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Pendant ce temps-là, Zamore que faisait-il

galonnés de clinquant ^ sur toutes les coutures, un chapeau à plumet ou un turban sur la tête, se mouvant en cadence sur des rythmes entraînants avec une vague apparence de personnes humaines, lui semblaient des êtres surnaturels ; ces pas si bien enchaînés, ces glissements, ces pirouettes, le ravirent mais ne le découragèrent pas. Comme Corrège à la vue d’un tableau de Raphaël, il s’écria en son langage canin : « Et moi aussi je suis peintre, anch’io son pittore 1 )) et, saisi d’une noble émulation, quand la troupe passa devant lui formant la queue-du-loup, il se dressa, en titubant un peu, sur ses pattes de derrière, et voulut s’y joindre, au grand divertissement de l’assemblée.

L’impresario prit assez mal la chose, détacha un grand coup de fouet sur les reins de Zamore, qui fut chassé du cercle, comme on mettrait à la porte du théâtre un spectateur qui, pendant la représentation, s’aviserait de monter sur la scène et de se mêler au ballet.

Cette humiliation publique ne découragea pas la vocation de Zamore ; il rentra, la queue basse et l’air rêveur, à la maison. Toute la journée, il fut plus concentré, plus taciturne, plus morose. Mais, la nuit, nos sœurs furent réveillées par un petit bruit d’une nature inexplicable qui venait d’une chambre voisine de la leur, qu’on n’habitait pas, et où couchait ordinairement Zamore sur un vieux

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