‹ Méningites cérébrales et cérébro-spinales au cours de la puerpéralitéChapitre 25 sur 32 · INTER · texte numérisé non relu

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la mémoire, obnubilation, et quelquefois délire vrai habituellement très léger. ;

Nous rencontrons dans l’éclampsie des vomissements, comme il en existe dans la méningite ; mais alors que dans le premier cas ils sont brusques, douloureux et persistants, dans le second au contraire ils se présentent avec les caractères de vomissements cérébraux qui les font facilement reconnaitre.

La fièvre peut manquer chez certains malades atteints de méningite, mais cela est rare. Le plus souvent, dès le début la température s'élève d’une façon brusque pour atteindre rapidement son maximum (40, 41). Son évolution est ensuite tout à fait irrégulière, à ce point de vue, la maladie ne revêt aucune allure cyclique. Tantôt, spécialement dans les formes courtes ou de durée moyenne, la fièvre est continue, et alors l’amélioration ou la guérison est marquée par une chute graduelle, l’aggravation ou l'approche de la mort par une ascension exagérée de la température. Quand la durée de la maladie se prolonge, on constate souvent de grandes irrégularités dans la courbe de la température, caractérisant des exacerbations et des rémissions successives, entrecoupée même de période d’apyrexie complète. En résumé tl n'existe pas de courbe thermique caractéristique de la maladie.

Les accès éclamptiques s’accompagnent aussi de température. Ce fait, méconnu des anciens auteurs, contesté par Quincque en 1865 et Winckel en 1869,

a été bien mis en lumière par Bourneville et a été depuis étudié par Budin, O. Dieudé, Herbart, Lancry, etc.

La courbe thermique est très variable. Dans les cas peu graves elle reste assez souvent à peu près au niveau de la normale ; mais, quand les accès sont violents et rapprochés on observe d’ordinaire une ascension progressive, et la mort peut survenir en hyperthermie. Souvent la température ne dépasse guère 39, puis ensuite s'abaisse annonçant la guérison. Parfois cependant la température après s’être élevée à 40 degrés et être redescendue à la normale, remonte à nouveau suivant une courbe analogue à celle que l’on observe dans la période méningitique du mal comitial. La mort peut survenir à ce moment, ou bien la température s’abaisse de nouveau et la malade guérit. ;

L'étude des urines donne au clinicien des résultats non moins précieux : en effet, on n’observe, dans les méningites cérébro-spinales aucun trouble urinaire : il n’y a modification ni comme aspect, ni comme quantité ; l'analyse peut cependant y montrer, rarement du reste, une faible quantité d’albumine.

Dans l’éclampsie au contraire, il y a oligurie, précédant quelquefois les accès, existant toujours pendant la période convulsive, et pouvant aller même à l’anurie (Daunay, thèse inaugurale). Leur aspect est, aussi, généralement modifié. À part de rares cas,où on les a trouvées normales, elles sont le plus souvent troubles, foncées et parfois sanguinolentes. Il y a

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