VOLTAIRE AUX DÉLICES
revenus, mais il avait été occupé par un prince de Saxe-Gotha, mais il était séduisant, manda Voltaire à son ami Bertrand, le 31 janvier 1755. Il en signa l'achat, le 8 ou le 9 février, au prix de 87,000 livres, à condition qu'on lui en rendrait 38,000 quand il le rendrait (1). Depuis, dans ^qs Mémoires et dans ses lettres, il ne cessa de se plaindre d'avoir acheté trop cher ce premier che::^ soi {±) ; il calculera que le tout lui reviendra à 100,000 livres de France avant qu'il y soit à son aise (3) ; il dira toujours qu'il a déboursé plus de 100,000 livres (4) pour se faire Genevois, et propriétaire d'une terre dans le seul pays où il ne lui fût pas permis d'en posséder (5). Aussi, comme il est content d'avoir enfin un domicile et un petit bouquet de bois ! Il lui tarde d'apprendre cette nouvelle à l'Europe. Il est fier d'avoir une adresse à indiquer à ses correspondants, un lit et une table à offrir à ses nombreux amis. Dans l'épanchement de sa joie, il voudrait réunir toutes ses connaissances, les convier à partager sa félicité. Il avait parcouru une partie de l'Europe sans admirer aucun site, ni aucune des innombrables variétés de la nature ; les merveilles de la création et de l'architecture l'avaient laissé froid et insensible comme un rocher. Mais, à l'âge de soixante ans, il a réalisé le vœu d'Horace; alors il ouvre les oreilles de son cœur à une voix inconnue ; il s'attendrit. Il se hâte de prendre sa lyre, et bientôt Paris étonné tombe des nues en écou-
(1) Lettre au chevalier de Taiîlês, du 1" mai 17d6.
(^) Lettre à de Brenles, du 18 février 175o. — (3) Ibidem,
(i) LeUre à Bertrand, du 2i décembre 1757.
(5) Mémoires de Voltaire; CommetUaire historique.
tant ces vers deVAuteiit' arrivant dans sa terre près du lac de Genève :
0 maison d'Aristippc ! ô jardins (rÉpicure ! Vous qui me présentez, dans vos enclos divers,
Ce qui souvent manque à mes vers.
Le mérite de Tari soumis a la nature, Empire de Pomono et de Flore sa soeur,
Recevez votre possesseur 1
Que tout plaît en ces lieux à mes sens étonnés I D'un tranquille océan l'eau pure et transparente Baigne les bords fleuris de ces champs fortunes; D'innombrables coteaux ces champs sont couronnés. Bacchus les embellit; leur insensible pente Vous conduit par degrés à ces monts sourcilleux Qui pressent les enfers et qui fendent les cicux. Le voilà ce théâtre et de neige et de gloire.
Que le chantre flatteur du tyran des Romains, L'auteur harmonieux des douces Géorgiques^ Ne vante plus ces lacs et leurs bords magnifiques, Ces lacs que la nature a creusés de ses mains Dans les campagnes italiques !
Mon lac est le premier : c'est sur ces bords heureux Qu'habite des humains la déesse éternelle, L'âme des grands travaux, l'objet des nobles vœux, Que tout mortel embrasse, ou désire, ou rappelle, Qui vit dans tous les cœurs, et dont le nom sacré Dans les cours des tyrans est tout bas adoré, La Liberté.
Liberté'. Liberté! Ion trône est en ces lieux. Embellis ma retraite où l'amitié t'appelle ; Sur de simples gazons viens t'asseoir avec elle. Elle fuit comme toi les vanités dos cours, Les cabales du monde et son rogne frivole. 0 deux divinités ! vous êtes mon recours. L'une élève mon àme, et l'autre la console : Présidez à mes derniers jours!
AUX DÉLICES. 22i
En mars 1155, chanter ainsi les beautés d'un lac, les avantages de la liberté calviniste, Tépicuréisme d'une retraite, était une grande hardiesse, j'ai presque dit une insolence chez Voltaire. Suivant la Correspondance lit' térairede Grimm, du mois de juillet 1755, ses partisans eux-mêmes rougirent de la fanfaronnade de cette prise de possession ; quant à ses ennemis, ils répondirent à son Êpître par une épigramme des plus sanglantes. Personne ne s'était mépris sur le sens de cette boutade poétique; on n'y vit que l'antienne d'un parvenu, la petite vanité d'un petit bourgeois.
Voltaire semble en effet courir après la considération attachée à la propriété. Ce n'est pas sans gloriole qu'il dirige la truelle et la charrue, qu'il commande brusquement à des ouvriers des embellissements dans ses chambres, de nouvelles dispositions dans ses jardins. Il exagère et l'étendue de son domaine, et les beautés de son site, et le total de ses dépenses. Il se complaît dans toutes les occupations du maître; il donne un nouveau nom à sa maison, et ce substantif qu'il adopte est celui de Délices; ses amis répètent les Délices; les échos répètent les Délices, et nous voici encore obligés de répéter les Délices.
C'est le jour même qu'il acheta cette retraite, qu'il l'appela les Délices (i). On ne la nommait auparavant que Sur-Saint-Jean, plateau qui domine la ville de Genève. Quoique ce bien n'eût pas plus de soixante arpents (â), Voltaire en parla comme d'une nouvelle Carthage (3).
(1) Lettre à de Brenles, du 9 février 1155.
(2) Mémoires de Voltaire.
(3) Lettre à Thieriot, du U mars 175.5.
Une maison, des terrasses composaient cotte ville à fonder dans la pins belle situation de la nature ( l), dans le plus beau pays de la terre (>i). Le 18 mai 1757, Voltaire dis.ut à do Cideville : Je n'ai guère vu ni un pins beau plain-pied, ni dos jardins plus aîjréables, et je ne crois pas que la vue du Bosphore soit si variée. » Déjà il avait avoué, \o ->9 mars 1755, à M. de Brenlos qu'il possédait la plus jolie maison et le plus beau jardin dont on pût jouir près do Genève; qu'un peu d'utile s'y trouvait joint à l'agréable, qu'il au2:m(Mitait l'un et l'autra, en devenant mnoon, charpentier et jardinier.
Il ne perdait pas de temps. La première lettre, datée des Déliées, est du 8 mars; elle est adressée à d'Argontal, qui dut s'étonner de lire ces lignes : « Je mourrai du moins che:> moi. Il serait assez agréable de vivre dans une maison cbarmanto, commode, spacieuse, entourée de jardins délicieux. Notre établissement nous coùto beaucoup d'argent et beaucoup <le peines. Je ne parle qu'à des maçons, à des chirpontiers, à des jardiniers; j«' fais déjà tailler mes vignes et mes arbres. Je m'occupe h faire dos basses-cours. » Cette vie pastorale lui plaisait chaque jour davantage; il n'y a pas un de ses amis qu'il n'instruise de tout ce qu'il commande et construit au\ Délices. Ainsi, le 1\ du même mois, il écrità Thieriot : (^ Je me suis fait maçon, charpentier, jardinier; toute ma maison est renversée. Les BéliCi's sont à présent mon tourment. Nous sommes occupés à faire bâtir dos loges pour nos amis et pour
1) Ij'llro à M-- de Fontaine; du 13 février nr,5. [i.: L*'itre à Thieriot, du li septembra 1157.
Al'X DÉLICES. 223
nos poules. Nous faisons faire des carrosses et des brouettes ; nous plantons des orangers et des oignons, dos tulipes et dos carottes ; nous manquons de tout, il faut fonder Carthage. Mon territoire n'est guèi*e plus gi^and que celui de ce cuir de bœuf qu'on donna à la fugitive Didon. Mais je ne l'agrandirai pas de même. Ma maison est dans le territoire de denève, et mon pré dans celui de France. Il est vrai que j*ai à l'autre bout du lac une maison qui est tout à fait en Suisse. Je l'arrange en même temps que mes Délices ; ce sera mon palais dliiver, et la cabane où je suis à présont sera mon palais d'été. Je n'ai trouvé ici que de petits salons, des galettes et des greniers; pas une garde-robe. Il est aussi difficile do faire quelque chose de cette maison que des livres et des pièces de théâtre qu'on nous donne aujourd'hui. J'espère que, à force de soin, je me ferai un tombeau assez joli. »
Rien n'échappait à sa vigilance. Le 23 mai 1756, il mandait à Collini : « // faut que les domestiques aient grand soin de remuer les marroyiniers, d'en faire tomber les hannetons, et de les donner à manger aux poules. »
Dans cette résidence, consacrée à la saison des fleurs et des fruits, comme il le mandait, dans le mois de juin 1757, à M™*' de Fontaine, il était partout, il suneillait tout. En 1758, nous le voyons encore, suivant sa lettre, du 9 mai, à M. Bertrand, plantant des arbres, taisant des terrasses, des allées, des potagers, estimant plus une pêche que toutes les coquilles du monde. Le 9 juillet, le voilà de nouveau jardinier, vigneron, laboureur, plantant et déplantant tout, bâtissant des nids
It
à rats, écrit-il à Saint-Lambert. Il fut lui-même son jardinier et s'en trouva bien, comme il l'avoua à M"" de Fontaine, le -26 janvier ÏTàS.
S'il se plaignait, c'était plutôt de ses dépenses que de ses fatigues. Alors il écrit, le 14 novembre 1755, à M. Polier de Bottens, qu'il s'est rw/V/^^' aux Délices; le 20 septembre 1156, il avertit d'Argental qu'il a fait des dépenses immenses à ses ermitages sur les bords du lac. Aussi, le m janvier 1158, ne manque-t-il pas de mander à 31"^^ de Fontaine : « Toutes ces dépenses réitérées ruinent quand on a acheté, réparé, raccommodé, meublé une maison spacieuse et qu'on l'embellit. »
Après ces travaux et ces embellissements, si travaux et embellissements il y a. Voltaire adora sa retraite; il s'y enterra, comme il le disait, le 15 février 1160, à d'Argental. Dès lors, pour lui « point de visites, point de devoirs, nulle gène de quelque espèce qu'elle puisse être, écrit-il, le 6 juin 1155, à M. Dupont. On vient chez moi, on se promène, on boit, on lit, on est en liberté, et moi aussi; on s'est accoutumé tout d'un coup à la vie que je mène. » Grâce à cette liberté, si on s'en rapporte à sa lettre, du 10 mars 1155, à M. Dupont, sa maison ne désemplissait pas; il y arrivait, mandait il, le :28 septembre, à d'Argental, des processions de curieux de Lyon, de Genève, de la Savoie, de la Suisse et même de Paris ; |)resque tous les jours il y avait sept ou huit étrangers à dîner chez lui ; on y trouvait toutes les commodités de la vie en ameublements, en équipages, en bonne chère. C'était un vrai train de fermier général, dit-il dans ses Mémoires,
Suivant Collini, ce train renfermait, le 1 no-
vembre 1155 (1), quatre chevaux dans l'écurie, une très bonne table, un bon cuisinier, beaucoup de laquais et de jolies femmes qui faisaient le service de la maison; et le 21 mars 1156 (2), six chevaux, quatre voitures, cocher, postillon, deux laquais, un valet de chambre, un cuisinier français, un marmiton et un secrétaire, et des dîners assez splendides, quoiqu'il y eût presque tous les jours du monde à recevoir. Aussi Voltaire vantait-il son opulence paisible et son abondance, laquelle, selon ses Mémoires, devait faire crever de douleur plus d'un de ses chers confrères les gens de lettres. Le 21 mai 1156, il écrivait à Thieriot : € Je suis redevenu sybarite, et je me suis fait un séjour délicieux. Ce n'est que pour les autres que je vis avec opulence. Quand j'ai parlé en vers des malheurs des humains mes confrères, c'est par pure générosité ; car, à la faiblesse de ma santé près, je suis si heureux que j'en ai honte. » Et le 3 octobre 1158, il mandait à M. de Formont : « Il me faut des jardins, il me faut une maison agréable dont je ne sorte guère et où l'on vienne. J'ai trouvé tout cela, j'ai trouvé les plaisirs de la ville et de la campagne réunis, et surtout la plus grande indépendance. Je ne connais pas d'état préférable au mien. »
Quelle jactance! Voltaire n'est-il pas le prototype du parvenu mille fois plus entêté de ses économies qu'aucun duc ne le fut jamais de sa naissance et de son patrimoine? N'est-il pas la personnification la plus
(1) Lettres inédites de Voltaire et Collini, p. 200. — (2) Ibid* p. 204.
il =^iii ,1
expressive et la plus vraie du bourgeois rentier, du bourgeois propriétaire, du bourgeois négociant, du bourgeois lettré, sans cesse absorbé dans sa personnalité, n'ouvrant la bouclie que pour laisser couler un torrent de pronoms possessifs? Ce superbe personnage fait û du gentillâtre qui doit sa fortune et ses dignités au nom de ses ancêtres ; il ne méprise pas moins le prolétaire qui n a ni pu ni su s'enrichir. Mais quel que soit le faste de ses paroles ou l'insolence de ses manières, ou la magnificence de ses maisons transformées en palais, il a cessé d'être et de vouloir être prolétaire; mais, quoi qu'il veuille et quoi qu'il fasse, il ne pourra jamais être noble et grand seigneur. L'instinct roturier ne le fuira pas une minute. A quelque heure du jour ou de la nuit qu'un Molière l'observe, il trouvera en lui tous les traits du nouveau gentilhomme. Si ce dernier prodigue les hyperboles, il n'agit qu'avec poids et mesure, et ne dédaigne ni de compter, ni de jauger, ni de toiser, mais pour rogner ensuite quelque chose de tous les mémoires qu'il doit payer.
Si Voltaire trouvait le moyen d'engraisser ses poules avec des hannetons, il songeait aussi à sa table, et tâchait de la régler avec la plus grande économie. Il fut lui-même son grand maître d'hôtel, son grand échaason et son grand panetier, de même que son jardinier et son architecte. Le 14 novembre lloo, il mandait à M. Polier de Bottens qu'il fallait du bon vin à son établissement d'hiver. Or, ce vin allait passer devant un bureau d'octroi. VoUaire ne l'ignore pas. Aussi, le D septembre 1757, écrit-t-il à M. Bertrand : « Il faut que je présente une requête par vos mains à M. le baa-
neret de Freudenreich, protecteur de mon ermitage du Chêne. M. le docteur Tronchin m'a défendu le vin blanc. M. le bailli de Lausanne a toujours la bonté de me permettre que je fasse venir mon vin de France. Mais à présent que je suis dans la ville, il me faudra un peu plus de vin, et je crains d'abuser de l'indulgence et des bons offices de M. le bailli. Quelques personnes m'ont dit qu'il fallait obtenir une patente de Berne ; je crois qu'en toute affaire, le moindre bruit que faire se peut est toujours le mieux. Je m'imagine que la permission de M. le bailli doit suffire ; ne pourriez-vous pas consulter sur mon gosier 31. le banneret de Freudenreich? » Le 21 du même mois, il lui manda encore : € Je vous remercie bien tendrement de toutes vos attentions obligeantes pour du vin que je voudrais bien boire avec vous. J'écris à M. le bailli de Lausanne, ne voulant rien faire sans son aveu. Il est vrai que le vin de la Côte me fait mal à la gorge; mais je risquerais volontiers des esquinancies pour jouir de la liberté et de la douceur helvétiques. » Celte permission si ardemment désirée fut souvent accordée, car Voltaire ne cesse dans ses lettres de charger M. Bertrand de présenter ses hommages à M. et à M'"*^ de Freudenreich.
Voilà pour la table.
Voici pour l'ameublement : M'^^ de Fontaine savait un peu le dessin ; dans ses moments de loisir, elle s'occupait de pastel. Voltaire se recommanda à son souvenir. Le 13 février 1755, il lui écrivait : J'espère que vous ne mépriserez pas mes petits pénates, et que vous viendrez les embellir de votre présence et de vos dessins. Apportez surtout les plus immodestes pom
i^8 VOLTAIRE
me réjouir la vue. » M"'^ de Fontaine se mit à son chevalet et envoya quelque temps après plusieurs portraits à Voltaire, qui lui répondit, le 10 décembre : « Toutes nos petites Délices sont ornées de vos œuvres. » Dans le mois de juin 1751, il mandait encore à M''"^ de Fontaine : « Votre idée, ma chère nièce, de faire peindre de belles nudités d'après Natoire et Boucher pour ragaillardir ma vieillesse, est d'une âme compatissante, et je suis reconnaissant de cette belle invention. On peut aisément, en effet, faire eopier à peu de frais; on peut aussi faire eopier, au Palais-Hoyal, ce quou trouvera de plus beau et de plus immodeste. M. le duc d'Orléans accorde cette liberté. On peut prendre deux copistes au lieu d'un. Si par hasard quelque brocanteur de vos amis avait deux tableaux, je vous prierais de les prendre, ce serait bien autant d'assuré. » Retenons bien ces mots : à peu de frais, comme étant la condition de toutes les emplettes de Voltaire. A la vérité, le 8 juillet nai, il donnait ce conseil à l'abbé Moussinot : « Préférez toujours en fait d'acliats le beau et le bon un peu cher au médiocre moins coûtant. » Mais, toutes les fois qu'il désigne l'objet dont il a besoin, il désire de l'acquérir à bon marché. Ainsi, le 30 juillet n3G, il disait à Moussinot : « La petite table avec écran que je vous supplie d'acheter est une bagatelle. Il la faut très simple et à très bon marché. » Et, le ^0 septembre 1140, il le charge de meubler un palais, mais de le meubler au meilleur marché possible, à payer de quinzaine en quinzaine comme il voudra. Par conséquent S' sommes autorisés à rabattre beaucoup de ces prétendues dépenses immenses qui l'avaient ruiné aux
Délices. Ce principe de tout acheter à peu de frais, de se meubler au meilleur marché, nous amène pareillement à regarder comme exagérées toutes les descriptions que nous avons lues de son palais d'hiver et de son palais d'été.
Voltaire s'était flatté de garder toujours les Délices (1). Mais ce petit domaine était ruinant, très ruinant (^); il avait coûté fort cher et il ne rapportait rien du tout (3). Voltaire enragea d'avoir des terres qui ne rapportaient rien (4). C'est pourquoi il chercha une bonne terre, un bon fonds, un bien assuré (5). Quand il eut trouvé ce qu'il convoitait, il alla moins souvent aux Délices. Il se débarrassa de sa maison de Lausanne, qu'il avait achetée, comme les Délices, à la condition, dit-il dans son Commentaire historique, qu'on lui rendrait une certaine somme quand il la quitterait. Il conserva les Délices. On peut évaluer à cinq ans et demi le temps qu'il y séjourna. Il s'en défit par économie en 1765; car il craignait d'y mourir de faim (6). Mais l'état de ses affaires ne fut qu'un prétexte; la vérité est que les troubles de Genève l'obligèrent à se retirer prudemment de son territoire (7).
En rendant le Chêne et les Délices à leur ancien propriétaire. Voltaire éprouvait une perte considérable; c'était sa faute, car il pouvait les conserver toute sa vie.
[Ij Lettre à CiJeville, du 18 mai 1757.
[t] Lettre à Darget, du 20 mai 1757.
(3) Lettre à Saiol-Lamberl, du 9 juillet 1758. — (4) Ibidem. — (^i Ibidem.
Iti) Lettres au duc de Richelieu, du 27 février, et à Dupont, du 21 mai 1763.
(7) Lettre au chevalier de Taules, du l»' mai 1766.
Mi