‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 3)Chapitre 155 sur 327 · XXVI MARS. P. GABRIEL GRUBER · texte numérisé non relu

XXVI MARS. P. GABRIEL GRUBER

d'une émotion trop vive causée par un incendie qui s'était déclaré dans son antichambre. La nouvelle de sa mort fut accueillie avec une douleur immense par les Nôtres et les étrangers. « Pendant le service funèbre, dit le P. Rozaven, témoin oculaire, l'affluence de l'aristocratie fut si considérable à l'église catholique, que les prêtres purent à grand'peine se fra^-er un passage pour se rendre à l'autel, et l'on dut fermer les portes pour empêcher les étudiants d'entrer ». Le P. Gruber était dans la soixante-septième année de son âge et la cinquantième depuis sa première entrée au noviciat.

Elogium adm. R. P. Gabrielis Gruber Prœpositi Generalis Societ. Jesu (Archiv. Provinc. Galic). — Caballero, Biblioth. Scriptor. Soc. Jes., supplem. 2""', p. 45. — Stôger, Scriptor. Provinc. Aiistr. , p. 109. — SoMMERvoGEL, BibUoUi., t. 3, f. 1882. — Zalenski, s. J., Les Je'suites de la Russie-Blanche^ Irad. du polonais par le P. Alex. Vivier, t. 2, liv. 5, ch. 2, p. 135 suiv., et passini. — Crétineau-Joly, Histoire de la Compagnie de Je'sus, t. 5, c/i. 7, p. 413 suii>.

N. B. — Les auteurs assignent différentes dates à la mort du P. Gruber ; le 25, 26 mars, le 5 avril. Nous avons adopté celle des Actes de la cinquième Congrégation générale de Polotsk, réunie pour lui nommer un successeur. On lit en effet dans ces Actes « dies qua mortalitatem exuit Adm. R. P. Gabriel Gruber... fuit 26 mart., v. s., 7 aprilis n^s. 1805*.

XXVII MAKS

Le vingt-septième jour de mars de l'an 1653, mourut à Glatz, en grande réputation de sainteté, le P. Jean Warlich, procureur de plusieurs collèges de la Province de Bohême, au milieu des dangers sans cesse renaissants de la guerre. II lui fallut toute la confiance en Dieu et la charité d'un saint pour se dévouer pendant ces temps calamiteux au service de ses frères. II fit jusqu'à dixhuit fois, et toujours à pied, le voyage de Silésie ou de Bohême en Autriche, pour les intérêts temporels dont il était chargé.

Ce fidèle et généreux administrateur, que semblait absorber tout entier le soin des choses de la terre, n'en mérita pas moins d'être favorisé par Notre-Seigneur et sa sainte Mère de grâces très particulières. Un jour qu'il priait sans témoin dans l'église du collège de Glatz devant une statue miraculeuse de Notre-Dame très vénérée des fidèles, il supplia cette bonne Mère de lui obtenir de terminer ses jours dans ce même collège de Glatz où il travaillait depuis près de vingt-cinq ans. Aussitôt une voix forte et distincte s'échappa de la sainte image et l'assura que ses vœux étaient exaucés. A cette manifestation inattendue, le P. Warlich fut saisi d'abord d'une sorte de fraj'eur, mais bientôt une joie très douce

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