XIX JUILLET. — F. ANTOINE GEISSENHOFFER
glorieuse arène, où cinq autres Pères et Frères du même collège, imitateurs de son dévouement, cueillirent la même couronne après lui.
JuvENCius, Histor. Societ. Jesu, part. 5*, lib. 16, n. 21, /j, 374. — Litter. ann. Societ., anno 1611, p. 487. — Kropf, Histor. Provinc. Germon. Super., t. 4, decad. 8, n. 13, p. Ç>. — Alkgambe, Heroes et Victini., p. 165. — Tanner, Societ. Jesu apostol. imitatr., p. 440. — Patrignani, Menai., 19 luglio, p. 164. — Nadasi, Pretiosse occupation, morient., c. 8, n. 4, p. 55.
* Le dix-neuvième jour de juillet de l'an 1743, mourut à Goritz le saint Frère Coadjuteur Antoine Geissenhoffer, de Hall en Tyrol, dont presque toute la vie religieuse de cinquante-deux ans se partagea entre Trieste et Goritz et présenta constamment le modèle des plus belles vertus. Nul n'était à la fois plus appliqué au travail et plus adonné à l'oraison. Il portait dans ses entretiens avec Notre-Seigneur cette familiarité que demande notre Bienheureux Père, et il recevait fréquemment en retour des lumières extraordinaires. Ceux qui virent ses notes spirituelles en étaient dans l'admiration et assuraient qu'on ne pouvait les parcourir sans être transporté du désir des choses du ciel.
C'est par une abnégation et une mortification continuelles que le F. Geissenhoffer était parvenu à cette intime union avec Dieu. D'une nature ardente et impétueuse, il en domina si bien les saillies qu'il devint un modèle de douceur et d'humilité. Il jeûnait et se flagellait tous les jours et portait sans cesse un rude cilice: « Un religieux qui épargne son corps, disait-il, ne sait pas s'aimer soi- A. G. I. — T. II. — 7.
même ». Au milieu des plus cruelles douleurs de la maladie ou des infirmités, il triomphait de joie : « Souffrir, souffrir, répétait-il, et puis mourir». Toutes ces vertus avaient acquis au F. GeissenhofTor la réputation d'un saint parmi les Nôtres et les étrangers. Un des principaux ecclésiastiques du clergé de Goritz, également distingué par la science et la piété, avait fait de lui son confident et son ami ; et quand l'humble Frère eut rendu le dernier soupir, à l'âge de soixante-seize ans, il manifesta sa douleur de la manière la plus touchante, exprimant son désir de mourir avec lui et de reposer dans la même tombe sous ses pieds.
Litter, ann. Provinc. Austr., ann. 1743, p. 123 (Arckiu. Rom.).