À SR
Dans la forme habituelle de l’éclampsie puerpérale, les accès convulsifs sont typiques, avec leurs phases de convulsions toniques, puis cloniques, de courte durée, survenant après une période d’invasion caractéristique ; ces convulsions sont très rarement localisées, presque toujours généralisées.
Cependant on observe des accès éclamptiques larvés, qui ne se reconnaissent qu’à quelques mouvements convulsifs irréguliers d’un ou plusieurs groupes musculaires de la face. L'accès est en quelque sorte limité à la période d’invasion ; dans quelques cas, la période tonique est si courte qu'elle paraîl manquer, et l’accès n’est constitué que par des convulsions cloniques succédant à une période d’invasion. Dans d’autres, les symptômes sont encore moins accentués, à peine voit-on quelques mouvemunts convulsifs de la face; enfin, on sait qu’il existe des formes « d'éclampsisme » sans accès convulsifs (Bar).
La forme du délire est aussi notablement différente dans les deux maladies. Le délire, dans la méningite, est violent, parfois furieux, s’accompagnant d’hallueinations terrifiantes ; certaines malades cherchaient à mordre et à griffer, comme si elles se débattaient contre un ennemi (obs. VII). Le délire ne se rencontre jamais, ou rarement, dans le décours de la crise éclamptique. Mais il n’est pas rare avant et plus souvent après. On note alors une agitation
plus ou moins prononcée avec étonnement, perte de