FURET
Le g mars, un jeune homme de seize ans se présente à la consultation avec une otite aiguë. L’apophyse est normale ; une paracentèse est pratiquée:
Le 21 mars, le malade revient, se plaignant de douleurs pässagères et de l’abondance de l'écoulement. La paracentèse est suffisante, Pas de symptômes de mastoïdite.
Brusquement, dans la soirée du 25, céphalée intense, vomissements.et dans la nuit, agitation et délire. Le 26, à cinq heures du soir, le malade est dans un demi-coma, somnolent, agité, avec du Cheynes-Stokes ; le pouls est à 140, la température à 4o degrés. La région apophysaire est absolument normale et insensible.
Le soir, à 9 heures, une ponction lombaire est pratiquée : elle donne du liquide trouble qui à l’examen renferme uniquement des pneumocoques. Le malade succombe dans la nuit.
OBSERVATION IIT (Résumée)
(LEURET et LAriTE-DurontT)
Homme de trente-six ans, atteint d'otite aiguë ayant débuté le 15 janvier. La perforation a été spontanée. Pas de douleur mastoïdienne.
Le 17 janvier, l’écoulement se faisant mal, on fait une paracentèse qui soulage beaucoup le malade. Tout va très bien ; le malade reprend sa vie normale lorsque, le 20 janvier au soir, il est pris d’une céphalée atroce accompagnée de rachialgie : la température est alors de 37°2, le pouls est normal.
Deux heures après, le malade est dans un état d’inconscience absolue : le pouls est irrégulier et rapide : la température s’élève progressivement jusqu'à 41 degrés ; les signes méningés apparaissent. :
La ponction lombaire ramène un liquide purulent qui, à l'examen, montre la présence de nombreux globules de pus, de staphylocoques et de diplocoques non encapsulés.
Le malade succombe dix-sept heures après le début des accidents,
OBSERVATION IV (Résumée)
(STANGULEANU et DEPOUTRE)
Homme de vingt-sept ans, qui est amené à l'hôpital Beaujon dans un semi-coma le 27 décembre. Depuis un mois il avait un écoulement d'oreille, mais n'avait pas cessé son travail. Le 26 au soir, il se coucha sans s'être plaint particulièrement et c’est dans la nuit qu'on l’a trouvé sans connaissance sur son lit.
Le 27 décembre, le malade est dans un état de résolution complète : la température est de 39 degrés. Pas de Kernig. Pas de signes oculaires. Suppuration de l'oreille droite sans douleur à la pression de la mastoïde.
La ponction lombaire donne un liquide louche qui renferme des pneumocoques.
Le malade meurt le 8 décembre à six heures du matin.
Autopsie. — Congestion des vaisseaux pie-mériens. A la base quelques plaques jaunes d’exsudat disséminés un peu partout.
La caisse et l’antre sont pleins de pus, mais il n’y a pas de pus dans les cellules mastoïdiennes. Une coupe montre à la partie supérieure de la mastoïde, près de la suture du temporal avec le pariétal, entre la paroi du sinus latéral et la corticale externe, une grosse cellule suppurée. Gette cellule, de la grosseur d'un pois, est séparée de l’antre par une distance de 12 millimètres de tissu osseux diploïque ; la corticale externe est excessivement mince à son niveau.
Les auteurs font de cette cellule suppurée le point de départ de la méningite, |
OBSERVATION V (Résuméc)