240 mètres ; ils ont 30 mètres de demi-gorge et 44 mètres de capitale.
Si Ion cherchait la force dans celte espèce de ligne, le tracé de Vauban ne vaudrait rien, puisque les angles B et C (fig. 10) ne seraient défendus que par des feux obliques partant de la courtine AD, Ou bien par des feux de trèspeu de valeur parlant des redans voisins placés, contre notre troisième règle générale, au delà de la bonne portée du mousquet. Mais, encore une fois, les lignes de fronliè-
res sont bien moins destinées h procurer les avantages d'ane vigoureuse résistance, qu'à empêcher les parus ennemis d'entrer dans le pays ; ce qui fait que dans leur construction on doit encore plus viser à l'éconoipie qu^à la force.
De distance en distance on pratique des passages étroits pour la communication habiluetle avec Textérieur.
Ces passages doivent être couverts par une flèche ou redan extérieur, de mêmes dimensions que ceux de la ligne, et laissant des passages de 10 mètres de largeur entre les extrémités de leurs branches et le fossé de la courtine. On profite de l'établissement de ce redan intermédiaire pour espacer un peu plus ceux entre lesquels la porte doit être établie. On peut les mettre à 300 ou 320 mètres de distance l'un de l'autre.
35. Si une ligue continue n'était jamais destinée qu'à fermer une frontière, nous n'indiquerions pas d'autre tracé que le précédent. Mais il arrive quelquefois qu'une même ligne doit remplir le double but de fermer tout passage à des convois, et de résister à une attaque de vive force ; alors la ligne continue qu'il convient d'employer doit présenter un meilleur tracé que le précédent, et celui de tous qui est à préférer est le tracé bastionné ; mais comme il exige un grand développement, on ne peut pas toujours l'employer ; il est rarement en proportion avec les moyens dont on dispose quand on est appelé par les circonstances à faire quelque portion de ligne continue. Il convient donc de connaître les tracés qui peuvent le suppléer quoique imparfaitement.
36. La première modification qui se présente pour rendre le tracé de Yauban capable d'une meilleure résis-
tance, c'est de rapprocher les redans jusqu'à la distance de 160 mètres, parce qu'alors les saillants seront à bonne portée des lignes qui doivent les défendre : n^ 27.
Ainsi, la ligne à redans, quand elle sera destinée à sou-* tenir une attaque, ne différera de la ligne de Yauban, es-^ sentiellement propre aux frontières, que par le moindre espacement des redans.
De la Ligne à queue d'hironde.
37. Une seconde manière de corriger la ligne de Vauban est de briser la courtine 6D ( fig. 11) en forme de redan BCD très-ouvert au sommet, tout en conservant entre les deux sommets  et Ë la distance de 240 mètres. La ligne à redans, ainsi modifiée, prend le nom de ligne à queue d'hironde. Cette ligne, quoique meilleure que celle de Vauban, relativement à la force de résistance, est loin d'être parfaite. Les trois angles Â, C, E, se trouvant avoir au dehors une saillie égale, sont également insultables, et c'eat là, à ce qu'il nous semble, un assez grand désavantage; une ligne trop symétrique est faible partout, puisqu'il faut partout la surveiller également; et sous ce point de vue la ligne de Vauban serait préférable, la courtine AD étant moins attaquable que les saillants. La ligne à queue d'hironde, sur une étendue de 240 mètres, présente trois points d'attaque, et celle de Vauban n'en présente que deux.
Les saillants sont les points d'attaque, parce quils se trouvent plus rapprochas de l'ennemi, qu'ils ne sont point défendus par des' feux directs, qu'ils ont devant eux des secteurs privés de feux, et que la défense qu'ils reçoivent des parties latérales est souvent insuffisante à cause de l'obliquité du tir. De plus, les parties saillantes sont facile-
ment enveloppées et écrasées par les feux convergents de l'ennemi.
Un moyen de détruire le vice qui résulte d'une trop grande uniformité, serait de porter plus en avant le saillant du grand redan, en donnant k ses faces des directions 60 et DO (fig. 12), perpendiculaires sur les lignes AB et DE, qui auraient pris une position plus oblique que dans le tracé précédent , quand leur capitale n'aurait eu que 30 mètres au lieu de 44. Alors on n'aura plus que deux points d'attaque sur une étendue de 240 mètres, et ces saillants seront défendus efficacement par des feux de flanc. Le tracé à queue d'iiironde, ainsi modifié, donne 84 mètres de capitale au grand redan.
Be la Ligne tenaillée,
38. La ligne tenaillée ne diffère de la ligne à queue d'bironde, qu'en ce que les redans ont plus de saillie, plus de gorge, et qu'ils sont égaux. La capitale de ces redans est de 70 mètres, leur demi-gorge de 100 mètres.
11 résulte de ce tracé les mêmes défauts que nous avons remarqués dans le précédent; les trois angles A, B, G (fig. 13) ayant une égale saillie, sont également attaquables. Cependant, dans la ligne tenaillée, les trois saillants sont sur une étendue de 400 mètres, tandis que dans la ligne à queue d'bironde ordinaire, ils n'occupent qu'un espace de 240 mètres.
Un autre défaut majeur, qui est commun k ce tracé et aux précédents, c'est d'offrir de longues branches a l'enfilade du canon ; Tusage introduit par Yauban de tirer k petites charges pour faire bondir plusieurs fois le projectile sur la longueur des faces des ouvrages, rend ce défaut capital ; et nous verrons par la suite qu'il faut toujours, en
traçanl un ouvrage, faire en sorte que le prolongement des faces soit dirigé sur quelque partie de la campagne où rétablissement des batteries b ricochet soit impossible, ou du moins très-diiBcile. Sans cette attention, l'ennemit qui veut attaquer vos ouvrages, place son canon sur le prolongement de leurs longues branches, pour détruire Tartillerie qui peut s'y trouver, renverser les palissades, s'il y en a, chasser les défenseurs, et s'avancer ensuite en colonne, à là faveur du désordre qu'il a produit, marcher rapidement sur les capitales, sauter dans les fossés s'ils ne sont pas très-profonds, ou y descendre h la faveur d'une rampe qu'il pratique sur le moment, en jetant des fascines au pied de la contrescarpe. Une fois qu'il a pénétré dans le fossé, il est à l'abri des feux de l'ouvrage même; il n'a plus à craindre que les feux latéraux.' Il donne l'assaut h l'escarpe que son canon a labourée et rendue gravissable ; en s'aidant des pieds et des mains il arrive sur le parapet, saute dans l'ouvrage et s'en rend maître.
C'est parce que toutes les faces sont ricocbables, que la ligne tenaillée me semble la plus mauvaise en terrain libre
De la Ligne à crémaiUèré^
39. La crémaillère est composée de faces et de flancs perpendiculaires entre eux. Les faces ÂB (fig. 14) ont 100 mètres de longueur, et les flancs 25, en supposant toujours, comme nous l'avons fait jusqu'à présent, que la ligne est tracée sur un terrain horizontal ; en terrain irrégulier, toutes ces longueurs peuvent varier considérablement, parce que, sur un pareil terrain, la première loi à suivre est de se conformer à ses inégalités.
Pour tracer la ligne à crémaillère d'une manière commode. Oïl prend sur la ligne AC, longue de 100 mètres.
la partie DC égale ^ 4 mètres, et Ton élève sur AG la perpendiculaire DB de 25 mètres de longueur; après cela, on mène les lignes BG et AB, dont la première aura un peu plus de 25 mètres, et la seconde un peu moins de
Si les lignes précédentes étaient vicieuses parce qu^elles étaient également attaquables partout, celle-ci Test bien autant, et toutes ses faces sont ricocbables, du moins quand elles ne sont pas dirigées sur quelque partie inaccessible à Tennemi. La ligne b crémaillère est cependant très-bonne quand il s'agit de réunir entre eux deux ouvrages principaux A et B (jBg. 15), placés à une trop grande distance l'un de l'autre pour qu'ils puissent se prêter un secours mutuel. Alors, sur le milieu C de cette longue courtine, la crémaillère doit changer de direction, c'est-à-dire que ses flancs, qui d'abord faisaient feu de gauche à droite, tireront ensuite de droite à gauche, d'où résultera un feu croisé très-efficace sur le milieu de la courtine, qui suffirait pour le défendre lors même que les ouvrages A et B auraient peine à atteindre jusque-lh.
La courtine AB, ainsi construite en crémaillère, forme donc un rentrant redoutable dont les crochets protègent très-bien les ouvrages latéraux; et ceux-ci, à leur tour, doublent la force de cette courtine, en empêchant l'ennemi de prendre le prolongement des faces.
De la Ligne à redans baitionnée*
40. Voici le meilleur tracé connu jusqu'à présent, c'est celui de la ligne à redans bastionnée, lorsqu'il n'est question, répétons-le , de ne construire qu'une portion de ligne continue; car pour une ligne d'un grand développement le plus simple est le meilleur.
Aux deux extrémités d'un côté de 400 mètres de longueur, on élève à ce côté des perpendiculaires AP et BQ (fig. 16). On prend sur ces perpendiculaires des parties AD , BE égales à 50 mètres , et sur leurs prolongements^ des parties DP et EQ de 30 mètres. Par les points D et E on mène des parallèles DG et EH à la ligne AB , et de 60 mètres de longueur. Après cela, on mène les lignes. AG, BH: ce sont les faces des redans. On élève ensuite au milieu de AB une perpendiculaire IC de 50 mètres de longueur, et l'on joint le point G avec les points P et Q; on prend sur ces lignes les parties GM et CN égales à AG. Puis, afin d'obtenir des flancs assez rapprochés des saillants pour que ces saillants en reçoivent une bonne défense, on abaisse des points G, M, N, H des perpendiculaires sur les lignes de défense , et Ton joint les flancs par de petites courtines. Tel est , après le tracé k bastions ordinaire, celui qui réunit le plus d'avantages', tracé qui était enseigné a l'Ecole du Génie établie à Metz , mais qui a contre lui un peu trop de complication , et de ne pouvoir pas être employé sur toute espèce de terrain.
Le tracé à redans bastionné a, sous un certain point de vue, de l'avantage sur le tracé bastionné ordinaire. Supposons deux fronts sur les lignes AC et BC de la figure précédente, tracés par les principes du n*" 21 ; il arrivera que les redans du tracé qui nous occupe auront plus de capacité que les bastions de l'autre tracé, et que le flanc Mm aura plus de longueur dans le premier que dans le second, ce qui est très-convenable, puisque c'est ce flanc qui défend le point d'attaque ; et, au contraire, le flanc Ggf sera plus petit dans le tracé à redans que dans le tracé bastionné, ce qui est encore convenable, puisque ce flanc dirige ses feux sur un point qui n'est pas très-exposé.
Le tracé à redans bastionné ^era donc, en pays plat, le
meilleur à employer : je dis en pays plat, parce que malheureusement ce (racé est donné en nombres, et, par cela seul^ est peu propre à être employé sur un sol accidenté.
41. Le tracé précédent, celui de la ligue à crémaillère établie entre deux ouvrages principaux, et celui de la ligne à queue d'hironde avec les modifications que nous y avons apportées, jouissent de l'avantage notable de ne pouvoir être attaqués que par des saillants assez espacés pour être en petit nombre, et par conséquent faciles à garder. Dans la construction de l'ouvrage, on peut porter tous ses soins sur ces parties importantes, et augmenter leur force par tous les moyens connus à la guerre, et dont nous parlerons par la suite.
42. L'avantage que nous venons de remarquer est si important, que nous poserons pour quatrième règle générale: