DORÉ ES
rant soit avec de l'extrait microbien (méthode de Wassermann et Bruck), soit avec une émulsion microbienne (méthode de Krumbein et Schatiloff), soit avec le procédé primitif de Bordet- Gengou a toujours obtenu des résultats identiques.
Dopter et d’autres auteurs (Krumbein et Schatilof, Vannod, etc...) ont constaté : si on met en présence du sérum méningococcique, dans les conditions habituelles, des extraits ou des émulsions microbiennes de méningocoques, de gonocoques, de pseudoméningocoques, en général, on observe l'empêchement de l'hémolyse avec le méningocoque seul. Inversement avec un sérum antigonococcique, antipseudoméningococcique, la déviation du complément est nulle avec le méningocoque.
D'autre part, Bruynoghe, dans un travail sur « le diagnostic de la méningite cérébro-spinale épidémique par le procédé de déviation du complément » paru en 1911 dans le Centralblai [. Bakteriologie, apporte les conclusions suivantes :
1° Le procédé de déviation du complément est plus sensible que la précipito-réaction, puisque, dans tous les cas de méningite d'origine méningococcique, la réaction de fixation du complément fut nettement positive et la précipito-réaction seulement dans sept cas ;
2 Le résultat en est plus net : il est plus facile de constater l'hémolyse ou le manque de dissolution des globules que le trouble produit par les précipitines dans le mélange;
3° Le diagnostic peut être établi plus rapidement.