‹ Mendiants et vagabondsChapitre 46 sur 56 · Revue pénitentiaire, 1898, p · texte numérisé non relu

Revue pénitentiaire, 1898, p

rience ; il a considéré qu'il avait le devoir de mettre le premier en pratique ce qu'il conseillait à ses collègues, et voici à quoi il est arrivé, avec le concours de son conseil général.

On a commencé, comme l'avait fait jadis M. le ba^ ron de Magnitot dans le Tarn, l'Orne et l'Allier ', par organiser des commissions cantonales d'assistance groupant tous les hommes de bonne volonté. Ces commissions doivent recueillir des ressources par voie de souscription, elles reçoivent des subventions fournies par un centime départemental spécial. Par contre, elles désignent les vieillards qui bénéficient des pensions payées sur les fonds fournis par l'État, les départements et les communes, suivant un barème spécial; elles distribuent aussi des secours extraordinaires en vêtements, objets de literie; elles allouent même des sommes destinées à payer la réparation des maisons d'indigents.

En second lieu, on a reconstitué le dépôt de mendicité d'Arras qui était devenu, comme tant d'autres, un asile d'incurables. Une partie de la prison d'Arras, voisine du dépôt et récemment désaffectée, a fourni le moyen de constituer un quartier d'assistance parle travail pour les mendiants valides. L'ingénieur en chef, chargé de la voirie départementale et communale, assure du travail pour l'entretien des routes.

Le tiers environ des communes du département possèdent des abris ruraux où on accueille la nuit les chemineaux, au grand soulagement des propriétaires et fermiers. Désormais, tout hôte d'un de ces abris devra présenter ses papiers à la mairie ; une fiche à son nom, portant son signalement, sera constituée sur un regis-

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