‹ MéningitesChapitre 17 sur 58 · SUN TON EE · texte numérisé non relu

SUN TON EE

tion, dépôt au fond du tube d’un culot purulent très considérable. Ge culot est exclusivement constitué par des polynucléaires extrêmement altérés et présentant les caractères des cellules de pus. La numération donne : |

POlYNUCI Site CC ue; Grands et moyens monos. . . . . . . . .

Eymphocytes : - . . .

En même temps, on constate une extrême abondance de diplocoques en grain de café, presque tous intracellulaires jusqu’à 30 par champ d'immersion. L'aspect général de la préparation, colorée en bleu polychrome, rappelle exactement celui d’une préparation de pus blennorragique très riche en gonocoques. Ce diplocoque ne prend pas le gram. Nous reviendrons d’ailleurs plus loin sur les caractères bactériologiques qui ont permis sa différenciation. Après la ponction lombaire le malade se déclare extrêmement soulagé.

. Le 7 décembre, apparition d’un signe nouveau, et dont l'importance

au point de vue étiologique mérite d’être signalée. Le nez tuméfié et œdématié, devient le siège d’une inflammation intense et présente un aspect érysipélateux. De plus, il est parsemé de vésico-pustules du volume d’une grosse têle d’épingle et renfermant chacune une gouttelette de pus jaunâtre. Les fosses nasales sont obstruées par de volumineuses croûtes jaunâtres apportant une gêne respiratoire telle que le malade est obligé de respirer la bouche ouverte; tous ces symptômes s’accompagnent d'une vive douleur. Les vésico-pustules ne renferment pas de microorganismes, mais, après avoir étalé sur une lame un peu de mucus nasal, on y découvre, à côté de bactéries diverses, une grande quantité de diplocoques en grain de café, la plupart intracellulaires; certains polynucléaires en sont littéralement bourrés. De même que le diplocoque du liquide céphalo-rachidien, il ne prend que le Gram. Sous l'influence des grands lavages quotidiens, ces symptomes de rhinite s’amendent rapidement et disparaissent en quelques jours.

Le 8 décembre, on pratique une deuxième ponction lombaire. On retire 15 centimètres cubes d’un liquide présentant les mêmes caractères que celui de la ponction précédente. La formule leucocytaire ne s’est pas modifiée, mais les diplocoques sont devenus beaucoup moins abondants, à peine un ou deux par champ d'immersion. Ils sont tous intracellulaires; comme la première fois, cette ponction amène un notable soulagement.

Le 9 décembre. Troisième ponction lombaire. Le liquide est un peu moins louche, la formule leucocytaire ne s’est pas modifiée. Les diplo-

coques sont encore beaucoup plus rares que dans la ponction précédente.

Le 10 décembre, l'agitation a beaucoup diminué; le malade est calme, les selles ont reparu, les vomissements ne se sont pas reproduits. La rachialgie et le signe de Kernig persistent.

Quatrième ponction lombaire. — On retire 20 centimètres cubes d’un liquide toujours louche et présentant les mêmes caractères cytologiques que précédemment; toujours polynucléose marquée; les polynucléaires sont mieux conservés.

Le 11 décembre, l'agitation a fait place à une sorte de torpeur. Le malade n'est plus en chien de fusil, mais reste inerte et somnolent, étendu sur le dos. Il délire légèrement et présente de l'incontinence des sphincters; la langue est sèche, et la profonde dépression ne laisse pas d’être inquiétante.

Le 12 décembre. Cinquième ponction lombaire. Le liquide est beaucoup plus clair, presque limpide, mais contient encore quelques grumaux. La formule ne s’est pas modifiée, mais les diplocoques ont disparu complètement.

Le 13 décembre la dépression est moins marquée, la langue est redevenue humide, le pouls est meilleur.

Le 15 décembre. Sixième ponction lombaire ; on retire 15 centimètres cubes d'un liquide presque complètement limpide; le culot est minime, et la formule leucocytaire s'est notablement modifiée. La numération des éléments donne :

Il ÿ a donc eu depuis trois jours et coïncidant avec l'amélioration du malade une poussée lymphocytique considérable, puisqu'on ne trouvait guère auparavant que 3 ou 4 p. 100 de lymphocytes. Il n'y a plus de diplocoques.

Le 16 décembre, au soir, le malade présente une brusque aggravation de tous les symptômes : la Céphalée, qui avait presque complètement disparu, reparaît avec une extrême intensité, le malade s’agite et crie sans cesse : « Ma tête! ma tête!» Subdélire. La température remonte à 39 degrés.

On faitalors une septième ponction lombaire, et on retire un liquide très louche, et donnant pär centrifugation un culot abondant. La numération fournit :

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n Lÿtnphocytes 1e RU ET ENRRET 12 Grands monos 4

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