‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 212 sur 362 · II NOVEMBRE. I'. CLAUDE SERIPANDI · texte numérisé non relu

II NOVEMBRE. I'. CLAUDE SERIPANDI

sermon du P. Saliceto sur la charité fraternelle, cent cinquante prisonniers pour dettes lurent d'un seul couj) rendus à la liberté, grâce aux aumônes de ses auditeurs. Le P. Saliceto mourut à lag-e de cinquante-sept ans ; il en avait i)assé trente dans la Compagnie.

ScHiNOSi, htor. délia Provinc. di Napoli, t. 2, p. <)8 et siiiv. — San- TAGATA, htor. délia Provinc. di Napoli, t. :{, p. 'M -2 et suiv. — Aguileiia, htor. Provinc. Sicul., t. i, p. 444.

Le second jour de novembre de l'an 1G22, mourut à Naples, en grande réputation de .sainteté, le P. Claude Seripandi, célèbre par l'héroïque générosité qu'il déploya dès son entrée dans la Compagnie. Il appartenait à la première noblesse de Naples. Son père était seigneur de plusieurs fiefs riches et importants dans la Pouille et dans les Abruzzes ; Claude, par son droit d'aînesse, devait en hériter un jour. Mais à l'âge de quatorze ans, il se sentit appelé par Notre-Seigneur à se dépouiller de tout pour le suivre. Le P. Louis Maselli, Provincial de Naples, ne crut pas pouvoir le recevoir au noviciat, s'il n'obtenait d'abord le consentement de son père et de sa mère. On peut dire que ce généreux enfant acheta au prix d'un vrai martyre la grâce de sa vocation.

Après avoir épuisé toutes les séductions et les prières, ses parents, changeant leur tendresse en fureur, l'enfermèrent dans une étroite prison, où il fut meurtri de coups, foulé aux pieds, laissé presque nu au fort de l'hiver, sans lit, sans lumière, souvent .sans nourriture, et menacé enfin d'une lente mort, s'il ne renonçait a

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l'idée de vivre dans la Compagnie. Mais bien loin de se laisser vaincre, ou même affaiblir par ces mauvais traitements, l'intrépide captif remerciait Notre-Seig-neur de l'avoir jugé digne de souffrir pour une si sainte cause. Son plus jeune frère eut pitié de lui, et l'aida à prendre la fuite ; Claude Seripandi courut se réfugier au noviciat, où grâce à l'intervention de l'archevêque de Naples, il fut admis. La douceur qu'il avait trouvée dans la croix, la lui rendit toujours chère et aimable. Parmi les succès éclatants dont ses études, son enseignement et ses travaux apostoliques furent partout couronnés jusqu'à sa mort, il eut la réputation d'un homme souverainement ennemi de lui-même et crucifié sans réserve avec Jésus-Christ. Le P. Seripandi mourut à l'âge de cinquante-quatre ans ; il en avait passé quarante dans la Compagnie.

CouDAuv, Histor. Societ. Jesu, part. 6" , liù. 7, n. 26, p. 352. — San- TAGATA, Istor. clclla Provinc. di Napoli, t. 4. p. 222 et suiv. — Litterse atin. Societ., anno 1582, p. 37.

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