I. — Fréquence
Les différentes statistiques permettent de conclure, dit Lermoyez, qu'un malade atteint d’otite moyenne suppurée a une chance contre six cents de contracter une méningite. Malgré la faiblesse de cette proportion, les exemples de méningite otogène ne sont pas très rares, si l’on tient compte du grand nombre des suppurations de l'oreille. |
Peu de cas relèvent de la forme foudroyante. Nous n’en avons trouvé dans la littérature, en dehors des cas opératoires, que seize observations, dont la plus ancienne remonte à 1901. Par contre, à la suite de conditions encore mal déterminées, cette fréquence peut être de beaucoup dépassée. Les cinq observa- -tions nouvelles que nous apportons ont toutes été recueillies depuis le mois de janvier 1915, dans le
TRE milieu militaire. Cette variabilité numérique nous montre qu'il n'y a pas seulement à étudier dans l'étiologie de la méningite otogène foudroyante, l’otite, sa cause directe, mais aussi des causes prédisposantes.