VI DECEMBRE
* Le sixième jour de décembre rappelle le souvenir de l'admirable F. Ambroise Grassinger, Coadjuteur temporel, mort en 1680 au collège de Gratz, où il avait passé la plus grande partie de ses quarante-neuf années de vie religieuse, dans les emplois de cuisinier, portier et second infirmier. Auprès des étrangers comme auprès des Nôtres, il avait la réputation d'un saint. L'annaliste du collège, entre autres louanges qu'il lui donne, l'appelle « un ange revêtu de chair, l'ornement et la gloire de son degré, un autre Ximenès, un Alphonse Rodriguez ». On ne le vit jamais manquer h aucune règle. L'esprit de foi animait et pénétrait toutes ses actions. Quand il en avait le loisir, il consacrait jusqu'à six heures par jour à l'oraison. Dans les moments difficiles, les supérieurs se recommandaient à son crédit auprès de Dieu ; et c'était une opinion reçue que le seul F. Ambroise, par ses chapelets, faisait plus pour la prospérité du collège que plusieurs autres par leur travail.
De cette union à Dieu découlaient les plus solides vertus : l'obéissance, l'amour de sa vocation, la pauvreté, le zèle apostolique, la charité fraternelle, la dévotion à la sainte Vierge, sans laquelle, disait-il, nul ne saurait entrer ni rester dans la Compagnie de Jésus, enfin le renoncement à lui-même, en dehors duquel toute vertu est