XXIV AVRIL. — P. JEAN HEGNER
vinc. Bohem., t. 1, lib. 2, n. 112, et passîin ; lib. 3, passini ; lib. 5, n. 150, p. 536 seqq. — Sotuellus, Biblioth., p. 323. — Sommervogel, Biblioth., t. 1, p. 1550. — Hartzheim, Biblioth. Colon., p. 113. — Pelzel, Boemische Gelehrte..., p. 1.
* Le vingt-quatrième jour d'avril de l'an 1630, mourut au collège de Kommotau, le P. Jean Hegner de Prague, saint et zélé missionnaire de la Province de Bohême ; il est célèbre par sa double dévotion envers les plaies de Notre-Seigneur, oii il trouvait pour lui-même la source de toute sainteté, et envers les âmes du Purgatoire auxquelles il avait confié le succès de ses missions. C'était sa coutume quand il devait prêcher au peuple, d'offrir le saint Sacrifice pour l'âme qui était le plus près d'entrer dans le ciel, afin qu'elle intercédât pour ses auditeurs, dès qu'elle arriverait devant le trône de Dieu ; en descendant de chaire, il prenait, à la même intention, une si rude discipline, que les murs de sa chambre étaient souvent teints de son sang.
Litterss ann. Societ. Jesu, anno 1650, p. 139. — Schmidl, Histor. Provinc. Bohem., t. 5, n. 158, p. 608.
* Le vingt-quatrième jour d'avril de l'an 1650, mourut à Trêves dans la maison du noviciat le P. Grégoire Weilhamer, de Munich, humble et saint religieux dont les exemples excitaient la ferveur des novices, en même temps qu'il s'exerçait lui-même à imiter leurs vertus. D'une santé délicate et toujours chancelante, il ne laissait pas de se flageller chaque jour avec rigueur et de travailler sans a. g. I. — T. I. — 49.
relâche au salut des âmes. Sa parole était si douce et si persuasive que bien peu pouvaient se défendre contre les coups qu'il leur portait. En quelques années, il ramena plus de cinq cents hérétiques à l'Eglise romaine. On assurait qu'il avait la vertu des miracles, et nombre de malades lui attribuaient leur guérison ; aussi était-il salué partout du nom de saint.
Au milieu des témoignages de la vénération publique, le P. Weilhamer demeurait toujours humble. Si parfois quelque affaire l'appelait dans la maison d'un grand seigneur, il ne manquait jamais d'aller le même jour visiter les pauvres et de leur porter des consolations. Enfin sa frêle constitution, depuis longtemps ébranlée, finit par succomber tout à fait. Comme on lui demandait s'il ne craignait pas la mort : « Non, non, répondit-il, Notre-Seigneur m'a donné jusqu'ici tout ce que j'ai sollicité ; il ne me reste plus que cette grâce à obtenir ; je l'attends avec impatience ». Et peu après, le P. Weilhamer s'endormit plein de confiance dans le Seigneur à l'âge de cinquante ans, dont il avait passé vingt-deux dans la Compagnie.
Litterse ann. Societ. Jesu, anno 1650, p. 383. — Nadasi, Annus dier. memor., 24* aprîl., p. 226.
* Le vingt-quatrième jour d'avril de l'an 16S5, mourut au collège de Porrentru}^ en Suisse le P. Jacques Morel, né à Lentigue, dans le canton de Fribourg. Sa mémoire, écrit le P. Nadasi, mérite d'être conservée, pour la consolation des malades, comme celle d'un admirable modèle de patience dans les plus douloureuses infirmités. Du reste, nul genre de tribulation ne lui fut épargné. Recteur