‹ Mendiants et vagabondsChapitre 11 sur 56 · ISAMBERT, Op. Cit., IV, p · texte numérisé non relu

ISAMBERT, Op. Cit., IV, p

raient le recrutement de cette tourbe. Une ordonnance de la Chambre des vacations du 5 février 1535 prescrit de les mettre en apprentissage chez les artisans de la ville de Paris et leur nomme un curateur pour les représenter dans les contrats passés en leurs noms avec les maîtres des métiers '.

Enfin Tédit de 1536 stipule que les « pauvres impiiissans », vieillards, malades et infirmes, seront secourus par l'Aumône générale qui leur distribuera « l'aumosne raisonnable ».

Le premier effet de ces mesures fut d'attirer dans les villes de nouvelles troupes de misérables. Aussi la déclaration de Saint-Germain-en-Laye (16 janvier 1545] recommande-t-elle de nouveau aux Prévôt des marchands et échevins de Paris d'employer les mendiants valides aux ouvrages publics, en stipulant que ceux qui continueront à mendier une fois les travaux ouverts seront punis de la prison et du fouet. Le travail ainsi offert aux mendiants était donc obligatoire ; une sanction rigoureuse lui donnait le caractère d'une peine autant et plus que celui d'un secours. C'était déjà le travail d'épreuve, la « pierre de touche » qu'on préconisera plus lard pour distinguer le paresseux de l'homme digne d'in t érê t .

Henri II complète et coordonne ce système par ledit de Saint-Germain-en-Laye du 9 juillet 1547. L'entretien des pauvres invalides sera désormais à la charge de chaque paroisse2. Les infirmes sans domicile seronl

i . Code de l'Hôpital Général, p. 47i, cité par Parturikr, Assistance publique à Paris sous l'Ancien Régime et la Révolution, Paris, 1897, p. 70.

ï. c'est la confirmation du principe posé en 540 par le concile de Tours, 5° canon du ch. iv : « Et unaquxque civitas pauperes et egenos incolas alimcntis congruentibus pascal, secundum vires, ut tain vicini presbyteri quam cives omnes suum pauperem pascant, quo fiet ut ipsi pauperes per aliénas civitates non fatigentur. •

Par un capitulaire de 800, Charlemagne avait également disposé que toute ville aurait soin de ses pauvres et que la charge serait partagée entre le clergé et les habitants {supra, p. 4, note 2).

recueillis dans les hôpitaux. Pour les valides, on maintient le même système de travaux publics, mais les pénalités prévues contre les réfractaires sont aggravées : les femmes et les enfants recevront le fouet et seront ensuite bannis, les hommes seront envoyés aux galères « pour y tirer par force à la rame ». En même temps, défense était faite aux habitants de distribuer l'aumône aux portes1. Enfin, la déclaration du 13 février 1551 portant règlement pour la nourriture des pauvres de la ville de Paris établit une taxe des pauvres levée sur tous les habitants de la ville, dans le but d'assurer le paiement des dépenses.

Ces principes, posés spécialement pour Paris, furent étendus à tout le royaume par l'ordonnance de Moulins (février 1566). L'article 73 ordonne que chaque ville ou village nourrira ses pauvres « sans qu'ils puissent vaguer et demander l'aumosne ailleurs2 ». C'est le plus ancien texte relatif à l'assistance publique dans les campagnes, il a été jusqu'à la Révolution la règle de la jurisprudence des Parlements.

Toutes ces dispositions ne tardèrent pas à devenir inefficaces. Dès que la guerre civile commença, la police se relâcha, les mendiants reprirent leurs anciennes habitudes. Bien plus, ils s'organisent, élisent un roi auquel ils obéissent, constituent au cœur de Paris une ville à eux où la police ne peut pénétrer 3.

1. L'article 5 de l'arrêt du Parlement du 21 avril 1657 alla jusqu'à frapper d'une amende de quatre livres parisis le l'ait de « donner l'aumosne manuellement aux pauvres mendiants ».

2. L'ordonnance oublia toutefois de préciser le délai nécessaire pour acquérir le droit à ce secours, en dehors du fait de la naissance. Les autorités locales exigèrent de un an à cinq ans, suivant les lieux, les temps et les circonstances. A Paris, par exemple, on était plus rigoureux dans les temps de calamités publiques.

3. Cf. Sauval, Histoire et recherche des antiquités de la ville de Paris, 1724, 3 vol. in-fol., t. Ier, p. MO et suiv.

III. — On imagina alors de recourir à des mesures plus énergiques en privant de la liberté ces mendiants irréductibles. Les infirmes et les vieillards devraient être nourris gratuitement, mais tous les valides seraient astreints à un travail utile dont le produit était présumé pouvoir suffire à couvrir la plus grande partie des frais.

Tel était le système que mit en vigueur le mandement royal du 27 août 1612, en créant à Paris l1 « Hôpital des pauvres infirmes ».

Cet établissement était divisé en trois sections : hommes valides; femmes, filles et garçons de moins de huit ans; incurables et vieillards des deux sexes. Le travail était obligatoire pour les deux premières sections. On ne devait admettre dans les hôpitaux que les pauvres qui justifieraient être natifs de la ville, ou y avoir séjourné si longtemps qu'ils auront vraisemblablement perdu l'espoir de toute autre retraite. Quant aux forains ou étrangers à la ville, ils seront punis des galères pour les hommes, du bannissement pour les femmes.

C'est alors que furent créés l'hôpital de la Pitié, près Saint- Victor, le Bon Secours pour les filles débauchées, la Savonnerie près Chaillot. . . Mais l'essai ne dura guère que cinq ou six ans.

A l'époque de la Fronde, le mal était redevenu plus grand que jamais; 45.000 pauvres vaguaient par les rues de Paris. La cour des miracles s'était reconstituée; quand La Reynie fut nommé lieutenant de police avec mission d'assainir Paris, il dut faire un siège en règle avant d'y pénétrer.

On peut dire que la générosité privée, stimulée et dirigée par l'initiative de saint Vincent de Paul, accomplit alors des merveilles pour apporter un remède à tant de misères. En quelques années, on voit surgir

les œuvres les plus diverses, avec des dotations appropriées aux besoins reconnus. Les enfants trouvés sont installés dans un hôpital spécial au faubourg Saint-Antoine, avec un revenu assuré de 40.000 livres. Pour les filles tombées, toujours nombreuses après les guerres, par suite du dévergondage et de la misère, on ouvre des refuges : pénitentes du séminaire de la Providence, fondé par M1Ie Pollalion ; la Madeleine, par Mme de Meignelais ; la Pitié et Sainte-Pélagie, dues à la générosité de Mme de Miramion. Des soupes sont distribuées quotidiennement à cinq mille pauvres, et la formule de ces « potages économiques » est rédigée de la main même de Monsieur Vincent. On ouvre partout de petites écoles et MIle Marie Saucier forme d'innombrables maîtresses gratuites, sous la direction d'Abelly, le futur évêque de Bodez. Un asile est offert aux vieux ménages sans ressources à l'Hôpital du Saint Nom de Jésus, ouvert en 1653 au faubourg Saint-Laurent. Les hôpitaux se multiplient en province et dans un grand nombre de diocèses on crée -des ordres de sœurs sans vœux perpétuels ni clôture, vouées à toutes les œuvres de miséricorde, sur le modèle des Filles de la Charité, dirigées depuis 1634 par Mllc Le Gras sous l'inspiration supérieure de saint Vincent de Paul.

Ces saintes filles et les prêtres de la Mission sont les auxiliaires naturels de leur père spirituel quand il s'agit de porter des secours aux provinces de l'est et du nord-est désolées par la guerre; un des missionnaires, M. François Hébert, devenu depuis évêque d'Agen, a calculé que la Champagne, la Lorraine, la Bourgogne et la Picardie avaient ainsi reçu, à la fin de la guerre, douze millions de livres, somme qu'il convient de quadrupler pour avoir la valeur en monnaie

actuelle'. Jamais l'initiative privée n'avait encore produit pareil effort en vue de soulager la misère.

Cependant l'idée du renfermement des pauvres n'était pas abandonnée. Quand l'ordre fut rétabli et un pouvoir fort constitué, on se flatta de réussira la mener à bien. Des personnes pieuses et des magistrats avaient organisé après la Fronde des « magazins charitables » pour assister les pauvres' de Paris. « On en revestit tant de pauvres, on en nourrit tant de misérables, qu'alors on crut qu'il n'était pas impossible de trouver la subsistance nécessaire pour renfermer et contenir dans le devoir une nation libertine et fainéante qui n'avait jamais receu de règle2. »

Un projet complet d' Hôpital-Général fut rédigé par Pomponne de Bellièvre, premier président du Parlement de Paris, et en même temps des rentes et des dons furent offerts par nombre de personnes de condition. Le roi agréa le plan proposé. Un édit du 27 avril 1656 constitua l'IIôpital-Général des Enfermez, dont la direction fut confiée à deux conseils : l'un, le Grand-Bureau, était composé de membres de droit, « chefs nez » à raison de leurs charges ; l'autre comprenait vingt-six directeurs et perpétuels administrateurs nommés par l'édit, et qui constituaient une administration autonome, complètement indépendante du Grand-Bureau des pauvres comme de la municipalité parisienne.

Sept maisons étaient affectées à l'institution nouvelle :

1° Notre-Dame de la Pitié, pour les filles;

1. M-r Boioald, Histoire de saint Vincent de Paul, :t,: éd., l'aris, 1898, 2 vol. in-18, t. II, p. 1!).

2. L'Hospital gcnéralde Paris. A Paris, chez François Muguet, rue de la Harpe, mdclxxvi.

2° La petite Pitié, pour les garçons de douze à treize ans ;

3° La maison de Saint-Denys, dite de la Salpêtrière, avec cinq quartiers : petits enfants jusqu'à quatre ans, enfants mâles de quatre à douze ans aux écoles, femmes infirmes et incurables, vieux ménages1, femmes et filles grosses ou nourrices avec enfants ;

4° La maison de Saint-Jean-Baptiste, dite Bissêtre, pour hommes et garçons valides et invalides;

5" La maison de Saint-Nicolas, dite de la Savonnerie, pour les garçons occupés aux tapis ;

6° Le refuge établi au faubourg Saint-Victor pour les filles publiques;

7° La maison de Sainte-Marthe, dite Scipion, où étaient installées la boulangerie et la boucherie pour toutes les maisons.

On rattacha ultérieurement à cette organisation l'Hôpital des Enfants Trouvés (1670) et l'Hôpital du Saint-Esprit où étaient recueillis les orphelins (1680).

L'obligation du travail constituait la condition rigoureuse du secours pour tous les valides. Les jeunes enfants devaient apprendre un métier, les filles être préparées au placement en condition ou mariées à des ouvriers honnêtes. On se flattait de trouver ainsi des bras pour développer les industries étrangères que le pouvoir royal cherchait à acclimater en France : tapisseries, tapis, fabrication de dentelles.

4. L'édit de 1656 avait prévu pour les vieux ménages l'assistance à domicile par des allocations hebdomadaires. En 1661, trois mille ménages étaient secourus dans ces conditions, la dépense était de 200.000 livres, et les demandes continuaient à se produire. On se décida alors à étendre à cette catégorie l'obligation de l'internement, et 200 chambres de ménage furent aménagées à la Salpêtrière. Après la Révolution, cette catégorie fut transportée à l'ancien hôpital Saint-Germain, rue de Sèvres, qui prit le nom d'hospice des Petits-Ménages. On la retrouve aujourd'hui à Issy.

12 MKXDIANTS ET VAGABONDS.

La mise en vigueur de l'éditfut fixée au 1er mai 165G. Ses prescriptions furent annoncées au prône des paroisses et publiées à son de trompe dans tous les carrefours.

Lelîet en parut immédiat; quatre ou cinq mille pauvres vinrent d'eux-mêmes, en l'espace de huit jours, se constituer dans ces divers établissements; les autres quittèrent Paris ou cessèrent de mendier. La police des pauvres, enlevée au Grand-Bureau, est exercée par les archers de l'Hôpital-Général qui font bonne garde dans Paris et arrêtent tous mendiants. L'organisation semble tellement satisfaisante qu'un nouvel édit du 14 juin 1662 l'étend à toute la France et décide que chaque ville ou gros bourg du royaume sera tenu d'avoir un Hôpital- Général. Des ressources sont créées à ces établissements par l'attribution de certaines quêtes et amendes, du produit des aumônes pour la dispense du carême, des revenus des maladreries et aumôneries devenues sans objet.

La lecture des documents contemporains, et même le simple examen des actes de l'autorité royale, démentent toutefois cet optimisme officiel. Nous savons que des séditions éclataient souvent dans les rues de Paris quand les archers arrêtaient des mendiants, que le peuple prenait volontiers parti pour ceux-ci, surtout quand il s'agissait de soldats estropiés. Un édit d'août 1661 punit de cinq ans de galères les mendiants valides qui auront été trois fois pris et conduits à l'Hôpital- Général ; un arrêt du Parlement du 8 février 1663 fait défense à tous messagers, rouliers, conducteurs de coche d'amener à Paris des enfants de l'un ou de l'autre sexe pour les exposer dans les églises ou places publiques. Un arrêt du 13 juin 1665 laisse percer un ton de découragement. On y voit les causes de l'insuc-

ces : les manufactures n'ont pas donné tout le produit espéré, les rébellions se perpétuent, les mendiants d'habitude se multiplient. En 1670, l'ordonnance de Saint-Germain prescrit au lieutenant de police de faire faire des rondes pour saisir les mendiants et les remettre aux mains des archers de l'Hôpital ; on devra distinguer « les fieffés » pour les réunir dans une maison séparée.

On s'efforçait pourtant avec le zèle le plus louable de combattre le paupérisme en assurant du travail à tous ceux qui en réclamaient. A partir de redit de 1662, des lettres patentes octroient le privilège de faire fabriquer et vendre à leur profit toutes sortes de manufactures aux anciens hôpitaux transformés, aussi bien qu'à ceux nouvellement créés. Colbert, grand partisan de l'assistance par le travail, recommande aux intendants de presser les abbayes de remplacer leurs aumônes en argent par des distributions de laine destinée à être tissée ou tricotée *. Les hôpitaux offraient un refuge aux pauvres sans travail et leurs manufactures étaient souvent placées sous la direction de représentants du commerce qui avaient charge de recteurs des hôpitaux 2. Dans les campagnes de Picardie, Normandie, Franche-Comté, Auvergne, etc., on procurait aux agriculteurs des travaux sédentaires pendant l'hiver.

La charité privée elle-même entrait dans la même voie pour le soulagement de la misère. Les « confréries de charité » organisées dans les diverses paroisses de Paris, notamment dans celle de Saint-Sulpice, créaient des manufactures et petits métiers pour per-

1. Pierre Clément, Histoire de Colbert et de son administration, 187*, t. I", p. 320.

2. Germain Maiuix, La grande industrie sous le règne de Louis XIV, 1899, p. 85.

mettre aux indigents de gagner leur vie ' . En même temps, les « bureaux de charité » se multiplient dans les provinces sur le modèle de ceux qu'avait organises saint Vincent de Paul dès 1617 dans la paroisse de Châtillon-les-Dombes. Des confréries d'hommes visitent les pauvres à domicile et leur assurent des secours, tandis que les confréries de dames s'occupent plus spécialement des malades. A la fin du siècle, une décision royale donne à ces institutions un caractère en quelque sorte officiel. La déclaration du 12 décembre 1098, après avoir pourvu à l'administration des établissements hospitaliers, stipule que la, distribution des secours à domicile sera confiée à un « bureau des pauvres » composé du curé, du seigneur, du juge et du procureur fiscal, s'ils demeurent dans la ville, des marguilliers en charge, enfin de notables habitants.

Et, malgré tant d'efforts, la misère se développe toujours, les mendiants reparaissent sans cesse. En 1693, année de mauvaise récolte et de famine, ils affluent tellement à Paris qu'une ordonnance rendue par le Parlement, en vertu de son pouvoir réglementaire, prescrit que, pour empêcher les mendiants expulsés d$ rentrer dans la capitale, « ils seront tondus et rasez ». Avec l'hiver calamiteux de 1709, la misère atteint son apogée. Un dixième de la population est réduit à mendier.

Tandis que le roi envoie sa vaisselle d'argent à la Monnaie, la noblesse, le clergé, la bourgeoisie rivalisent de charité pour soulager tant de souffrances. L'évêque d'Auxerre nourrit cent cinquante malheureux et doit aussi engager sa vaisselle pour subvenir à

1. Voir dans W Bougaud, op. cit., t. II. p. 34*>-3.*i0, le « règlement d'une confrérie de charité avec essai d'un établissement de manufacture pour les pauvres ».

cette charge ; l'évêque de Chartres fait acheter des laines et les distribue aux pauvres maistres qui, par ce secours, trouveront moyen de subsister. Les intendants d'Orléans et d'Amiens font ouvrir trois ateliers pour accueillir les malheureux inoccupés * . Dans presque toutes les provinces, on établit des filatures ou des chantiers publics. Il ne pouvait plus être question de renfermer tous les pauvres ; malgré les créations d'hôpitaux généraux qui s'étaient multipliés sur tous les points de la France, le système avait prouvé son inefficacité -.

IV. — Avec le nouveau règne, on chercha autre chose. La pensée vint d'envoyer aux colonies, pour les mettre en valeur, les vagabonds et gens sans aveu qui, ne s'étant pas soumis au bannissement, avaient encouru la peine des galères. Déjà, sous l'influence de Colbert, on avait dirigé sur le Canada où elles s'étaient mariées un certain nombre de filles élevées à l'Hôpital- Général. La déclaration du 8 janvier 1709 décida donc que « dans tous les cas où les lois prononcent la peine des galères contre les vagabonds, les juges pourront ordonner que les hommes seront transportés aux colonies 3 ».

Cette mesure se heurta à l'opposition du Parlement.

1. De Boilisle, Correspondance des contrôleurs généraux, t. III, nos 369 et 402.

2. On ne peut qu'être attristé en rapprochant de ce lamentable échec le passage des Instructions au Dauphin dans lequel Louis XIV annonçait sa ferme volonté de détruire la mendicité dans son royaume.

« Si Dieu me fait la grâce d'exécuter tout ce que j'ai dans l'esprit, je tâchera: de faire en sorte, non pas à la vérité qu'il n'y ait plus dans tout le royaume ni pauvre, ni riche (car la fortune, l'industrie et l'esprit laisseront éternellement cette distinction entre les hommes), mais au moins qu'on n'y voie plus ni indigence, ni mendicité, je veux dire une personne, quelque misérable qu'elle puisse être, qui ne soit assurée de sa subsistance, ou par son travail, ou par un secours ordinaire ou réglé. »

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