‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 127 sur 362 · IX SEPTEMBRE. P. MATHIEU GAUETO · texte numérisé non relu

IX SEPTEMBRE. P. MATHIEU GAUETO

sa plume, ni les chaires éclatantes, ni les grands emplois, ni les actions extraordinaires ; c'est le désir ardent de se conformer au bon plaisir de Dieu. Ce désir avait pénétré jusqu'au plus intime de son àme, et se manifestait dans chacune de ses paroles et de ses actions. Nul ne l'approchait, soit parmi les Nôtres soit parmi les étrangers, sans être animé d'une résolution nouvelle d'aimer Dieu et de le servir avec plus de ferveur. Sa fidélité était la même pour toutes les règles, quelles qu'elles fussent ; on disait, par manière de proverbe, que si elles étaient venues à se perdre, il aurait suffi, pour les retrouver, de considérer la vie du P. Gareto. Aussi, à une époque où la Province de Sicile comptait des hommes tels que les Pères Golnago, Carminata, Gaetano : un saint religieux, le P. Bernardin Piccino, bon juge en pareille matière, n'hésitait pas à ranger le P. Mathieu Gareto tout auprès de ces grands serviteurs de Dieu. 11 mourut à l'âge de cinquante-huit ans.

Aguilera, Histor. Provinc. Sicul., t. 2, p. 361.

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