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parfois constaté, qui se constitue d’un jour à l’autre.
La réaction du système nerveux se traduit par des troubles psychiques, moteurs et sensitifs.
1) Troubles psychiques. — Les troubles psychiques sont d’une extrême fréquence. On observe soit du délire de parole, soit du délire d'action. L’agitation est souvent modérée, mais elle peut être très violente. Il y a des malades qui se déplacent dans leur lit avec une telle vivacité qu'il faut avoir recours à la camisole de force pour les maintenir et pour les protéger.
Le délire indique l'excitation psychique. La dépression se manifeste par le coma. Lorsqu'il est complètement constitué, il y a disparition de tout sentiment et de tout mouvement. Mais au moins pendant un certain temps, il peut n'être que partiel.
9) Troubles moteurs. — Les troubles moteurs déterminent des convulsions, des contractures et des paralysies.
A la face, les convulsions consistent en secousses, mâchonnements, grincements de dents, nystagmus, Du côté des membres, elles se traduisent par du tremblement des mains, des mouvements carpholosiques. On voit aussi des convulsions généralisées, et d’autres localisées à une moitié du corps ou à un membre, donnant l'illusion de véritables crises d’épilepsie essentielle ou jacksonienne.
De même que les convulsions, les contractures sont généralisées ou localisées. Aux premières est
due l'attitude raidie du corps. Parmi les secondes, il faut accorder une importance tout à fait spéciale à la contracture de la nuque, et au signe de Kernig, dont la présence est de la plus grande utilité pour établir le diagnostic. On les signale dans presque toutes les observations que nous avons rapportées. Leur apparition, celle du signe de Kernig en particulier, se fait avec une précocité remarquable dans les formes foudroyantes. Quant aux autres contractures localisées, elles intéressent les muscles du globe oculaire, donnent le myosis, le trismus, le décubitus en chien de fusil.
Deshayes parle d’une petite fille qui, chaque fois qu'on la couchait sur le dos, se replaçait automatiquement sur le côté, comme mue par un ressort.
Dans l’Observation XVIIE, on fait remarquer qu'il n'y à pas de déviation conjuguée de la tête et des yeux, mais que les yeux sont déviés à gauche.
La contracture de l'abdomen n’est notée nulle part dans nos observations. À Ja période terminale, un état de résolution plus ou moins complet, avec relâchen:ent des sphinelers, est assez habituel. Des paralvsies imieux localisées peuvent apparaître beaucoup plus tôt. Lorsqu'elles intéressent les nerfs oculomoteurs, elles se traduisent par du strabisme ou du ptosis.
Dans un cas, Deshayes relève l'existence d’une paralysie faciale. La paralysie du sphincter de l'iris donne la mydriase.
h) Troubles sensilifs. — Parallèlement aux trou-
TIRE bles moteurs, se développent des troubles sensitifs. Nous avons étudié séparément la céphalée. Les malades ressentent beaucoup d’autres sensations douloureuses vagues, où bien limitées comme la rachialgie. Ils accusent surtout une hypéresthésie très marquée. La lumière et le bruit impressionnent douloureusement leurs sens. Le moindre contact leur est insupportable. Pour les examiner, on doit quelquefois les faire maintenir énergiquement par plusieurs personnes. Il est, par suite, difficile d'apprécier l’état de l'oreille et de l’audition. | Les mêmes difficultés se présentent lorsqu'on veut rechercher l’état des réflexes. Les réflexes tendineux ‘sont tantôt exagérés et tantôt diminués. Les pupilles souvent inégales réagissent mal à la lumière, ou même ne réagissent pas du tout. Il arrive cependant aue les réflexes pupillaires, de même que les réflexes tendineux, restent normaux.
i) Urines. — Leuret et Laffite-Dupont signalent que le malade dont nous avons rapporté l’observation présenta du sucre dans ses urines pour la première fois peu de temps après l'apparition des premiers symptômes de méningite.