‹ Ménologe de la Compagnie de Jésus (volume 4)Chapitre 222 sur 362 · VIII NOVEMBRE. — F. BENOIT DE BERNARDINI · texte numérisé non relu

VIII NOVEMBRE. — F. BENOIT DE BERNARDINI

de sa sanctification. Il paraissait insatiable de travail, d'humilité, de prière, de mortifications. La moindre faute lui faisait horreur ; on sut de son confesseur qu'il n'avait jamais perdu l'innocence baptismale, ni commis un seul péché véniel de propos délibéré pendant toute sa vie religieuse. Aussi les plus douces consolations remplissaient son âme ; quand il assistait au saint sacrifice ou faisait la sainte communion, on le voyait presque toujours le visage baigné de larmes.

Ses pénitences semblaient excessives ; le Père Provincial de Rome essaya de les modérer ; mais le bon Frère assura qu'il les avait toutes soumises au Père Général et qu'elles avaient été approuvées. (( C'est vrai, répondit le P. Mutins Vitelleschi, laissonsle suivre l'esprit de Dieu ». La peste qui se déchaîna sur Rome en 1657, après avoir désolé Naples l'année précédente, fournit au F. Benoît di Bernardini une occasion précieuse de mettre le couronnement à cette vie de perpétuelle immolation, de travail et de prière ; il l'accueillit avec un saint enthousiasme ; il était tout hors de lui, comme il l'avouait à son confesseur, à cette pensée qu'il pourrait exposer et donner sa vie au service de son prochain. Cette héroïque ambition fut satisfaite. Après avoir rempli tous les devoirs de la charité, le F. di Bernardini expira joyeusement dans la cinquante-deuxième année de son âge et la vingtneuvième depuis son entrée dans la Compagnie.

Alegambe, Heroes et vicdinx charitatis, p. 548. — Patrignani, Menolog., 8 noi)., p. 50.

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