‹ MénandreChapitre 33 sur 212 · DES SUJETS DU DRAME AUX TROIS AGES DE LA COMEDIE GRECQUE · texte numérisé non relu

DES SUJETS DU DRAME AUX TROIS AGES DE LA COMEDIE GRECQUE

Les anciens attribuaient à Ménandre, outre ses comédies, et entre autres ouvrages en prose, un recueil de lettres adressées au roi Ptolémée1. Ce n'étaient probablement que les exercices de quelque rhéteur, désireux de passer à la gloire sous le patronage usurpé d'un grand nom. On attribuait aussi à Ménandre et avec quelque vraisemblance, selon Quintilien 2, les discours publiés sous le nom de Charisius. Mais Ménandre avait fait plus qu'écrire des comédies, des lettres et des discours : il avait formé toute une école de poètes et transporté l'art dramatique dans un monde nouveau.

D'autres, avant lui, l'avaient entrevu, et y avaient fait les premiers pas. Quand Ménandre débuta comme écrivain dramatique, Philémon, de vingt ans plus âgé3, avait commencé depuis huit ans la réforme du théâtre.

1 Suidas, t. II, p. 531.— Eudocia, Viol, p. 302.

s Quintilien, X, i, 70.

3 Philémon naquit vers l'an 360 av. J. C.

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