‹ Ménage et finances de Voltaire (volume 2)Chapitre 18 sur 95 · AU XV111« S1£GL£. GXIX · texte numérisé non relu

AU XV111« S1£GL£. GXIX

Mtait dans 0011 opinion , et peu s'en fallut qu'on ù'en vint axix voies jadiciaires pour régler ce différend. Mais ^jueiquee amis des deux parties 9 en leur repréeentant que l'affaire était de natute à amener l'intervention du gouvernement /et qu'ils pourraient tous deux en être victimes > parvinrent à les décider au partage. Telle fut la première base de la fortune splendide de M. Necker. On sait combien die s'est accrue pendant son ministère par la veote des actions de les emprunts 9 dont il confiait en premier ordre Tagiotage à une Eociété de banquiers qu'il tenait à sa disposition; et l'on n'est point dupe du dé^téressement hypocrite de l'homme qui^ en gagnant des millions à volonté , se Jactait avec insolence de refuser les émoiaments attachés à sa place de directeur général des finances, n Dans «OD ouvrage Du gouvememeni « dei mœurs et des œndiiions en France OKmilaRévoluiion, avec le caractère des priticipaux personnages du règm deUnus XVI (iSi A, p. 496)^ Senac de Meilhan parle en ces termes de la fortune de Necker : a Son incroyaUe rapid ité suffirait seule pour esk rendre la soiut^ suspecte. Les faits viennent à l'appui des soupfeos légitimes qu'elle fait naître. Des traités frauduleux avec la compagnie des Indes I et des spéculations sur les fonds anglais au moment de la paix de 1763 > dont il fut instruit à l'avance, sont les principes de cette étonnante fortune , évaluée à six millions par les eakuls les plus modérés. Sa conduite avec la compagnie des Indes est trop connue pour en retracer ici le tableau; mais une circonstance relative à l'affiiire de ses spéculations en Angleterre > mérite d'être rapportée. Un premier commis des affaires étrangères^ favori de M* le duc de Praslin , avait connaissance, par sa place et par la confiance du ministre » du prochain succès des négociations pom* la paix; instruit avec certitude que les préliminaires étaient au moment d'être signés , il voulut mettre à profit cette connaissance et concerta son projet avec Favier , homme très-instruit des affaires de l'Europa* Os convinrent ensemble de faire part de la notion assurée qu'ils avaient de la paix à un riche capitaliste en état de fournir des fonds pour acheter au plus tdt des e£Eetd en Angleterre. Ces e£fets perdaient considérablement , et il étail évident qu'ils remonteraient blailliblement à la première nouvelle de la paix. Les profits de la négooiation devaient être partagés entre celui qui fomnissait les fonds et ceux qui donnaient l'avis important qui déterminait i entreprise et en asMumt le succès. On s'adressa à Necker^ qui sentit tout

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