‹ MénandreChapitre 150 sur 212 · VIRGILIUS ROMAN US · texte numérisé non relu

VIRGILIUS ROMAN US

« mimiambes pleins de légèreté, de finesse et de grâce, et « vraiment éloquents dans leur genre, puisqu'on trouve a toujours place pour l'éloquence dans les genres où Ton « excelle. Il a fait des comédies dans le goût deMénandre « et des autres poètes du même temps : vous pouvez leur « donner rang entre celles de Térence et de Plaute. C'est la a première fois qu'il s'essaie dans le genre de la comédie « ancienne : mais on ne dirait pas un essai. Ni la force, ni « la noblesse, ni la délicatesse, ni le mordant, ni la douceur, « ni la grâce n'ont manqué à son appel. Il a su donner « de l'attrait à la vertu et flétrir le vice, faire allusion « avec goût, et nommer avec convenance. Je ne lui repro- « che qu'un excès de bienveillance envers moi : mais, « après tout, il est permis aux poètes de mentir. Enfin je « vous promets que je lui prendrai son manuscrit, de vive « force, s'il le faut, et que je vous l'enverrai pour le lire, « ou plutôt pour l'apprendre par cœur : car je suis sûr que « vous ne pourrez plus le quitter, une fois qu'il sera entre a vos mains. Adieu. »

Aristophane eût été sans doute bien étonné d'apprendre qu'un de ses prétendus imitateurs se ferait, un jour, reprocher un excès de bienveillance et forcerait Pline à la modestie. Écrire dans le goût de la comédie ancienne, au temps des empereurs Romains et même des plus vertueux, était une puérile tentative de rhéteur : il n'était même plus possible alors d'imiter vraiment Ménandre ; les lectures avaient remplacé les représentations publiques ,

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