VII. — Voltaire à Monrion et à Lausanne
C'est au mois de janvier 1755, suivant Wagnière (p. 38), que Voltaire acheta à Monrion une maison qu'il aurait commencé par louer, si j'en crois Collini (p. 141). Il y séjourna du 16 décembre 1155 jusqu'au 10 mars 1156, et en 1151, entre le 9 janvier et les premiers jours d'avril, il y fit une station de trois mois. Giez, son banquier et son ami, n'avait reculé devant aucune démarche pour terminer cette affaire avec toute riiabileté et toute la discrétion qu'exigeait Voltaire de celui qu'il chargeait d'une acquisition importante. Il eut même l'attention de meubler les chambres et de les occuper, en attendant l'arrivée du nouveau propriétaire. Toutes ces attentions plurent singulièrement à ce dernier, qui regretta beaucoup la mort prématurée d'un homme si intelligent et si complaisant (:2). Ce fut à M'"'' Denis de finir ce que Giez avait commencé ; elle eut soin d'ordonner toutes les dispositions nécessaires
(1) Lettres à de Breiiles des 20 et 31 décembre 1754, et das 27 et 31 janvier 1755.
i2) Lettres à Bertrand et de Brenles, des 26 septembre el 24 octobre 1753. — Lettre à d'Argenlal, du mois d'octobre 1755.