‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 220 sur 362 · VIII NOVEMBRE · texte numérisé non relu

VIII NOVEMBRE

Le huitième jour de novembre de l'an 1612, mourut au Collège Romain le P. Bernardin Piccino, dont la pierre sépulcrale, par ordre du Père Général Claude Aquaviva, fut honorée de cette inscription : <L Bernardinus Piccinus^ vir insignis liumilitate ; Bernardin Piccino, homme d'une humilité insigne ». Né à Lecce, dans le royaume de Naples, il avait eu pour confesseur, dès l'àge de douze à treize ans, le Vén. P. Bernardin Realino, qui lui apprit doucement à se vaincre lui-même pour l'amour de Dieu. Il en vint rapidement à se considérer comme le dernier de tous les hommes, et n'avait pas de plus sincère désir que d'être traité comme tel, et par les étrangers, et par ses frères, et môme par Dieu. Aussi mettait-il toute sa joie, non seulement dans le mépris et le dénuement, mais encore dans les maladies et les désolations les plus crucifiantes, dont il se croyait uniquement digne. Reçu à l'âge de vingt ans parmi les novices de Messine, il profita de très violentes douleurs de tête pour demander à passer sa vie dans les offices de nos Frères Coadjuteurs, et il y demeura près de quatre ans avant de prononcer ses premiers vœux. Il fallut un ordre des supérieurs pour l'obliger à étudier la théologie, et à recevoir le sacerdoce. Plus d'une fois, au collège de Païenne, il demanda comme une

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