XX AOUT. P. CHRISTOPHE PAPAT
20a aiig., p. 320. — Patrignani, MenoL, 20 agost., p. 170. — Cassani, Varones iliistres, t. 2, p. 203. — Sommeryogel, Biblioth., t. 3, p. 1718. — Gard. Steinhuber, Geschichte des Collegiuin Germanicum, f. ,1, p. 400.
* Le vingtième jour d'août de l'an 1664, mourut à Gratz le P. Christophe Papat, né à Passau, l'ami et le père des pauvres. Il avait conçu de bonne heure un ardent désir de s'enrôler dans la milice de saint Ignace. Mais il était bègue. Avec une humble et filiale confiance, il s'adressa à la très sainte Vierge, comme autrefois l'illustre théologien Thomas Sanchez, et il en obtint la guérison de son infirmité.
Après les épreuves ordinaires couronnées par la profession solennelle, le P. Christophe Papat, avec l'autorisation des supérieurs, se consacra pleinement au ministère des pauvres. 11 était tout pour ces malheureux ; il allait les visiter et les consoler dans leurs réduits, ne se laissant rebuter ni par leurs haillons ni par leur malpropreté ; il leur prodiguait tous les soins de l'àme et du corps. Pour eux il ne connaissait ni fatigue ni ennui, et n'était jamais plus heureux que lorsqu'il les voyait en rangs pressés assiéger son confessionnal. Aussi tous le vénéraient et l'aimaient comme leur père et un saint ; et lorsqu'il mourut à l'âge de quarante-trois ans, dont il avait passé vingt-cinq dans la Compagnie, leurs larmes furent son plus beau panégyrique et leurs prières l'accompagnèrent au tribunal de Dieu.
Sumniar. vitœ defunctor. Provinc. Austr. (Archw. Rom.).