‹ Ménage et finances de Voltaire (volume 2)Chapitre 17 sur 95 · GXVIII LES COURS ET LB8 8AL05S · texte numérisé non relu

GXVIII LES COURS ET LB8 8AL05S

MM. Gaillard , Grenus et C^ , ses correspondants à Lyoït > ce qui Itti restait d'effets sur Livoume , lesrpiels furent enlevés tout de suite , et vingt-quatre heures après , lorsque ceux de M. Pourra arrivèrent, le prix en était tellement baissé , qu'ils éprouvèrent, sur l'achat mème> une perte considérable. M. Pourra, instruit de cette odieuse manoeu* vre, rencontre M. Necker à la Bourse et lui reproche publiquement sa mauvaise foi. Celui-ci lui répond avec le ton d'arrojj^ràce ^i ki était ordinaire, et auquel Son adversaire réplique par un soufflet. Le «iiagistrat ds poliee , chargé** du maintien de Toitire 4aBB les lieux publics, informa de cette voie de lait parla plainte de M. Necker, oiais sachant le motif qui y avait donné lieu , se contenta de ikii^ ime réprimande à M. Poindra sur sa vivacité. — Le duc de Ghoi* 6eul, qui venait de conclure la paix avec l'Angleterre, fit appeler •M.'^ecker et lui confia qu'il avait besoin de son zèle et du crédit de ,sa maison de banque pour une commission importante , qui fiiisait partie des clauses secrètes du traité. Il s'agissait de payer au p<^i dans une époque courte et déterminée , tous les billets du Canada qui lui seraient présentés à Londres. Le banquier se chargea avee êmpressetnent d'une opération aussi majeure, pour laquelle \t toiîlistrelut'donna toutes les sûretés dont il pouvait avoir besoin^ Mats apî^ès S'être bien assuré de la confiance du gouvernement, il eut l'adresse de prolonger pendant quelques jours cette négociation , et profita de cet intervalle pour accaparer, soit par lui-même, soit paff des agents fidèle et flscreta, tout ce qu'il put amasser à Paris de «es mêrflês Mlfets qui y perdaient 65 pour 100; et avec moins d'un million,-}! s'en ï)rocura environ trois qui furent , ainsi que l'on s'y ^tteftft, les premiers soldés à Londres. Cette manœuvre, que des gens délicats taxeraient au moins d'abus de oonfiance, mais que son autéttr et ses partisans ont appelée modestement opération de bamquei parvint àïà <;<5nBa!ssance du public par la cupidité de M. Necker, qui ^ en -réglant ses comptes avec M. Télusson , avait omis les béné» fices immensef< de cet aiiicle, prétendant qu'ayant agi en oettt occasion sans le concours de son associé, celui-ci n'avait aucun droit aux avantages qui en avaient résulté. De son côté, M. Tâàsaon; bien informé de tous les détails de cet arrangement , souttMR qiA les fonds de commerce étant en commun , il ne pouvait se faire par J'un ou l'autre des associés aucune opération dont les bénéfioes comme les pertes ne dussent être également partagés. Chacun s'i

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