‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 3)Chapitre 54 sur 327 · XXIX JANVIER · texte numérisé non relu

XXIX JANVIER

Le vingt-neuvième joui^ de janvier de l'an 1625, mourut à Ingolstadt le P. Jacques Gretser, surnommé le marteau des hérétiques et le champion de la croix. Dans cette lutte contre les ennemis de l'Eglise, lutte qui ne se termina qu'avec sa vie, il accabla ses adversaires sous les coups redoublés de près de cent cinquante ouvrages, magnifique monument de son zèle et de sa science, que les magistrats de Marckdorfî, ses concitoyens, firent placer solennellement dans la salle de leurs séances, comme leur plus beau titre de gloire à eux-mêmes, et comme le témoignage de leur attachement à la foi catholique. Le zèle de la maison de Dieu le consumait sensiblement. Au témoignage des médecins, il mourut épuisé par son ardeur au travail. « Il me semble, disait-il quelquefois, que si l'on m'apportait, à mon agonie, quelque nouvelle déclaration de guerre des hérétiques, ma main défaillante se ranimerait encore pour les repousser ». Les luthériens eux-mêmes l'appelaient le grand Jésuite ; et le Souverain Pontife Clément Mil écrivait aux premiers supérieurs de la Compagnie de veiller à la conservation d'une vie aussi précieuse à l'Eglise. Le P. Gretser seul estimait ne pas avoir le temps et ne pas valoir la peine de se soigner ; le repos lui semblait impossible tant qu'il pouvait étudier, écrire et prier.

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