‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 2)Chapitre 309 sur 322 · XXVIII DÉCEMBRE. F. JOSEPH-FRANÇOIS MORSCHER. SIS · texte numérisé non relu

XXVIII DÉCEMBRE. F. JOSEPH-FRANÇOIS MORSCHER. SIS

conscience du plus gi'and monarque de la terre . Etre odieux à tous, comme le fléau de la peste, voilà ce qui fait mes délices ». Ce saint homme mourut à l'âge de cinquante-sept ans, dont il avait passé trente-trois dans la Compagnie.

Lùterœ ann. Provinc. Austr., p. 286-302, ann. 1733 (Arc/ni>. Rom.}. — Stôgeh, Scriptor. Provinc. Austr., p. 340. — Sommeryogel, Biblioth., t. 7, p. 1585.

* Le vingt-huitième jour de décembre de l'an 1834, mourut à Gratz le F. .Joseph-François Morscher, juvéniste, deux mois environ après ses premiers vœux. 11 s'était toujours signalé par son obéissance et son amour de Notre-Seigneur. Ces deux vertus resplendirent avec un éclat encore plus vif pendant sa dernière maladie et aux approches de la mort. Dès qu'il se vit en danger, il n'eut plus qu'un désir, aller le plus tôt possible jouir des embrassements de Jésus, son unique bien aimé. Le prêtre, qui l'assistait la dernière nuit, dut lui retirer le crucifix des mains, dans la crainte que le saint Frère ne précipitât la crise suprême, si vifs étaient les transports d'amour avec lesquels il y collait ses lèvres et le pressait sur sa poitrine. Tous les témoins de cette bienheureuse fin sont d'accord pour dire que jamais ils n'ont vu de mort plus douce et plus belle.

Le F. Morscher voulait que l'obéissance sanctifiât son dernier soupir comme celui de son Sauveur sur la croix. Une demi-heure avant d'expirer, s'adressant au Père Recteur : « Mon Père, lui ditil, je vous demande la permission de mourir ». Et sur la réponse

affirmative de celui-ci, si telle était la volonté de Dieu, on le vit se composer lui-même en la manière où il désirait que la mort le trouvât, fixer ses regards sur le crucifix, et attendre immobile l'appel de Dieu. 11 n'était âgé que de vingt-et-un ans.

Summar. vitœ defunctor. Provinc. Austr. (Archiv. Rom.}.

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