‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 142 sur 362 · XVII SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

XVII SEPTEMBRE

Le cHx-septiènic jour de septembre de l'an 1621, mourut à Rome, en odeur de sainteté, le Vén. P. Robert Bellarmin, Cardinal de la sainte Eglise romaine, archevêque de Capoue, proclamé de son vivant même, par les catholiques, la couronne du Sacré Collège, et par les hérétiques du seizième siècle, le plus redoutable champion de la papauté. Aussi, lorsque le Souverain Pontife Clément VIII l'obligea sous peine de péché d'accepter la pourpre : « Nous avons fait choix de celui-ci, dit-il après avoir proclamé son nom en plein consistoire, parce que l'Eglise n'a pas son égal pour la science ! Hune elegimns, quia non hahet parem Ecclesia Dei quoad doctrinani ». En effet, le livre de ses Controverses porta de si terribles coups aux doctrines de Luther et de Calvin, que plusieurs universités protestantes allèrent jusqu'à fonder de nouvelles chaires, rien que pour réfuter à perpétuité les arguments et les textes de Bellarmin.

« Après avoir illustré son siècle par ses œuvres, sa parole et sa plume, dit le Ménologe romain, il a laissé à la postérité, pour tous les âges et tous les états, d'incomparables trésors de science dans la multitude et l'excellence de ses écrits. Esprit droit, sincère et merveilleusement aimable, il conformait sa conduite à sa

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doctrine ; tout ce qu'il jugeait, clans son éminent savoir, devoir entreprendre à la gloire de Dieu, à l'avantage du prochain ou pour son propre bien, il l'accomplissait avec un soin, une persévérance, une douceur admirables, exempt de toute passion mal réglée, de toute vue humaine, comme s'il n'avait jamais connu d'autre règle ni suivi d'autre impulsion que la droite raison et les motifs éternels. En 1621, dans la soixante-dix-neuvième année de son âge, le saint Cardinal se retira au noviciat de Saint-André, pour s'occuper uniquement de cet art de bien mourir, qu'il avait enseigné aux autres. C'est là qu'il passa heureusement au repos éternel, accompag-né par les regrets de la chrétienté presque tout entière ».

CoRDARA, llislor. Societ. Jes., part. G^ , /. G, n. 5, p. 280. — Différentes vies du Card. Dcllarmin, Cf. Carayon, Bibliographie histor., n. 1522- 1547. — SoTUELLus, Biùlioth., p. 720. — Sommervogel, Biblioth., t. 1, p. 1151 et siiiv. — Pathignani, Menol.., 17 sett., p. 14.3. — Nadasi, Ann. dier. mentor., 17^ sept., p. 171. — Drews, Fasti Soc, 17" sept., p. 364. — NiEREMBERG, Yaroucs Hust., t. 2, p. 704. — Tanner, Societ. Jes. Apostol. imitât., p. 532. — Santagata, Istor. délia Proviiic. di NapoL, t. 3, p. 76, 83, 125, 158, 463. — Riio, Varix virtut. Histor., p. 50, 157, 169, 628, etc. — Feller, Dictionnaire histor., t. 1, p. 424. — Biogr. univers. — Crétineau-Joly, Histoire de la Compagnie de Je'sus, t. 2, ch. 5, p. 247; t. 3, ch. 1, p. 9; ch. 2, p. 101 ; ch. 8, p. 374; t. 4, ch. 4, p. 225. — Coude RC, Vie du Ve'ne'rable Cardinal Bellarmin.

* Le dix-septième jour de septembre de l'an 1661, mourut à Palerme le P. François Piazza, l'apôtre des prisonniers de cette grande ville, pendant près de quarante ans. Jeune encore, il s'était,

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