XXVI NOVEMBRE. — F'. NOËL CORAZZA
(leur lie son àme et la vigueur de son intelligence. Les écrits qu'il a laissés sont un témoignage de son zèle, de ses talents et de sa vaste connaissance des ouvrages des Saints Pères et des plus célèbres écrivains de l'antiquité. Il mourut dans la maison du noviciat de Saint-André, à l'ùge de quatre-vingt-un ans, dont il avait passé soixante-cinq dans la Compagnie.
P.VTRIGNANI, Menol., 26 nov., p. 189. — Drews, Fastî Societ. Jesu, 26» nov.. p. 464. — Sommeuvogel, Biblioth.^ t. 5, p. 1884. — Menolog. Roman., édit. Roma, 1840, 26 nov., p. 156. — Guidée, Mcnol., 26 nov., p. 377. — Menologiuin, Tyrnavia\ 1730, 26* nov., p. 183. — Créti- NEAU-JoLY, Histoire de la Compagnie de Je'sus, t. 4, ch. 2, p. 85, 98 ; c/i. 5, p. 362. — Il ritratto céleste del P. Gio-Paolo Oliva., Preposito Générale d. C. d. G. nelle sue virtii eroiche., Predica istorica delta nella solenne memoria délia morte nel Collegio Romano d. C. d. G. a Padri e Religiosi délia medesima Compagnia, da Giuseppe Agnelli, il giorno di S. Giovanni Grisostomo, l'anno 1682.
* Le vingt-sixième jour de novembre de l'an 1747, mourut au collège de Padoue le F. Noël Corazza, Coadjuteur temporel, très digne, écrivait son supérieur, d'être proposé pour modèle à tous nos Frères ; car il réunissait dans un degré éminent les deux vertus qui forment le caractère propre .d'un Frère Coadjuteur, l'amour du travail et l'humilité. Il passa près de quarante ans au collège de Padoue, constamment occupé dans les emplois les plus pénibles sans jamais faire entendre une parole de plainte, ni demander à être déchargé. Si épuisé qu'il fût, on le trouvait toujours
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prêt, dès qu'il avait un moment de loisir, à accepter quelque fatigue nouvelle ou à rendre service à ses frères. Les jours de dimanche et de fête, son unique repos était de passer en prière au pied du saint Sacrement toutes les heures dont il pouvait disposer; c'était encore son bonheur ces mêmes jours, par charité autant que par dévotion, de servir le plus grand nombre de messes possible. Cet excellent Frère, tout à Dieu et tout au prochain, n'avait que mépris pour lui-même. Il se considérait en toute sincérité comme le religieux le plus inutile et le plus indigne d'égards ; les attentions de ses supérieurs, dans ses maladies ou ses grandes fatigues, le remplissaient de confusion, en même temps que de reconnaissance. Cette humilité éclatait partout : dans le respect qu'il portait, selon sa règle, aux prêtres et aux scolastiques ; dans la pauvreté de sa cellule et de ses vêtements ; dans l'attitude modeste avec laquelle il recevait les ordres de l'obéissance, et la promptitude joyeuse avec laquelle il les accomplissait ; enfin dans l'accueil même qu'il faisait aux pauvres, en qui il vénérait l'image vivante de Jésus-Christ.
Riche des mérites de sa longue vie, le F. Corazza remit paisiblement son âme à Dieu, au moment même où l'on terminait auprès de sa couche les prières des agonisants. Il était Agé de quatre-vingt-un ans, et en avait passé quarante-neuf dans la Compagnie.
Lettre circulaire du P. Cesare Martinengo, pour annoncer la mort du F. Noël Corazza « Padova, 27 novembre 1747 ( Archiv. Rom. ).