‹ MénandreChapitre 118 sur 212 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Nous venons d'étudier, dans les fragments de Ménandre, quatre classes de personnages, qu'il peignait d'après la société de son temps. En parlant des pauvres et des esclaves, nous avons reconnu, dans quelques vers du poëte comique, des sentiments de bienfaisance et d'indulgence, qui sont significatifs pour qui veut comprendre l'état des esprits en Grèce, dans la seconde période de la domination Macédonienne. D'autre part, le rôle important que les cuisiniers et les parasites jouaient dans la comédie nouvelle, nous apprend combien étaient alors sensuelles et relâchées les mœurs des Athéniens. Ainsi Ménandre, fidèle imitateur de la réalité, donnait place dans ses œuvres aux bons comme aux mauvais instincts de son siècle : avait-il également bien rendu les sentiments qui sont communs à tous les siècles et à tous les pays?

Ne nous trompons pas, cependant, sur le sens de ces

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