‹ Mendelssohn (volume 2)Chapitre 22 sur 62 · I. M. Uomaiu Rolland · texte numérisé non relu

I. M. Uomaiu Rolland

LE GÉNIE ET L'ŒUVRE i83

(;liefs d'œuvre même contredisent, ou plutôt réduisent à néant. « Un des musiciens les plus descriptifs de l'Allemagne », il ne « semble » pas que ^lendelssohn le soit; il l'est en réalité, sans conteste. Wagner lui-même, injuste, injurieux à tant d'autres égards pour jNIendelssohn, ne se contenta pas d'épargner en lui le musicien pittoresque : il l'honora. Il admirait, nous rapporte encore un de nos confrères, « le premier allegro et le scherzo de la symphonie Ecossaise, « où les thèmes populaires employés par l'auteur sont développés de merveilleuse façon ». Le maître de Bayreuth, dans ses entretiens intimes, conservés par ]\DI. Dannreuther et de Wolzogen, désigna maintes fois Mendelssohn comme « un paysagiste de premier ordre ». a II déclarait la Glotte de Fingal un chef-d'œuvre. L'opinion qu'il avait de jNIendelssohn s'appuyait principalement sur les œuvres dont l'Ecosse avait fourni le sujet' ».

Pour inspirer le musicien descriptif, il n'était pas besoin d'un paysage extraordinaire : un détail pittoresque, et le plus humble, y pouvait suffire. En revenant d'Ecosse, à vingt ans, Mendelssohn s'arrêta quelques semaines à la campagne, près de Ilolywell, chez un riche proprié-

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