CHAPITRE I
À. SYMPTOMATOLOGIE DU MÉNINGISME :
Comme celle de la méningite, elle est toute d'emprunt, Le syndrome méningitique : sa constitution ; ses formes. Le méningisme typhique : 1° début, souvent inaperçu ; 2° Période d'état : reproduit tous les signes de la méningite typhique ordinaire mais dans un ordre irrégulier ; bizarreries de la température. Cette période est confondue avec les formes nerveuses de la dothiénentérie ; 3° Marche et terminaison.
La marche est aiguë (observation I) ou chronique (voir observation II) et dans chaque cas la terminaison peut être favorable ou mortelle. Formes : Méningisme cérébral ; Méningisme cérébro-spinal.
B. PATHOGENIE DU MÉNINGISME TYPHIQUE :
11 n'y a pas de maladie simulée.
Les toxines du bacille d’Eberth sont les agents pathogènes du méningisme typhique.
On sait que la symptomatologie de la méningite est à peu près toute d'emprunt. À part la douleur qui peut être rapportée aux altérations mêmes des méninges et la fièvre qui traduit souvent sans doute l'infection, tous les autres symptômes sont dus à la réaction de l’encéphale et des nerfs crâniens, ou de la moelle et des nerfs rachidiens.
Il doit en être de même du méningisme, puisque nous avons dit qu'il simulait à s’y méprendre le tableau clinique de la méningite. Toute sa symptomatologie est l'expression de l'atteinte apportée à la superficie des centres et à l’origine
EP apparente des nerfs par les altérations fagaces ou superficielles, pour ainsi dire fonctionnelles, propres au méningisme.
Nous ne nous attarderons donc pas à la description de ce syndrome méningo-cortical si bien connu. Nous allons le rappeler rapidement pour rechercher au plus tôt les signes particuliers du méningisme de la fièvre typhoïde.
Lesyndromecomplexe,qui signifie méningite ou méningisme, est constitué par le trépied méningitique : céphalalgie, vomissements, constipation ; — autour duquel se groupent des symptômes divers qui expriment les uns linfection de l’organisme, les autres l’altération des centres nerveux, ces derniers sont d’abord des signes d’excitation et plus tard des signes d’épuisement fonctionnel, qui permettent de diviser l’évolution générale de la méningite en deux périodes : une première période dite d’excitation ; une deuxième dite de dépression où de paralysie — qui d’ailleurs empiètent parfois l’une sur Pautre.
1° À la période d’excitation appartient d'abord la triade méningitique : La céphalalgie est ordinairement atroce, le plus souvent paroxystique, diversement localisée ; les vomissements surviennent sans provoquer de nausées, brusquement, par fusées, en dehors de tout malaise digestif (vomissements cérébraux); la constipation est prolongée et tenace, accompagnée souvent de rétraction de l'abdomen (ventre en bateau).
Il s'y ajoute la fièvre, souvent annoncée par un grand frisson, atteignant d'emblée une haute température (40° et plus), se maintenant dans les régions élevées pendant toute l’évolution et pouvant devenir extrême à la période agonique et même après la mort (41°-49°),
Le pouls est fréquent (100 p. et au-dessus), régulier, dur et serré.
Les phénomènes d'excitation cérébrale proprement dits sont d'ordre intellectuel, moteur et sensitif.