‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 3)Chapitre 225 sur 327 · I" MAI · texte numérisé non relu

I" MAI

* Le premier jour de mai de l'an 176S, mourut à Augsbourg le P. François Neumayr, né à Munich, orateur et écrivain également éminent. Après avoir enseigné les belles-lettres et la rhétorique, il se livra au ministère des missions, et y déploya un zèle et une éloquence tout apostoliques ; un religieux de saint Benoît en témoignage de son admiration, le comparait à saint Paul. Chargé ensuite de la congrégation de la très sainte Vierge à Munich, le P. Neumayr la dirigea pendant douze ans avec une réputation toujours croissante de science et de vertu, et fut enfin appelé à monter dans la chaire de la cathédrale d'Augsbourg. Les succès qu'il y remporta, dit l'auteur de"; sa notice, tiennent du prodige. 11 s'at-

tachait surtout à réfuter les erreurs du tenips. Ses sermons de controverse, au sentiment du P. Feller, sont d'une solidité qui les a mis à l'abri de toute attaque.

En même temps il écrivait sur toute sorte de sujets intéressant la religion, et les traitait avec une vigueur et une éloquence de raison qui entraînait même ses adversaires. Ses ouvrages, écrits en allemand ou en latin, ont été répandus dans toute l'Europe, et plusieurs sont encore réimprimés de nos jours. Aux qualités de l'orateur et du polémiste, le P. Neumayr joignait les vertus du religieux, une humilité profonde, une simplicité aimable et gracieuse, et une innocence de cœur si grande qu'elle semblait ignorer le mal. Son confesseur affirma de lui après sa mort qu'il n'avait jamais perdu la grâce de son baptême. Il s'endormit doucement dans la paix du. Seigneur à l'âge de soixante-huit ans, dont il avait passé près de cinquante-trois dans la Compagnie.

Summar. vitie defunct. Provinc. German. Super. (Archiv. Rom.). — Som- MEuvoGEL, Biblioth., t. 5, p. 1654. — Feller, Dictionn. histor., t. 4, p. 585.

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