‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 2)Chapitre 264 sur 322 · V DECEMBRE · texte numérisé non relu

V DECEMBRE

Le cinquième jour de décembre de l'an 1629, mourut à l'âge de quarante ans le P. Jean Girardi, un des principaux apôtres d'Olmutz, né dans la petite ville de Grotkau en Silésie. Presque toute sa vie relig-ieuse s'était partagée entre l'enseignement et l'apostolat ; et partout, au témoignage des annales de la Compagnie, il avait mérité qu'on lui appliquât ce que l'Esprit-Saint disait autrefois de David : « Invent virum seciinduni cor nieuni, qui faciet omnes voluntales meas. J'ai trouvé un homme selon mon cœur, prêt à faire toutes mes volontés ». (Act. 13. 22).

Les luthériens avaient presque entièrement fait disparaître à 01mutz le culte extérieur de la sainte Eucharistie. Le P. Girardi le rétablit, et malgré les frémissements de l'hérésie, remit en honneur l'usage de porter solennellement le saint viatique aux mourants. Parmi les exemples de respect pour le Très Saint Sacrement qu'il avait cités du haut de la chaire, celui de Rodolphe de Habsbourg frappa un jour si vivement un grand seigneur, Maximilien de Lichtenstein, qu'ayant rencontré le lendemain un prêtre qui portait le corps du Sauveur à un malade, il descendit aussitôt de cheval, à la vue de tout le peuple, pour se mettre à genoux et l'adorer humblement.

ScHMiDL, Hislor. Proi'inc. Bolieni., t. )i, lib. 3, n. 52, p. 365 ; lib. 5, n. 204, p. 1007.

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