Myrza qu’a-t-elle fait à la vue de ce portrait
CÔTÉ DES CHIENS
surprise parut extrême lorsqu’elle fut forcée de reconnaître qu’elle avait affaire à une surface plane, que ses dents ne pouvaient saisir, et que ce n’était là qu’une trompeuse apparence. Elle flaira la peinture, essaya de passer derrière le cadre, nous regarda tous deux avec une interrogation étonnée et retourna à sa place, où elle se rendormit dédaigneusement, ne s’occupant plus de ce monsieur peint. Les traits de Myrza ne seront pas perdus pour la postérité : il existe d’elle-même un beau portrait de M. Victor Madarasz,^ artiste hongrois.
^2q Terminons par l’histoire de Dash. Un jour, un marchand de verres cassés passa devant notre porte, demandant des morceaux de vitre et des tessons de bouteille. Il avait dans sa voiture un jeune chien de trois ou quatre mois, qu’on l’avait chargé d’aller noyer, ce qui faisait de la peine à ce brave homme, que l’animal regardait d’un air tendre et suppliant comme s’il eût compris de quoi il s’agissait. La cause de l’arrêt sévère porté contre la pauvre bête était qu’il avait une patte de devant brisée. Une pitié s’émut dans notre cœur, et nous prîmes le condamné à mort. Un vétérinaire fut appelé. On entoura la