CHAPITRE SIXIEME iVt
soa nari aux eaux de BiixtoD, dans le Derbyshire. It était Taléludmaire et avait g^té uAe santé assez boone à fcMrce de se croire malade et de se traiter commetel.
Ne pouvant me résoudre à quitter F Ang^leterre sans avoir vu cette respectable femme, et le ministre d'Amérique, qui pouvait prendre ma place pour le retour, étant arrivé, je proposai à mes comparons de voyagfe de partir sans moi. Quand ils se mirent en ekefldin pour revenir en France, je partie pour Buxtott» J'y passai plusieurs jours avec la famille de Spencer. Nous, allâmes voir plusieurs objets de curiosité, entre autre le château de Ghaswortk, qui appartient a» duc de Devonshire, son g^endre, et où. le maréchal àe Tallard est resté prisonnier après la bataille d'Hock^* stœdt ;. je visitai aussi des cavernes fameuses par leurs stalactites, cpài sont de plusieurs couleurs. Aprè^ avoir passé quelques temps très ag^ablement avec les Spencer, je retournai à Londres.
Plusieurs Français s'y trouvaient, et notamment le duc d'Orléans, qui s'est montré un scélérat si atroce depuis^ et n'était dans ce temps4à qu'un homme de plaisir. Le duc de &uines y était venu avec ses frlles; il' s'était fait des amis^en Angfleterre depuis son ambas* sade, et ii y était très bien reçu. On y voyait aussi le marqtiis^ de Gonflans, homme de beaucoup de talent et d'esprit, mais qui faisait parade de plus de vices qu'il n'en avait, immoral par principe, et se plaisant
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à braver tout ce qu'il appelait préjugé, mais obligeant, menteur sans être faux, ivrogne sans aimer les vins, et libertin sans tempérament. Cet homme extraordinaire, bien traité à la cour sans y avoir jamais pu rien obtenir, dont tout le monde disait du mal et qu'on était charmé de voir, me proposa de revenir ensemble par Dieppe et de m'arrèter chez lui au Vaudreuil, dans une charmante terre qu'il possédait sur les bords de TEure. J'acceptai cette proposition. Nous allâmes coucher au Vaudreuil, où je passai deux jours.
Pendant que nous y étions, M. de Gonflans reçut une lettre de la marquise de Goigny, sa fille, datée de la veille de la Pentecôte, qui lui mandait qu'il était fort question d'une promotion de cordons bleus pour le lendemain. Je craignis d'avoir été oublié, et je partis de suite, au moins pour me plaindre si je n'étais pas nommé. Auprès de Mantes, un courrier m'ayant reconnu fit arrêter ma voiture pour me demander si je savais que je venais d'être compris dans la promotion des chevaliers de Tordre. Il avait vu la liste et était sur que mon nom y figurait. Il m'en nomma plusieurs autres, et quoiqu'il n'eût pu se procurer une liste, il m'affirma que nous étions vingt. Je le remerciai et partis.
A la poste à Saint-Germain, une lettre de mon secrétaire m'apprit qu'on avait envoyé un courrier pour moi sur la route de Galais, et que dans le doute que