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moins abondant, les microbes ont diminué de nombre, les lymphocytes ont au contraire augmenté.

Les dernières ponctions ne renfermaient plus de microbes, peu de polynucléaires, mais de nombreux lymphocytes.

Le microbe ensemencé donne sur gélose, et sur gélose-ascite, des colonies isolées dont l'aspect rappelle celui des cultures de méningocoque.

L'examen microscopique montre qu'il s’agit d’un coccus en grain de café ne prenant pas le Gram.

D'après l'examen pratiqué par M. Dopter, ses caractères de différenciation sont les suivants :

Le germe fait fermenter le sucre comme le méningocoque (lévulose, maltose, glucose), mais il en diffère nettement par les réactions d’agglutination et de précipitation.

Agglutiné par le sérum du malade à 4 p- 80, il ne l’est pas par un sérum antiméningococcique agglutinant le vrai méningocoque à 1 p. 800.

Inversement, le sérum agglutine les paraméningocoques provenant d’autres sujets, mais est sans action sur le méningocoque.

L’extrait autolytique de ce germe est légèrement précipité par l’addition de quelques gouttes d'antisérum, mais des recherches plus complètes ont permis à M. Dopter de constater qu'il s'agissait non de précipitines spécifiques, mais de précipitines de groupe.

La réaction de fixation du complément est positive comme avec le méningocoque quand on emploie le sérum antiméningococcique.

Ces différentes constatations montrent en résumé que ce germe se rapproche du méningocoque par ses caractères morphologiques et culturaux et par la réaction de fixation, mais qu'il s'en écarte par les épreuves de l’agglutination et de la précipitation.

Seules les épreuves d'agglutination et de précipitation permettent donc de caractériser le germe et de reconnaître une affection de tous points comparable à la méningite cérébro-spinale à méningocoques et pourtant de cause pathogène différente.

Si nous reprenons en effet l’évolution de notre Cas, nous voyons que rien ne permet de le différencier de la forme généralement observée chez le nourrisson. Même début insidieux par un malaise général, des troubles digestifs et des convulsions ; même apparition tardive des Symptômes méningés dont deux prennent une grande importance : la raideur de la nuque, la distension des fontanelles; même absence d'herpès, même fréquence des complications oculaires.

La réapparition brusque des Symptômes alors que la guérison semblait assurée, ne constitue même pas une anomalie, étant donnée la

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