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mais ce livre, dont le dos porte pour titre : Livre d'Heures^ et qui est conservé précieusement dans l'une des Bibliothèques publiques de Paris, n'est autre chose que l'Histoire d'Emestine , roman de M»* Riecoboni. Elle accueillit et pensionna un grand nombre de philosophes. Ce ne fut pas sa faute si elle ne parvint pas à ouvrir les deux battants du grand salon de VersaiUes au nom de Voltah^; elle visita le tombeau de Rousseau I comme le constatèrent les Mémoires de Bachaumoni^ du 14 juin 1780. Elle travailla activement à rappeler au ministère Choiseul , le destructeur des Jésuites , le plus immoral et le plus prodigue des secrétaires d'État sous Louis XV; elle proposa de Brienne pour l'archevêché de Paris, et le poussa au timon des affaires, quoiqu'il fût épuisé de débauches et passât pour être athée. Elle honora de sa présence, remarque le comte de Ségur (t. I. p. 135), toutes les courses de chevaux, et encouragea par là les folies des parieurs qui s'y ruinaient. M"* Campan va nous fournir d'autres traits non moins caractéristiques. Tous les gens riches et tous les gros joueurs se pressaient autoiu* de la table de jeu chez la reine ; elle occasionna ainsi bien des perles considérables. Elle courait les bals masqués et fi'équentait les théâtres, ne rentrant jamais qu'à des heures indues, et avançant quelquefois l'aiguille de sa pendule pom* prendre plus tôt congé du roi. Passionnée pour le théâtre, elle en constniisit dans ses appartements un petit où elle était tour à tour actrice ou spectatrice, et cela jusqu'à deux fois par jour. Le soir, à défaut de spectacles , elle donna des concerts en plein air et établit l'usage des promenades dans les bosquets. Le jour, elle se plaisait beaucoup à se récréer àTrianon, à y examiner les chaumières, les fabriques, les bergeries qu^elle avait fondées, et à voir traire les vaches et pêcher dans le lac. Tout cela était entrecoupé de conversations où l'on relevait la chanson nouvelle, le bon mot du jour, tontes les petites anecdotes scandaleuses, la chronique des spectacles. Marie- Antoinette en était venue à oubUer sa majesté de reine et sa dignité de femme ; elle avait confondu l'étiquette avec la réserve , la familiarité avec la folàtrerie , la gaieté avec la MvoJité. Elle fut téméraire jusqu'à l'imprudence ; du soupçon on passa à la calonmie ; elle brava la rumeur pubUque. De bonne heure elle perdit tout droit à la considération et au respect dus à son rang , à son Age, à sa beauté, à ses grâces , à son sexe. Elle fiit traitée partout comme ne le fut aucune reine ; il ne lui resta plus de domicile , plus de retraite contre les
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avanies. Le cardinal de Rohan pénétra dans ses jardins de Trianoa où il n'était pas invité.; la Dubarry s'assit sur le même banc qu'elle dans une des promenades nocturnes de Versailles; un soir ce fut im oommis , un autre un simple militaire qui se permii'ent de l'apostropher sans &çon« Môme licence dans ses salons. Necker, raconte Montyon ( i ), eut la hardiesse de lui prendre et de lui baiser la main; le doc de Fronsac la bernait; le comte de Yaudreuil cassa la queue de billard dont elle s'était réservé l'usage et à laquelle elle tenait beaucoup; le baron de Besenval, malgré ses cheveux blancs ^ loi fit une déclaration d'amour dans toutes les formes ; le duc de Lauzun fut aussi entreprenant; la Pompadour les eût empri- Sigillés y la Dubarry les eut souffletés ; Marie-Antoinette leur pardonna leur insolence. Toutes ses actions furent flétries; les chansons s'en emparèrent; elle en connut les auteurs et ne les inquiéta pas. Cette impunité aiguisa tous les traits de la malveillance. La reine ne se corrigea pas; elle fut sourde à tous les avertissements ; la plus détestable réputation fut sa punition. Ce fut Louis XVI qui lui porta le coup dont elle ne se releva que pour succomber sous le fer de ses assassins. D'un mot il pouvait assoupir la fameuse Affaire du Collier. Uest donc responsable de tout le scandale qui en rejaillit dans le inonde entier. Il contribua ainsi à déshonorer la reine.
C'était une grande iaute comme époux^ comme chrétien. Un chrétien doit éviter de donner des scandales. Louis XVI est donc coupable de n'avoir pas épargné le tort immense que les débats de l'AlTaire du Collier firent à l'Église de France ^ au collège des cardinaux. Comme chrétien^ on attendait beaucoup de sa piété et de son zèle. Dans son gouvernement il n'employa et ne consulta que des gens sans religion; Necker était, de tous ses ministres, celui qui avait conservé le plus de principes religieux, ce fut celui cependant qu'il accueillit le moins favorablement; il ne choisit qu'un ministre parmi les pfélats prônés, et ce pontife, Louis XVI savait qu'il était athée. Amis et ennemis des Jésuites convenaient ouvertement que les J^ites n'étaient pas remplacés, et que l'éducation se ressentait de leur destruction. Rien ne s'opposait à leur rétablissement : les éviques, les philosophes, les pères de famille le désiraient. En lais-
(1) Particularitéê et observations sur les ministres des finances de France f 18iS,
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sant les Jésuites dans la misère et l'inaction ^ Louis XVI oonsacrait l'injustice de Louis XV , contristait la majorité de ses sujets et contribuait par là à pervertir et cori'ompre les mœurs et le goût de là jeunesse abandoimée à des gens sans religion , sans mœurs et sans aucune teinture des lettres. Louis XV avait pu ne pas prévoir les conséquences de la destruction des Jésuites. Pour Louis XVI , l'illusion était impossible. Il prouva qu'il n'avait pas saisi l'esprit du christianisme.
Avaitril donc besoin d'une forte dose de génie pour régner? Non. Il pouvait contempler en Angleterre les entraves que les Chambres apportaient à tous les projets du gouvernement; en Suède , la facilité avec laquelle Gustave III, par la seule force de sa volonté, et une poignée d'hommes dévoués , avait anéanti une puissante aristocratie; en Prusse , la prépondérance que Frédéric II avait méritée par l'empire qu'il exerça sur son armée; en Autriche , les inconvénients et les funestes conséquences de réformes intempestives , ridicules , tyranniques, inutiles, tentées par Joseph II; en Pologne, l'avilissement d'un roi qui n'était que le premier de ses sujets; en Espagne et en Portugal , l'abus que des ministres absolus faisaient de leur autorité; en Suisse, les perpétuelles révolutions des républiques. En France, il avait vu sous Louis XV les dangers de guerres inutiles , l'impéritie et l'improbité des hommes d'esprit dans un conseil , et l'usurpation et la mutinerie des parlements. Il avait sous les yeux un curieux échantillon de gouvernements. Il ne lui restait qu'à choisir. Malheureusement il ne se créa aucun plan , ne s'an^êta à aucim système , ne s'attacha à aucim homme. 11 ne chercha point à dominer son conseil; il ne s'en laissa point subjuguer. Il ne protégea ni ne seconda ceux qui se dévouaient à lui. Il ne fut pas impitoyable pour la nullité, ne sut point tolérer l'immorahté en faveur d'ime capacité incontestable. Il ne s'adjoignit que des individus dont il réprouvait les principes; il ne se confia point dans ceux qu'il élevait. Ni les hommes , ni les circonstances ne lui firent échec; il n'en tira aucun parti. Il acheta très-cher des consciences qu'il aurait eues poiu» rien ; il tenta de séduire quand il aurait fallu réprimer. Il préféra souvent les avis d*un courtisan aux arrêts d'un ministre. L'intrigue l'emporta chez lui sur la politique. Il suffisait de l'importuner, de le brusquer pour l'amener à rétracter tout ce qu'il avait signé. Il manqua en tout temps de fermeté; quand il sortait de son indécî-
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^,(f&tàl (oujottfs pour multiplia les obstacle^ qui n&idgaient sot» ses pas ^ et paralyser ses aôtes. Toutes ses mestœes avortaient; car flpès avoir dit oui , il disait non , et son non était bientôt suivi d'un cm. n avait si souvent rapporté ce qu'il avait promulgué , improuvé cequll avait approuvé, qu'on s'accoutuma h ne tenir auctm compte de ses paroles; il perdit tout droit à la considération et au respect dos à un roi et à un homme mûr. Il devint un jouet pour tous ceaxqui rapprochaient et le connaissaient. Leur insolence était aussi grande que publique. «Le roi ne veut pas permettre la représentation de ma pièce, criait à haute voix l'auteur du Mariage de Figaro; donc on la jouera.» Le comte de Lauraguais, raconte Ségur (t. I. p. 136) , appelait les lettres de cachet qu'il s'était attirées, par la hardiesse de ses propos et par l'originalité audacieuse de ses écrits, $a correspondance avec le roi^ et il se promenait tranquillement dans des endroits où se trouvait la cour , et dont 11 était exilé. Une pareille licence peint un règne.
Lotds XVI avait hérité d'une autorité sans bornes; il se hâta de la partager en rappelant les parlements. C'était se créer des obstacles insurmontables pour toutes les innovations qu'il tenterait, les mesures qu'il projetterait; c'était aussi perdre le mérite de tout le Ken qu'il aurait fait, et dont on n'aurait tenu compte qu'à lui seal, s'il eût conservé intact le pouvoir formidable de tout faire que lui avait laissé Louis XV.
n était roi; il devait donc favoriser tous les principes sur lesquels repose la monarchie et s'opposer à tout ce qui peut la déconsidérer et l'affidblir. Cependant il contribua puissamment à l'indépendance des États-Unis; il accueillit à sa cour et choya tous ceux qui avaient coopéré à l'établissement de cette république, leur permit d'en porter l'ordre , et, dans ses promotions, leur donna la préférence sur ceux qui n'avaient pas quitté la France. C'était jeter un germe de rfpuUique dans ses États; il le féconda. Il laissa ouvrir les clubs, oft chacun eut le droit de tout dire ; il accorda la même licence aux joiinialtstes. n 8ou£Brit que les OEuvrei de Voltaire se vendissent partout; il fut même l'un des premiers souscripteurs de l'édition pidAée par Beaumardiais , si j'en crois la lettre de Dalembert au m de Pmsse, du 13 décembre 4782, bien que le clergé en eût itttamment demandé la suppression- dans l'intérêt de la religion , des mceurd et du trône. Il finit par engager tous les éerivatns à
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éclairer le gouvernement de leurs conseils^ et à aiq[>rofondîr toutes les affaires de la politique. Octroyer la liberté de tout dire et de tout imprimer^ c'était se mettre dans la nécessité de réprimer tous les abus qui seraient signalés, d'embrasser toutes les réformes qui seraient proposées : autrement, c'eût été une niaiserie ou une duperie.
Or, de tous les abus contre lesquels on déblatéra journellement, soit dans les clubs, soit dans les journaux, les plus révoltants étaient les privilèges énormes de la noblesse, et les dilapidations scandaleuses des deniers de l'État.
Loin de diminuer les privilèges de la noblesse, Louis XYI les augmenta ; il érigea le fait en droit. 11 se détermina à réserver à la noblesse tous les biens ecclésiastiques, depuis le plus modeste prieuré jusqu'aux plus riches abbayes, remai-que M"* Campan ( t. I. p. 239). 11 n'accorda presque aucun évôché aux roturiers, conune le prouve VAlmanach royal. Disposer d'un revenu de cent quatrevingts millions en faveur des nobles, c'était sans doute se créer im parti puissant dans le haut clergé , mais c'était aussi faire de la cupidité un des motifs de vocation, et favoriser par là les scandales qui devaient résulter nécessairement de ces ordinations intéressées. Ce qui porte à croire que la plupart des nobles n'embrassaient l'état ecclésiastique que pour s'y enrichir, c'est que depuis qu'il n'y a plus de bénéfices à donner, on ne voit plus de nobles entrer dans les séminaires, de sorte qu'aujourd'hui qu'un évèque a mille peines à entretenir deux pauvres bétes pour ses courses pastorales, il est aussi rare de rencontrer parmi les prélats un noble qu'il l'était d'en apercevoir de roturiers sous Louis XVI. U adopta le même principe pour son armée. Il pubUa un édit qui déclarait inhabile à parvenir au grade de capitaine tout officier qui ne serait pas noble de quatre générations, et interdisait tous les grades militaires aux officiers roturiers, excepté à ceux qui étaient fils de chevaliers de Saint-Louis. Puis il autorisa les coups de plat de sabre pour châtier les soldats. Par là il indigna et mécontenta presipie tous ceux qui étaient sous les drapeaux ou avaient envie de s'enrùler. L'injustice paraissait d'autant plus criante qu'il ne comblait la noblesse de faveurs qu'au moment où il laissait Beaumarchais démasquer et flétrir ses turpitudes, son ineptie, son insolence, son inunoralité^ ses intrigues , ses bassesses , son inciu:able cynisme , et son impertinente ingratitudç.
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A son aTénement au trône ^ Louis XVI trouva un déficit de quarante millions à combler; c'était un merveilleux prétexte pour examiner les affaires de l'État et commencer toutes les réformes possibles. Ce fut le moindre de ses soucis. Il entreprit bientôt inutilement une guerre qui porta le déficit à plus d'un milliard. Cette fois, ce qui n'avait été d'abord été qu'un motif , devenait une nécessité. Louis XVI supprima à la vérité quelques places , mais il en dédommagea amplement les titulaires; il renvoya beaucoup de domestiques inutiles, mais peu rétribués, et il conserva grand nombre de dignitaires^ encore t>lus inutiles, mais magnifiquement entretenus. II licencia toute sa maison militaire, sous prétexte d*économie , sans songer que c'était le corps d'armée dont la solde était la plus faible. De pareilles réformes sont imperceptibles pour le budget. U avait à sa disposition les Tuileries, Versailles, Fontainebleau, Compiègne, Saint-Germain, Choisy, Marly, Trianon, la Muette; il ne se contenta pas de ces palais et de ces maisons de plaisance qui avaient suflB à la splendeur de ses prédécesseurs. U acheta donc pour lui Rambouillet dix-huit millions; l'Ue-Adam près de neuf millions; le Clermontois plus de sept millions; l'hôtel Beaujon, à Paris, un miUion passé; puis^ pour la reine, Saint-Cloud six raillions; pour Mesdames, Bellevue, 754,337 livres , outre une villa à Montreuil et un hôtel à Versailles. On évalue à quatre-vingts millions le montant des acquisitions qu'il fit sans y être obligé , et pom* son seul agrément, et sans s'informer s'il était en état de payer de pareilles superfluités. En même temps il doubla l'apanage de la reine , de ses tantes, de sa sœur , de ses frères, et satisfit tous leurs créanciers. Il les accoutuma à ne mettre aucune borne à leurs goûts et à son indulgence. £n fournissant à ses proches les moyens de vivre loin de lui , il brisa les liens de famille, dispersa la cour et contribua à former autant de pai*tis qu'il y avait de membres dans la famille royale. De plus ces acquisitions, il fallait d'abord en acquitter le prix, puis pourvoir à leur embellissement et à leiur entretien. C'était donc occasionner des frais énormes et perpétuels à l'État, à une époque où les contrôleurs généraux ne savaient com» ment aviser au plus pressé. Tous les princes étrangers, tous les courtisans trouvèrent continuellement dans Louis XVI un roi disposé, soit à leur avancer des fonds considérables , soit à payer leurs dettes^ soit à les accabler de. sinécures et de gratifications.
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Ils obtinrent dé lui à peu près tout oe quild se donnèrent la peine de demander. Il suffisait de l'importuna pour en arracher autant de milliers de francs qu*on en désirait. Il lui arrivait mAme souvent de prévenir les postulants. Il porta à vingt-huit millions la liste des pensions auxquelles il serait bien difficile d'assigné des titres. Lee ministres reçurent de loi une centaine de mille firance pour se liquider; à peu [Hrès autant, en guise de gratifications, outre d'énor* mes appointements, et pour retraite des pensions pour eux et leurs enfants , proportionnées au mal qu^ils avaient fait et au scandale par lequel ils s'étaient signalés. Ces profusions ne sauraient être comparées qu'au désordre des finances. Ce ne fût qu'en 1788 que Louis XYI eut l'idée d'arrêter les états au vrai des exercices de 1776 à 1780. n avait donc négligé le principal, le plus impcnrtant de ses devoirs. Ni le temps ni les hommes ne lui avaient manqué; il fut maître absolu depuis 4774 jusqu'en 1789, et disposa, pendant cet intervalle , des lumières et du concours de Terrai, de Turgot, de Clugny , de Taboureau, de Necker , de Fleury , de d'Ormesson , de Calonne , de Fourqueux, de Brienne, en qualité de contrôleurs gêné» raux. Il était jeune, bien frais, bien gras, bien portant, très4n»truit, doué d'une mémoire prodigieuse et d*un jugement trèfr^sùr> comme l'attestent Bertrand- Mole ville (1) et Dumouriez (t. H. p. 139), sérieux, apte à toute espèce d'études, et, par un miracle de la Providence, cette passion qui nuit à tant de réformateurs, et qui est comme une seconde nature chez les Bourbons, il n'en fut ni trouUé, ni tourmenté. Rien ne s'opposait donc à ce qu'il jouAt le plus beau rôle qui ait été réservé à un roi en France ; bien plus, tout l'y poussait. Sans doute , en abolissant les privilèges , il irritait quelques milliers de libertins qui en jouissaient, mais il captivait pour toujoius des millions d'individus qui étaient las de leur joug. Les nobles s'étaient rendus si méprisables qu'il y avait autant d'abjecticm que de folie à ne pas en purger la cour et les administrations* Louis XYI avait les lettres de cachet pour se débarrasser des impo^ tinents ; il avait la Bastille pour châtier les séditieux. Il était sAr de l'appui de tout le peuple , dans le cas où il aurait eu besoin de recourir à la force. En finir avec eux, telle était sa mission* Il s'était engagé à la rempUr ; car en autorisant Necker à publier son Compte-
0) Métmirti, 4SM, Ion. I , pat. tn.
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rendu , il avait fixé l'attention de tous les esjMits sur l'emploi des flnanoes , les avait initiés à tous les .arcanes jusque-là impénétrablee de la recette et de la dépense , et avait ainsi démontré la possibilité ^ Turgence dee innovations. Négliger de les tenter , c'était une laute impardonnable. Il avait le glaive pour punir et le sceptre pom* gou* ▼erner. Comme roi absolu^ il était responsable de tout le mal qu'il avait commis et de tout le bien qu'il n'avait pas opéré , ses ministres étant censés n'être que des instruments sous sa main et traversant la salle du conseil presque aussi vite que les petites pen^nnaires da Parc -aux -Cerfs sous Louis XV. On ne s'attendait pas à ce qall ne tomb&t dans aucune bévue, frappât toujours aussi juste que fort, à une époque ou l'on regardait conune perdue la journée où Ton n'avait point ri ; mais on exigeait et on avait droit d'exiger que sa volonté se traduisit en actes, et que son amour du peuple ne ressemblât pas à du quiétisme.
Quand on remonte aux causes de la révolution , on fait peut-être ime part trop large à l'Encyclopédie , aux ouvrages de Voltaire , de Rousseau , de Diderot, de Raynal. Voltaire avait exercé une immense influaice sur les idées ; mais il avait été le panégyriste et le courtisan de Louis XV , le flagorneur de toutes ses maîtresses , l'adulateur de tous ses ministres passés, présents et futm*8, et l'un des phis infatigables soutiens de la monarchie , au point qu'il ne chercha à détruire la rehgion que pour enrichir de ses dépouilles la royauté. Tous les écrits des philosophes avaient paru sous Louis XV, sans l'ébranler. Il est digne de remarque que les OEuvres complètes de Fobotre, éditées par Beaumarchais, et tant prônées sous Louis XVI, n'airent aucun succès; elles ne sont pas encore épuisées aujourdTuii. Quand Louis XV prévit le danger où pouvaient l'entraîner les Portements , il les anéantit , grâce à sa maison mihtaire. 11 s'était ftvili comme homme , mais il était resté roi et était parvenu à une antorité illimitée. U avait accordé bien des pensions, mais il ne 'm payait pas. Il ne laissa qu'un déficit de quarante millions. C'était ^utt bagatelle. Louis XVI ne fut donc pas le martyr de la royauté ; il ne fut que la victime de ses fautes. Elles lui sont toutes person- ^les. C'est lui qui a préparé la révolution , c'est lui qui l'a brus- V^- Enccmvoquant les états généraux , il confessa qu'il n'avait pas ^oohi faire ce qu'il devait faire ; les charger de parfiaire ce qu il avait 'o^ d'essayer , c'était l#ur abandonner le pouvoir ; dévoiler l'im*
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puissance de la monarchie , c'était en proclamer Tinutilité : de là à la déchéance , il n'y avait qu'un pas. Il ne restait plus à Louis XVI qu'à parer ce coup; il s'obstina dans l'inaction. Tout autre que lui se serait tiré d'embarras à force d'énergie et de prudence; il aggrava sa position déjà si difiBcile. Il abandonna le Livre rouge; c'était publier sa confession générale ; Prudhomme n'avait pas tort de le regarder comme le catéchisme des amis de la révolution. Oa en releva tous les détails j tous les chiffres ; on fut indigné d'apprendre qu'en sept ans les acquits de comptant s'étaient élevés à plus de huit cent cinquante-six millions. De pareilles révélations provoquaient un châtiment. Cependant on ne désirait ni on ne complotait pas encore la mort du roi. Des hommes pleins de courage et dévoués jusqu'à rhéroKsme l'auraient sauvé s'il avait profité de la popularité qu'il avait méritée pai* ses vertus privées. Il refusa de les seconder. Ils n'eurent plus d'autre parti à prendre que d'errer sur la terre étrangère. Louis XVI avait lancé son navire dans une mer semée de rochers et de tempêtes. C'était le moment de se tenir debout à l'avant de sa nacelle, de se roidir contre les obstacles, de détruire les factions, de déployer toutes les puissances de sa virilité, d'épuiser toutes ses ressources , d'abonder au moins une fois dans son sens. Dieu illumina d'éclairs les écueils contre lesquels il allait échouer, et lui montra lesort qui l'attendait. Louis XVI se persuada , racontent Bertrand-Moleville (t. II. p. 43) etDumouriez (t. II. p. 139), que sa destinée était d'être assassiné. Il n'avait pas vécu en roi ; il lui était réservé de mourir en roi. Il devait à sa race, à son rang, à sa famille, à sa nation , à sa religion de tenter l'impossible et de ne pas se désespérer. Les rois mérovingiens s'étaient laissé couper les cheveux ; attendre le fer du bourreau n'était pas d'un roi capétien. Louis XVI n'eut pas de confiance en Dieu , Dieu l'abandonna ; il n'eut point de confiance dans sa nation, la nation l'abandonna, puisqu'il avait manqué toutes les occasions de s'illustrer et de se sauver. Roi absolu , il avait tout laissé dire et tout laissé faire à une poignée de vauriens titrés; roi déchu , il laissa tout dire et tout faire à une poignée de vaiu*iens plébéiens. Ceux-là l'avaient bafoué , ceux-ci le tuèrent. Son indolence l'avait (létrAné ; ne pas en prévenir les résultats , c'était un crime devant Dieu et devant la France. Au lieu de livrer à des scélérats , avec la douceur d'un agneau , le descendant de Louis XTV et de saint Louis, n'eût-il pas mieux valu mille fois que Louis XVI périt l'épée à la
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main^ à la tète de ses gens? Ce trépas eût racheté toutes les fautes de son règne. Louis XVÏ ayant tout fait pour préparer la révolution , et n'ayant rien risqué pour en éviter le terme fatal , n'est donc ni un saint; ni un martyr, comme on n'a cessé de le répéter. La postérité le jugera sévèrement, parce qu'il avait reçu du Ciel tout ce qu'il fallait pour réussir, qu'il a eu la conscience de tous ses actes , et qu'il a deviné toutes les conséquences des principes qu'il avait adoptes.
Quel âge d'or pour les ministres peu délicats et philosophes!
8i nous en croyons Duclos, le comte d'Argenson, auquel Diderot et Dalembert dédièrent ÏEnq/clopédiey étant ministre de la guerre , ne songea jamais qu'à étendre son département , et, comme Caten , il concluait toujours pour la guerre, parce qu'il y trouvait son profit, n créa inutilement une multitude d'officiers généraux qui surchargèrent et embarrassèrent les armées, dévorèrent les approvisionnements par te luxe et ruinèrent les finances. Tous les gens du métier raccusèrent d'avoir perdu le militaire. Sans être avide d'argent pour lui-même, il obéra l'État par les fortunes immenses qu'il prociu'a dans les vivres, les hôpitaux à ses milliers de créatures, indépendamment du brigandage de sa familte. D'ailleurs affranchi de tout principe moral, le bien et le mal lui étaient indifférents. L'intérêt fut son seul mobile d'action. Chamfort prétend qu'il se jouait de sa propre honte et qu'il disait : « Mes ennemis ont beau faire, ils ne me culbuteront pas ; il n'y a ici personne plus valet que moi. »
Séchelles, Moras, Boulogne et tous les contrôleurs généraux qui leur succédèrent, remarque Duclos, ne songèrent qu'à s'enridnr ou à gorger d'or leurs créatures et leurs parents. Si la Pompadoor paya pour quatre cent mille Uvres de dettes de son père, et à elle eut im traitement de six cent mille livres. M"* du Hausset (p. 13 et 61) nous apprend qu'elle en fut redevable à Machaut, qui comprit que, pour rester au pouvoir , le meilleur moyen éteit de faire sa cour à la favorite en lui donnant tout l'argent qu'elle désirait Tous les contrôleurs génémux suivirent cet exemple, sans s'ou- Hier eux-mêmes, bien entendu.
De Silhouette ne parut que huit mois au contrôle général des finances; il n'en sortit pas aussi pauvre et aussi honnête qu'il y était entré, a II acheta des héritiers d'un traitant, raconte Grimm, dans tt Cùrregpondance litléraire d'octobre 1770, une ancienne prétention
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de six cent mille livres qui avait été engloutie dans la banqueroute générale du temps du système de Law; il en fit l'acquisition pour six mille livres. Nanti de ces papiers en qualité d'acquéreur, il trouva, en qualité de ministre de la justice du roi et de la plus urgente nécessité de l'État > de les acquitter à leur valeur primitive ; et après les avoir fait payer au trésor royal, en qualité d'homme qui sait calcule]* , il les prêta au roi à fonds perdu sur sa tète et sur celle de sa femme, -et se fit , moyennant six mille livres, ime fois payées, une rente viagère de soixante mille livres par an, »
De Laverdy ne fut pas plus gêné, quoiqu'il eût manifesté Tintention de ne pas augmenter ses capitaux pendant le temps qu'il serait au pouvoir. Il fit faire à son beau-père, fort riche et retiré du comr merce des draps , une seconde fortune plus considérable que la première. Il eniichit ses beaux-frères et toute sa famille. Mais il eut soin de ne pas oublier son avenir. Quand il se chargea de la gestion des finances, il possédait peu de biens; il ne se retira cependant qu'avec deux cent mille livres de rente qu'il put dépenser dans un hôtel que lui avait donné Louis X V , et qu'il avait rebAti et agrandi aux dépens du trésor. C'est d'Angerville (t. IV. p. 423) qui nous a fourni ces détails.
Le sous-diacre Terrai était parvenu à se créer un revenu de onze à douze cent mille hvres, grâce à ses dignités et à ses bénéfices. U ne négligea aucune occasion d'augmenter cette inunense fortune. U se vantait de faire argent de tout. Ce fut lui qui organisa la compagnie privilégiée pour le monopole des blés; il s'associa Louis XV pour être plus sûr de l'impunité de ses déprédations. Il faisait la hausse ou la baisse des grains dans la capitale comme dans les provioces. Tantôt il empêchait la circulation des blés, tantôt il la favorisait, suivant l'intérêt qu'il y trouvait. Quand ils étaient à bon marciié, il en achetait beaucoup; il les mettait en réserve dans son château où ils arrivaient par im chemin magnifique, qui avait coûté de 4 à 500,000 livres à TÉtat, quoiqu'il n'y eût que Terrai qui s'en servit. En avait-il une grosse pi*o vision, il interdisait l'exportation, et envoyait vendre sa denrée dans les localités où elle était montée à od prix excessif. Une fois il ne s'en défit à Sézanne qu'à vingt-cinq livres le setier. Grâces, emplois, justice, il n'accordait rien qu'au poids de Tor. Kâmé un jour, dans le cpnseil , d'avoir laissé sa maîtresse toucher un pot-de-vin de 150,000 hvres pour la signature
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d'an bail de forges , il rompit en visière avec raccusée^ mais il exigea la soiame stipulée > qu'il porta au trésor royal pour le compte du roi, afin d'en obtenir plus fieusilement son pardon. Pour le renou- ▼ellement du bail des poudres , il accepta une inscription de trente raille livres de rente, outre un présent de trois cent mille livres. Le secret fut ébruité. Le roi bouda d'abord. Terrai se hAta d'oITrir le pot-de*vin à la Dubarry, et tout fut oublié. U érigea toutes les niagi^tratures en titres d'office, afin de les vendre h l'enchère en bloc ou en détail. Comy, Israélite de Metz, fort riche et intrépide spéculateur, alnanue sur ces entre&ites auprès de Terrai, qui lui propose d'ach^ ter les charges municipales et les droits domaniaux de son pays, moyennant deux millions pour lesquels il aura le droit de former une coiiq[iagnie de finances. Comy accepte et dépose la somme dont tti est convenu. Terrai retira sa promesse et garda l'argent. Comy m fâcha inutilement; il se brûla la cervelle pom* échapper aux reproches de ses associés. Le renouvellement du bail des fermes valut i«W,000 livres à Terrai; mais Louis XVI, en le disgraciant, les lai redemanda , ainsi que les sommes consacrées à paver le chemin de son château. Louis XY fermait les yeux sur cette conduite qui indignait toute la nation. Terrai étalait un luxe prodigieux ; son lit seul était estimé 80,000 livres. On disait qu'en dix-huit mois sa maîtresse avait gagné 1 ,800,000 livres à trafiquer de sa signature. Quoique tous ces faits fussent connus , Terrai n'en aspirait pas moins à devenir cardinal; il aurait volontiera acheté la pourpre 500,000 livres, fl pouvait tout oser, parce que Louis XV lui donnait carte Uandie. Nul ne plut davantage à la Dubarry . Elle déclara qu'elle ne le renverrait jamais, parce qu'il ne la laissait jamais dans le besoin. En eSbt, il la gorgeait d'or et acquittait régulièrement tous les bons du roi. On prétend qu'il en paya pour 180 miUions en deux ans. C'est ce qui explique la durée de son ministère. Il déploya d'incontestables talents; les moyens qu'il employa étaient dignes de la fin i toqnelle il visait. Telle est l'idée que Coquei*eau nous inspire de Tenais et son témoignage est confinné par tous les mémoires du temps.
De Calûiuie avait toijgours dépensé au delà de son revenu, et sa vie disrâpée n'était xm secret pour personne. Dans im entretien avec de Macbaut, ancien coutiôleur général et garde des sceaux , il lui parla de la situation des finances , a voua qu'elles étaient dans un état
GXVI LES GOÎTRS ET LES SALONS
déplorable , et qu'un honnête homme avait peine h se charger de cette administration; qu'il ne s'y était déterminé que parce qu'il y avait été forcé par le désordre de ses affaires personnelles; cpie, quand il était arrivé au contrôle général , il devait deux cent vingt mille livres exigibles; que, dès les premiers moments^ il avait donné au roi connaissance de son embarras et lui avait représenté qu'un ministre des finances avait bien des moyens d'actjuitter une telle dette ^ sans que Sa Majesté en fût instruite; mais qu'il préférait une voie franche; et que le roi , sans lui répondre, avait été prendre dans son secrétaire des actions de l'entreprise des eaux, et lui en avait donné pour deux cent trente mille livres; et Calonne ajouta qu'il avait trouvé le moyen de se liquider et avait gardé ses actions des eaux. On a prétendu que ces actions étant tombées de prix, Calonne avait employé des sommes du trésor pubUc, destinées à soutenir le cours des fonds publics , à relever celui de ces actions qui étaient une propriété particulière , et qu'il avait fait acheter de préférence les actions qu'il possédait à im taux supérieur à celui qu'elles avaient alors. Quoi qu'il en soit. Galonné mérita d'être jugé avec sévérité à cause de l'énorme et scandaleux gaspillage de la fortune publique qu'on doit reprocher à ses intrigues, à sa lâche complaisance ^ à sa coupable négligence, qui était telle que , quand il rendit son portefeuille , il y avait dix mois qu'il ne s'était informé du montant de ses dépenses, qui chaque jour dépassaient un million. 11 ne sut jamais rien refuser aux favoris. Ce fut lui qui poussa le roi à payer les dettes du comte d'Artois et de bien d'autres, comme le prouve le Livre rouge. 11 prêta ou donna plus de 800,000 livres au comte de Vaudreuil(l).
De Brienne avait toujours été criblé de dettes ^ quoiqu'il eût plus de deux cent mille livres de rente , parce qu'il fut toujours livré aux plaisirs, comme on pouvait l'attendre d'un archevêque prôné par les philosophes et qui passait pour être athée ,' et épuisé de débauches. Les femmes et les philosophes le poussèrent au contrôle général. Il est accusé d'avoir recelé dans son palais ime religieuse qu'il avait séduite et qui vendit toutes les grâces dont il disposait. Ce n'est pas le seul reproche qu'il ait mérité. « Il voulut , raconte Montyon , créer
(1) Letis , pag. 79. — Montyon, p«g. «67 à SOI. — Besenyal, tom. IIÎ, pag. «17.— Soulaf ie , (om. III » pag. «45. ^ Mirabeau et La Marck, tom. 1 , pag. 57.
AU XmV SIÈCLE. CXVII
de nouveaux offices d'agents de change^ d'autant que les poiu!*vu8 de ces offices avaient fait des fortunes énormes dans le trafic des fonds publics. Comme ils désiraient éviter d'avoir des concurrents^ ils offrirent une somme considérable pour que leur nombre ne fût point augmenté; mais dès que cette somme fut payée,' les nouveaux offices forent créés. » Son impéritie dans les affaiies dépassait encore son immoralité. Il n'en obtint pas moins rarchevèché de Sens et une abbaye, et l'autorisation de couper dans cette abbaye pour neuf cent mille livres de bois pour se liquider. Il fut môme nommé cardinal^ sur les instances de Louis XVI > quoique les scandales de toute sa vie et les fautes de son ministère lui eussent valu des avanies et des outrages (1).
Au tour de Necker. Commençons par ces détails que Dugast de Bois-Saint-Just (t. I. p. 10) nous donne comme des faits dont les partisans mêmes du ministre n'ont pu contester la vérité : a M. Pourra, banquier à Paris, apprend que M. Necker possède une quantité assez considérable d'effets négociables sur Livourne. II va le trouver et lui propose de lui en céder une forte partie sous un bénéfice avantageux. Le marché est bientôt conclu , mais sous deux conditions expresses : la première, que les papiers seront transmis à M. PouiTa dans ce même jour , et assez de bonne heure pour qu'il puisse les adresser par ce courrier à sa maison de Lyon; la seconde, que M. Necker n'enverrait à Lyon, par ce même courrier, aucun de ces mêmes effets qui restaient dans ses mains. M. Pourra , après avoir terminé son arrangement, retom*ne chez lui, prépare ses lettres d'avis pour ses correspondants MM. Pourra père et fils , et n'attend pour les clore que la remise des effets qui n'arrivaient point. Il les fait demander ; on s'excuse du délai sur quelques légers prétextes : on promet de les faire passer dans un momaik Enfin ils arrivent à llnstant où l'heure du départ de la poste ne permettait plus de les laire partir ce jour-là, et l'envoi se trouve nécessairement différé jusqu'au lendemain. Mais ce retard , qui paraissait si indifféi*ent en lui-même, avait été fort habilement calculé par M. Necker pour s'approprier la spéculation de son confrère. En effet, par ce même courrier, et bien sûr de ne pouvoir être prévenu, il fit passer à
(1) M"*« de Genlis, totn. IX, pag. 861. — SooUfie, tom. III, pag. 105.— Montyon,
ptf. loe. — Beseaftl, tom. III , pag* 890.