XII OCTOBRE. P. HENRI YPHAUSEN
s'endormit saintement dans le Seigneur à l'àg-e de soixante-douze ans, dont il avait passé cinquante-deux dans la Conipag-nie.
CoRDARA, Histor. Societ. Jesu, part. 6-^ , Ub. 3, n. 29, p. 146. — AgricoLA, Histor. Provinc. Gernian. Superior., t. 2. n. 288 et 289, p. 78. — FhOTTo,, Hist. Prov. Germon. Sup., t. 3, n. 405, p. 190; n. 912, p. 384.
— Kropf, Hist. ejusd. Provinc, t. 4, c. 22, p. 190, serjq. — Sotuellus, Biblioth., p. 384. — Nadasi, Ann. dier. memor., 12=" octob., p. 219. — Drews, Fasti..., 12» octob., p. 400. — Patrignam, Me/ioL, 12 ottob., p. 90.
— NiEREMBERG, Vfjrones ilustres, 2^ édit., t. 6, p. 48. — Damianus, S)/nopsis Soc. Jesu, Ub. 6, c. 4, p. 304. — Mederer, Annales Acadeni. Ingolstad., t. 2, p. 221. — Joann-. Bourgiiesius, Societas Jesu Deiparœ Virgini sacra, Duaci 1620, c. 22, p. 316. — Tanner, Societ. Jesu apostol . imitatr., p. 517. — Rader, Bavaria sancta et pia, p. 161. — P. Franc. H.VTTLER S. J., Der ehrwiirdige P. Jakob Item..., Regensburg, 1895. — Verdière, Histoire de l'uniwrsite' d'Iagolstndt, 1887, t. 2, 9= part. ch. i et suiv., p. 263 et suiv. — Sommervogel, Biblioth., t. 6, p. 1704.
* Le douzième jour d'octobre de l'an 1626, mourut à Osnabrûck le P. Henri Ypiiausen, premier Recteur du collège de cette ville. Quand le cardinal Frédéric de Hohenzollern avait pris possession de son siège épiscopal à Osnabriick, il avait vu avec une profonde douleur la cité presque tout entière livrée à l'hérésie. Pour la ramener à la foi romaine, nul moyen no lui parut plus efficace que l'établissement d'un collège de la Compagnie : l'exemple de Munster et de Paderborn ainsi arrachées à l'erreur le conQrmait dans sa résolution. Le Provincial du Rhin, le P. Henri Baving, lui donna quelques-uns de ses religieux et mit à leur tète le P^ Henri Yphausen, déjà célèbre par les conquêtes de son zèle dans le pays d'Ems.
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Le P. Yphausen ne trompa point les espérances du cardinal. Aux fatigues de l'enseignement et du gouvernement, il joignit celles de la prédication dans la principale église, et vit bientôt sa chaire assiégée par une multitude d'auditeurs catholiques et protestants. Il avait pris pour méthode d'exposer simplement le dogme, sans attaquer de front les erreurs de ses adversaires. Ceux-ci, qui étaient venus d'abord avec des préjugés et des dispositions hostiles, furent peu à peu gagnés par cette tactique franche et loyale ; plusieurs envoyèrent même leurs enfants suivre les classes du nouveau collège. Malheureusement la mort du cardinal de Hohenzollern vint arrêter ces heureux débuts.
Le roi de Danemark, qui avait convoité pour son plus jeune fils le siège d'Osnabrùck, voyant son attente frustrée par l'élection du comte Guillaume de Wartemberg, prévôt de l'église de Ratisbonne, envahit le pays à main armée ; les Pères du collège durent se cacher et s'enfuir ; quelques-uns furent surpris et soumis à d'indignes traitements. Au retour de la paix, ils s'empressèrent de rentrer et trouvèrent auprès du nouvel évêque la même faveur dont ils avaient joui précédemment. Le P. Yphausen fut même choisi pour lui servir de conseiller et de collaborateur dans l'œuvre de la pacification et de la restauration religieuse de son diocèse. Dans ce grand et difficile travail, le serviteur de Dieu acheva d'épuiser ses forces. En apprenant qu'il avait succombé, le prélat fit éclater sa douleur, et dit hautement que la cause catholique venait de perdre un de ses plus fermes soutiens.
CoRDARA, Histor, Societ. Jesu, part. 6^ , lib. 10, n. 63 seqq., p. 578 seqq.\ lib. 11, n. 67 seqq.., p. 22 seqq. — Reiffenbeug, Histor. Provinc. Rheni Infer. lib. 16, c. 10, p. 589.