‹ MénandreChapitre 110 sur 212 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

La plupart des fragments de Ménandre ne sauraient donner des indices suffisants pour retrouver la figure et le signalement de chaque personnage. Mais l'intérêt qui nous attache à les lire ne s'affaiblit pas lorsqu'à défaut de caractères et de créations poétiques, nous y cherchons des détails qui nous aident à comprendre l'état et les mœurs de la société Grecque au temps de la comédie nouvelle.

Les Athéniens se reposaient. Tous ceux qui n'étaient pas des philosophes avides de vérité, ou de pauvres gens forcés à se nourrir par le travail de leurs mains, se laissaient aller à l'indolence : Épicure trouva des disciples tout préparés à accueillir et à interpréter selon leurs passions ou leurs goûts ses préceptes de l'ataraxie et du Xaôe piojoraç. Comme nous l'avons déjà dit, il n'y avait plus de vie publique à Athènes ; et lorsque, par hasard, quelques

souvenirs de la gloire et de la liberté passées venaient

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