‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 2)Chapitre 102 sur 322 · XXX AOUT. P. FRANÇOIS-XAVIER SOCHER · texte numérisé non relu

XXX AOUT. P. FRANÇOIS-XAVIER SOCHER

* Le trentième jour d'août de 1781, mourut à Vienne le P. François-Xavier SocHER, né à Saint-Pôlten dans la Basse-Autriche, le plus jeune des six enfants que leur père, jésuite lui-même pendant quelque temps, avait donnés à la Compagnie. Tous se sont distingués par leurs vertus, leurs talents et les charges auxquelles ils ont été appelés. Ignace l'aîné, missionnaire à Temeswar en Hongrie, mourut en 1738 victime de son dévouement au service des pestiférés ; Théophile remplit presque toute sa vie le ministère de la prédication, et expira pieusement en 1767 ; Albert enseigna la philosophie et la théologie morale, fut compagnon du Maître des novices, Recteur de plusieurs collèges et mourut en 1763 ; Joseph occupa également les chaires de philosophie et de théologie morale; appelé ensuite à Rome, il y exerça la charge de pénitencier et celle de Substitut pour l'Assistance d'Allemagne ; de retour dans sa Province, il gouverna plusieurs collèges et s'éteignit très saintement à Neustadt en 1771. Antoine écrivit l'histoire de la Province d'Autriche, ouvrage qu'il laissa malheureusement incomplet, et suivit de huit jours à peine son frère Joseph au tombeau.

Enfin François-Xavier fut tour à tour professeur de littérature et de rhétorique, prédicateur, compagnon du Maître des novices. C'était un homme d'une grande abnégation et d'un entier dévouement; il sollicita comme une grâce d'aller travailler dans la résidence que le P. Provincial aurait plus de peine à pourvoir de missionnaires. Il fut exaucé et envoyé à Peterwardein, que l'on appelait le tombeau des Allemands. Il y demeura cinq années entières. Le bref de Clément XIV, qui supprimait la Compagnie, le ramena en Autriche ; le bon vieillard épuisé par les fatigues, se

rôtira au couvent des Pères Servîtes ; et c'est là, clans les exercices de la piété, qu'il acheva saintement sa longue vie et s'endormit dans le baiser du Seigneur à l'âge de soixante-quinze ans, cinquante-neuf ans après son entrée au noviciat.

Stôger, Sciiptor. Provinc. Austr., p. 330, 331. — Sommervogel, Biblioth., t. 7, p. i342, 1343.

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